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mercredi 16 mai 2012

PS : I love NY. Episode 6 : parlons peu, parlons bouffe, les adresses

Suite et fin de mon carnet d'adresse new-yorkais.

Nous disions donc, à NY, tu peux, tu dois :

Déposer un cierge au temple de la gastronomie italienne (et prier pour qu'un jour, nous pauvres parisiens, ayons notre lieu de culte)

Eataly. La première fois que j'y ai mis les pieds, j'ai ressenti la même chose que quand on m'a emmenée chez Mickey quand j'avais 8 ans et que la boîte de mon paternel avait privatisé le parc. Un espace de 4 600 m² dédié à la gastronomie italienne, 7 restaurants, des stands et des boutiques à n'en plus finir, des produits de top qualité qu'on peut manger sur place ou emporter. Si vous avez 20 millions d'euros à dépenser, je suis chill pour en ouvrir un à Paname. Y'a un beer garden qui propose une carte de tapas sur le roof que j'ai pas eu le temps d'explorer, I'm definitely going back soon.

Ma reco : un plateau de charcuterie et une mozza maison avec un prosecco sur les tables de marbre du resto du centre (La Piazza), une glace à la noisette à la Gelateria de l'entrée pour la touche sucrée. Un panini pour le jour où y'aura trop de queue au Shake Shack (c'est à côté).

Assiette mozza+prosciutto 14$, 1/2 douzaine d'huîtres (on n'a jamais assez d'occasions de manger des huîtres) 18$, verre de prosecco 9$, http://eatalyny.com/


On est pas bien là, à la fraîche, décontracté du gland

Je sais pas toi, mais moi, les beaux légumes, ça m'émeut


Explorer le sens propre de l'expression "lèche-vitrine"

Chelsea Market. Un marché couvert qui regroupe des boutiques de matos, des épiceries fines, une librairie spécialisée et des tas de petits restos. Super sympa pour se faire une pause shopping et en profiter pour prendre de quoi pic-niquer à la High Line. Et on n'oublie pas de faire un tout chez Antropologie pour se ramener de la vaisselle sympa.

Ma reco : une bruschetta de l'épicerie italienne du centre, un brownie de chez Fat Witch, des sushis ou une clam chowder at The Lobster Place (poissonnerie proprement hallucinante).

http://chelseamarket.com/, http://www.anthropologie.eu/europe/page/home

Le sushi qu'il est fait devant toi par un VRAI japonais (qui vit à Manhattan depuis toujours et qui t'emmerde)




Soigner ton overdose de Cosmo en allant bruncher (ou aggraver ton cas en arrosant tout ça de mimosa)

Grey Dog. Plusieurs restos dans NY. Ambiance coffeehouse très à la cool, serveurs lookés à mort, petit déj et plats pantagruéliques et bon marché.

Ma reco : bagel saumon cream cheese, pancake, granola maison, mais tout à l'air bon!

http://www.thegreydog.com, plats 9-12$.

Après le repas, Julie explosait dans son top liberty

Ceci n'est pas un granola


Clinton Street Baking Company. Les meilleurs blueberry pancakes de NY, I mean it! Ok, il faut faire la queue parce que c'est minus, mais franchement, ça vaut le coup.

Ma reco : les blueberry pancakes! Bon, tu peux aussi essayer ceux à la banane, je suis pas Mussolini.

http://www.clintonstreetbaking.com/

Oui, tu ne te trompes pas, dans la coupelle, c'est du beurre fondu


Café Mogador. Un resto d'inspiration marocano-libanais (je sais pas trop beaucoup si ça se dit). C'est the place to be pour se faire un tagine ou un mezzé, ambiance fashion (on a croisé Alexa Cheung!), assiette au top et pas overpriced compte-tenu de la qualité. Et pour un ptit déj, hyper chouette aussi, ça change des american breakfast. Un à East Village et un à Williamsburgh.

Ma reco : Middle Eastern Eggs (oeufs pochés avec hummus, taboulé et pain pita, les oeufs bénédicte n'ont qu'à bien se tenir) avec un thé à la menthe. 

http://cafemogador.com/, 9$ les oeufs (any style), 16$ le tagine, 5$ le tapas (hummus, aubergines...).

Et ben ça, c'est meilleur que les oeufs bénédicte, no offense.



Bu un Cosmo/Passé une soirée sur un rooftop/Joué au beerpong

N'oublions pas que picoler local, c'est aussi un bon moyen de découvrir une culture, donc on ne lésine pas sur l'ouverture d'esprit. Et puis NY, c'est quand même la ville qui ne dort jamais, donc se coucher à minuit serait faire preuve d'un manque d'adaptation tout à fait déplacé.

Bon, je vais pas être d'une grande utilité, parce que majoritairement, je ne me souviens plus du nom des bars. Shame on me. Je crois que le beer pong c'était près de NYU (t'es bien avancé) et sinon...

Le 230. Oui, ça fait un peu touriste, mais c'est à faire. Moi, ce roof top de dingue avec cette vue, ce côté un peu démesuré ça m'a rappelé Shanghaï. Mais non, c'est bien NY, la preuve on sirotte des cosmos et ça se joue à coups de dollars.

On ne le dira jamais assez, mais le cosmo c'est TRAITRE




jeudi 10 mai 2012

PS : I love NY. Episode 5 : Parlons peu, parlons bouffe, les adresses.

Chose promise chose due, voici une première partie de ma liste d'adresses bouffe à NY. Vous pouvez tous remercier mon colloc, qui y part la semaine prochaine et a pris la télécommande en otage pour que je m'y mette. Un ptit déj sans BFM TV, ça m'a vite décidée.
Un truc super marrant à NY, c'est l'attrait du superlatif. Les gens t'emmènent toujours dans le bar le plus stylé, le rooftop avec la meilleure vue sur Manhattan, te font goûter le meilleur burger de la ville, le best cheesecake ever, le meilleur Cosmo. Bref, on pourrait débattre des heures pour savoir si c'est vraiment mérité. Mais je crois que les débats, on en a tous ras-la-casquette. Donc je vous donne mes adresses (qui sont partagées par beaucoup de gens), parce que en toute honnêteté, j'ai trouvé que c'était de la bombe. Et puis, you know, à toi de te faire ta propre opinion.

A NY, tu peux, tu dois :

Manger un vrai bon burger (au moins une fois dans ta vie de sale gaulois bouffeur de MacDo)

Le Shake Shack. Oui, c'est une chaîne de fast food et oui, ce sont de vrais bons burgers faits avec de bons ingrédients et tout plein d'amour (et de marketing). Du burger bien moelleux avec un vrai steack, une sauce inimitable, des frites au top. Et puis, c'est presque un rituel : tu fais la queue, tu commandes, on te donne un biper et ça vibre quand c'est prêt. Le grand classique, c'est celui de Madison Square Park, ça a été le premier à ouvrir, donc c'est un peu mythique et puis dehors, c'est quand même plus sympa. Après, si tu veux éviter la queue, il y en a d'autres.

Ma reco : le Shack Burger (le classique de la maison, imagine un Big Mac en bon), frites "cheese on the side" (pourquoi parce que la sauce fromage, ça ramollit les frites, mais comme c'est bon, ce serait con de s'en priver).

Shake Shack, 10-12$ pour un burger-frites-soda.

Le truc que tu vas fixer fièvreusement pendant de longues minutes

Le Graal, si déjà tu tiens le temps de prendre une photo, c'est pas mal.


Te goinfrer de pâtisseries hyper-caloriques mais garder la ligne pour rentrer dans ton slim corail

Magnolia Bakery. Oui, c'est LA pâtisserie où Carrie et ses copines vont acheter des gateaux (avant d'aller suer sang et eau à la gym, mais ça personne ne le dit). C'est mimi, c'est girly, c'est sucré, on en mangerait. La seule difficulté, c'est de choisir par quel biais on va stocker du gras. Préférez celui de Bleecker Street, le plus choupi. Si tu ne rentres pas chez toi en jet privé, ça va être difficile d'en rapporter, mais tu peux acheter le livre de recettes dans leurs boutiques (ou sur amazon, si ta valise est pleine suite à une razzia shopping).

Ma reco : j'adorais leur cupcakes (surtout le chocolat et le hummingbird), puis Julie m'a fait goûter le lime cheesecake, puis Alex m'a fait découvrir le banana puding...bref, faites pas vos anorexiques, goûtez les 3. 

Magnolia Bakery, de mémoire 3$ le cupcake, 6$ le gateau individuel.

Là, je me suis un peu sentie comme une Japonaise devant chez Ladurée : puérile, légèrement ridicule mais profondément heureuse.
Le must : dévorer ses cupcakes sur la pelouse de Central Park (un conseil perso : tenez vous loin du terrain de baseball, ça peut faire mal ces choses-là)


Entrer dans le monde fabuleux des deli (que nous on a pas ça en France et que c'est bien dommage, hein Raymond?)

Kat'z Delicatessen. Le déli, c'est tout un concept, on l'a vu la dernière fois. Mais là, c'est un peu le spot mythique. Parce que c'est là qu'a été tournée la fameuse scène de l'orgasme de "Quand Harry rencontre Sally". Parce que leurs sandwichs au pastrami sont tout simplement monstrueux. En bonus, leurs affiches : "Send a salami to your boy in the army", so ricain! Et c'est pas une blague, ils envoient des colis en Afghanistan...

Ma reco : le sandwich au pastrami of course, les bagels ne sont pas en reste, mais attention, ça rigole pas sur le cream cheese.

Kat'z Delicatessen, 205 Houston Street, 16-17$ le sandwich au pastrami.

Je comprends toujours pas le délire salami...whatever.
Pour ta culture cinématographique...

Goûter au homard du Maine (oui ça vaut pas le breton, mais soyons pas chauvins)

Luke's lobster. Moins connu que le burger, le lobster roll (sandwich au homard) figure également au panthéon du patrimoine culinaire américain. Chez Luke's lobster, c'est minus, mais on est prêt à traverser la ville pour goûter à leur spécialité : des morceaux de homard généreux, une sauce relevée mais pas trop, un pain brioché toasté. Allez à celui de East Village, c'est le premier qui a ouvert et puis ben c'est un peu un des quartiers les plus stylés de NY.

Ma reco : le lobster roll (vous pouvez en avoir aux crevettes ou au crabe, mais ce serait pêcher).

Luke's lobster, 15$ le lobster roll, 17 avec chips + soda (mais franchement du coca avec du homard? see what I mean?).

Comment le type dessine trop bien les phares, j'suis bluffée.
Ce jour-là, on avait fait une manucure #materialgirls

La suite ce WE, si vous êtes sages.

dimanche 29 avril 2012

PS : I love NY. Episode 4 : parlons peu, parlons bouffe

On ne le dira jamais assez, NY est une ville hallucinante niveau bouffe. Parce que on peut manger de tout, n'importe où et n'importe quand.

On mange quoi?

Bien sûr des trucs typiquement ricains : burger, fried chicken, cupcake, pancake, cheesecake...Alors oui, un bon burger, c'est toujours la folie. Mais au final, ce qui est aussi sympa à NY, c'est la variété de la world food. Indien, italien, japonais, chinois et j'en passe, on trouve de tout. Le seul truc à éviter c'est de manger français, mais bon ça, on peut vivre une semaine sans une entrecôte-frites, non?

Le ricain ne mange pas que des burgers. Mais quand il le fait, ça envoie du steak.
On mange où et quand?

Partout tout le temps. Ca c'est quand même sacrément appréciable. Entre les restos, la street food, les deli, y'a toujours de trouver un truc à manger. A Paris, on a tous connu la quête du resto à 4h du mat ou tout simplement un dimanche soir, du coup ça fait plaisir de pas avoir à y penser surtout quand t'es en vacances et que t'as pas d'horaires.

Combien ça coûte?

La question classique c'est "est-ce que c'est moins cher qu'en France?". Et ben, ça dépend.

Junk food et street food
A 1$ la slice de pizza ou le hot dog, on peut effectivement se nourrir pour pas grand chose (c'est parfois salutaire à 2h du mat). Evidemment, les grosses enseignes type Mac Do, KFC, Starbucks & co, sont clairement meilleur marché. Grosso modo, si on n'a pas peur pour sa santé et qu'on cherche de quoi se remettre un lendemain de cuite, on peut manger en quantités industrielles pour 5$ (soit 3,8€).
Le ricain ne connaît pas le concept du "on ne mange pas entre les repas"

Les restos
Le truc qui trompe un peu, c'est que les prix sont indiqués hors service. Le pourboire (tips), n'est donc pas facultatif puisqu'il s'agit de la principale rémunération du serveur. En moyenne, il est correct de tiper à 18%, plus si vous êtes satisfaits. Niveau boissons, l'alcool n'est pas très bon marché, surtout le vin dont le rapport qualité/prix effrayera tout français qui s'y connaît un peu. En gros, pour un resto sympa (hors boissons alcoolisées), vous pouvez largement vous en tirer pour 20-25$ (15-20€) et si vous voulez vraiment vous faire plaisir vous trouverez des trucs très chouettes à 40-45$ (30-35€). En gros, c'est plutôt le taux de change qui fait que c'est intéressant. J'ai l'impression que ce qui leur coûte cher, c'est la matière première de qualité. Dès que c'est européen ou un peu healthy (genre bio et compagnie), c'est loin d'être donné.
Le ricain a inventé le blueberry pancake et pour ça, on ne peut que lui être éternellement reconnaissant.
Les deli
La bonne alternative. Les delicatessen ce sont ces petites échopes mi-traiteur mi-épicerie fine importées par les juifs d'Europe de l'Est. Du coup on y retrouve de la cuisine traditionnelle de ces pays, retransformée à la sauce US au fil du temps. Le bon plan pour se faire un bagel ou une bonne salade pour 6-7$ (4,5-5,5€), prendre son ptit déj le matin et acheter des trucs sympa à grignoter.

dimanche 22 avril 2012

PS : I love NY. Episode 3 : NY en clics et et musique

Moi j'adore les chansons de vacances. Pas les tubes de l'été, non tu sais LA chanson que tu écoutes en boucle en vacances entre potes et qui devient LA chanson des vacances en Provence chez Elo, du WE à Lisbonne, des vacances de Pâques 2009...bref. Et à chaque fois que cette chanson passe en soirée, tu cherches tes potes du regard et tu hurles : "Ahhhhhh! Mais c'est la chanson des vacances!!!!!!". Tu as conscience que c'est excessivement énervant, mais peu importe. Et quand tu es seul dans le métro, et que tu entends les premières notes de LA chanson, tu peux pas t'empêcher de sourire niaisement. Et ça aussi, ça énerve les gens, mais t'inquiète pas, sourire dans le métro, c'est encore légal.

Bon de ce point de vue-là, NY a été un semi-échec. On est bien rentré avec une chanson, mais rien à voir avec NY. Et pourtant, on aurait eu l'embarras du choix...

NY en trois chansons

Vous l'avez tous eu dans les oreilles. Ce qui est marrant c'est que tout le monde connaît le refrain, mais arrivé au couplet, c'est du yaourt. Empire State of Mind, Alicia Keys and Jay-Z :


Plus classique, un bon des hit des soirées rallyes. Téléphone, NY avec toi : 


Et puis, ben, back to basics : Franck Sinatra, New York New York :



NY en deux clics


Paris vs New York : un très chouette blog où le graphiste Vahram Muratyan livre aux travers de dessins rigolos sa vision de la guéguerre Paris-NY. CDG vs JFK, macaron vs cupcake, bobo vs hipster, c'est toujours très bien vu. Si vous êtes fan, vous pouvez vous procurez le livre ou les repro (sur le blog), chouette idée de cadeau pour un pote inconditionnel de la Grosse Pomme de retour dans la Ville Lumière.


DelicatesseNY : un super blog en français avec tout plein de bonnes adresses de bouffe dedans. En plus, les photos sont canons.

Et dire que j'ai même pas mangé de sandwich au pastrami...I feel terrible
Dans les épisodes précédents :
Episode 2 : NY sur écran
Episode 1 : NY en bouquin

Et promis, la prochaine fois, on parle de choses sérieuses : la bouffe.

jeudi 12 avril 2012

PS : I love NY. Episode 2 : NY sur écran

Pour ceux qui n'ont pas suivi, on poursuit cette petite série choses à voir, à lire, à écouter sur NY avec l'épisode 2 :

NY en 3 films...et 1 série

Bon, je ne te parle pas de Gossip Girl, Sex & the City et Le Diable s'habille en Prada. Je ne crache pas dans la soupe, je les ai tous vus. Oui, NY c'est aussi les filles sublimes hyper lookées qui foncent se faire manucurer avant chaque date, mais est-ce que c'est la partie la plus intéressante de cette ville ? Pas sûr.
En revanche, je te conseille :

Whatever Works de Woody Allen

Parce que Woody Allen revient à ses premiers amours : NY, cet humour grinçant qui fait sa signature, ses personnages hyper caricaturaux. L'histoire de ce vieux type accariatre qui se retrouve à héberger une jeune provinciale aussi bombesque que paumée est d'un cynisme jouissif.

Ouais t'as bien vu, y'a Scarlett Johansonn dedans

Breakfast at Tiffany's de Blake Edwards

Pour son côté rétro, son esthétisme et Audrey Hepburn bien sûr! Truman Capote, l'auteur de la nouvelle s'est plaint du choix d'Audrey Hepburn, car il pensait plutôt à Marylin Monroe en écrivant son oeuvre. Pas très très sympa Truman parce que au final, la petite Audrey fut pour beaucoup dans le succès du film.
Oui, avant de devenir le poster le plus vendu chez Ikéa, cette photo est issue du film
Shame

Bon, j'ai un peu hésité parce que c'est un film pas vraiment évident. Ouais, ça parle d'addiction sexuelle, un peu d'inceste aussi, pas le film à aller voir entre célibataires un vendredi soir quoi (ça arrive aux meilleurs d'entre nous). Sans en dire trop, j'aime cette idée de présenter NY dans tous ses excès. Pour le héros, Michael Fassbender (qui certes, tombe le bas mais livre également une impressionnante performance d'acteur), la ville devient un terrain de chasse et en même temps un piège plein de tentations. Et puis il y a cette scène superbe où Carrey Mulligan chante New York-New York accompagnée au piano, des sanglots plein la voix, superbe.



Mad Men

Comme quoi, le mainstream, ça peut avoir du bon! Si jamais vous avez vécu sur une île déserte ces dernières années et que vous ne connaissez pas cette série retraçant les tribulations de publicitaires new-yorkais dans les années 1960, foncez! Un esthétisme incroyable, des costumes et des décors extra, des acteurs au top, un tableau sans concession sur l'Amérique matérialiste, macho et puritaine. Bref, de la forme ET du fond (avec du Donald Draper dedans).

Les femmes à la maison et les hommes au bureau, vous inquiétez pas, ça va pas durer.

lundi 9 avril 2012

PS : I love NY. Episode 1 : NY en bouquin

En fait je triche, j'ai écrit ce billet la semaine dernière pour que tu te sentes pas seul quand je serais à NY. Donc à l'heure où tu lis ces lignes, petit lecteur adoré, je suis probablement entre d'essayer de manger un cupcake de chez Magnolia sans me mettre du toping chocolat sur le nez, ou de flâner au MoMA avec un air super inspiré ou de faire mon footing à Central Park (oui, j'ai mis mes running dans ma valise, j'y crois) ou plus probablement de vider mon troisième Cosmo, mais ça it's a secret I'll never tell.

Bref, je vais pas te donner tout de suite maintenant ma liste de bonnes adresses restos, bars, shopping, ce serait pas drôle. Non, je vais te faire une liste de trucs à lire, à voir, à écouter, histoire que tu puisses voyager intérieurement avant que je te bombarde de photos et d'infos pratiques façon guide du Routard en mieux.

Et aujourd'hui, on va commencer par les bouquins!



Trois auteurs pour découvrir New-York...

Douglas Kennedy, l'auteur chouchou des français

Un de mes auteurs américains favoris. Son style est extrêmement accessible, ses histoires et ses personnages sonnent toujours juste. C'est le plus français des écrivains américains, il faut dire que ses livres offrent une vision très critique de l'Amérique puritaine, forcément plus appréciée des frenchies que de ses compatriotes. Tous ses livres méritent d'être lus, mais puisqu'ici il s'agit de NY, je vous conseille :

L'homme qui voulait vivre sa vie : un riche avocat new-yorkais, marié, 2 enfants, sans histoires, dont l'existence va basculer du jour au lendemain. Un de mes préférés!

La poursuite du bonheur : ça commence par une banale histoire d'amour, celle de Sara et Jack, issus de l'intellingenstia new-yorkaise et ça se poursuit par une critique acerbe de l'Amérique des années 1950. Là encore, j'ai beaucoup aimé : la force de Kennedy c'est sa capacité à raconter une histoire, tenir le lecteur en haleine tout en distillant sa réflexion sur des thèmes profonds tout au long du récit.


Paul Auster, l'enfant de Brooklyn

Bon alors là, on passe un niveau au dessus en terme de style littéraire, mais pas de panique, ça reste facile à lire. Paul Auster est un des auteurs emblématiques de NY, qu'il utilise non pas comme toile de fond mais comme personnage à part entière de ses romans.

Trilogie new-yorkaise : ambiance polar pour ces trois nouvelles qui ont consacré Paul Auster. Il utilise NY comme un terrain de jeu, un dédale où il se plaît à perdre ses personnages.

Brooklyn Follies : j'ai préféré ce roman plus intimiste où l'auteur prend le quartier où il a grandit comme décor d'un beau récit sur la famille et la solitude.


Jack Kerouac, l'icône beatnik

Avec son roman, Kerouac fut sans le vouloir, le chef de file de la "beat generation", mouvement artistique et littéraire des années 1950-60, précurseur de l'idéologie hippie.

Sur la Route : La beat generation, c'est avant tout une bande de potes (Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs, Neal Cassady), qui rejettant les codes de l'Amérique puritaine, se lancent sur la route dans un tourbillon de musique, de femmes, d'hommes, d'alcool, de drogue et d'écriture. Sur la Route est le récit de leur voyage raconté par Kerouac. Cette oeuvre est mythique à plusieurs titres. D'abord parce qu'elle a été écrite en trois semaines à la main, sans ponctuation, sur un seul rouleau de papier. Ensuite parce qu'elle livre un témoignage sans concessions de ce qu'à pu être l'existence des beatniks, ces "clochards célestes" dont la pensée à révolutionné l'Amérique.

Ca ne parle pas vraiment de NY, puisque la fine équipe ne fait qu'y passer, mais pour moi, c'est un roman essentiel à la compréhension de la culture américaine. Et je trouve que ce road trip sur fond de quête de sens a quelque chose d'incroyablement actuel. Bref, je vous conseille la version originale, publiée chez Gallimard.

Il était pas qu'un peu beau gosse le Kerouac...