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jeudi 20 mars 2014

La salade Waldorf, un grand classique de l'hôtellerie à ma sauce

Avant mon métier, c'était de fabriquer du maquillage, maintenant je fabrique des hôtels. Je crache pas dans le fond de teint, bosser dans de superbes bureaux avec moquette gris perle dans le 8ème, être couverte de chouettes cadeaux en nature et avoir une cantine qui fait du taboulé de quinoa, ça avait ses petits avantages. Le truc un peu étrange, c'est qu'au final, en dehors des chiffres sur mon ordi et de la fierté de voir mon produit en magasin, c'était pas très concret tout ça. C'est pas tant l'industrie du luxe qui m'a déçue, parce que faire de beaux produits qui font un peu rêver les gens, ça me paraît pas plus con qu'autre chose. C'est plus que j'ai eu assez vite le sentiment que mon boulot servait plus à enrichir notre actionnaire majoritaire qu'à changer la vie des gens. Et puis j'ai commencé à bosser dans l'hôtellerie. Au début, on était deux dans un petit bureau. Je me suis retrouvée sur les chantiers, au bout de deux visites, je prévoyais les grosses chaussettes "parce que les bottes de chantier ça commence à 42, hein Mademoiselle!", à la troisième, je me marrais aux blagues salaces. L'hôtel a poussé étage par étage et les équipes de l'hôtel ont pu s'installer entre les peintres et les plâtriers. On s'est fait des premiers apéros sauciflard-pinard tous ensemble au milieu des cartons. On a ouvert, nos premiers clients ont été les voisins d'en face, pas rancuniers après 24 mois de travaux, le bruit et la poussière, Monsieur avait fait la surprise à Madame, trop chou ! Nos partenaires sont venus, certains avec femme et enfants, ils étaient tous hyper fiers d'avoir contribué au projet. La semaine dernière, j'ai fait une présentation à des jeunes dans une école hôtelière qui avait étudié notre marque comme cas d'école. Ils ont posé plein de questions, c'était un très chouette moment. J'ai vu des petites étoiles dans leurs yeux et je me suis dit qu'on faisait un beau métier et que j'avais un sacré bol de me lever le matin pour faire un truc qui me plaît. Tant pis si on en parle pas dans les grandes écoles, un jour tout le monde saura qu'on fait plein de belles choses dans ce métier. A commencer par :

La salade Waldorf (pas celle de Blair, celle du Waldorf-Astoria, mythique hôtel de new-yorkais)



Temps de préparation : 15 minutes

Ingrédients pour 1 belle salade :
1 laitue
2 pommes (granny smith de préférence)
2 avocats
2 branches de céleri
1 belle poignée de noix
1 belle poignée de raisins secs
1 citron
1 oeuf
1 cuillère à soupe de moutarde

Commencer par nettoyer la salade, c'est toujours ça de fait. Emincer le céleri branche en petits cubes (ne pas oublier d'enlever les feuilles!).

Préparer une mayonnaise maison avec le jaune d'oeuf, la moutarde, sel, poivre et huile. Quand la mayonnaise est bien ferme, allonger avec le jus du citron.

Couper la pomme en fins morceaux et l'avocat en lamelles. Disposer la salade, tous les ingrédients puis mélanger avec la sauce.

Le détail qui tue : on peut remplacer le jus de citron par moitié citron moitié orange, plus doux, plus fruité.


mardi 7 août 2012

Mon velouté frais courgettes ricotta basilic ou la grande désillusion du Vélib

J'ai un grave problème avec les transports à Paris : le métro me fait péter un cable, je pige rien au réseau de bus et je tiens beaucoup trop à ma vie pour tenter le scooter. Samedi matin, j'ai eu une révélation : il était grand temps de me mettre au Vélib (quand je dors 12h le vendredi soir, ça a des effets secondaires). J'ai pris direct un abonnement et j'ai motivé ma pote Cha pour qu'on aille au brunch en vélo. On avait prévu 1/2 heure pour faire Villiers - Montparnasse, on était larges. Il faisait beau, sur le papier, c'était une super bonne idée. Sauf que j'avais pas prévu que l'appli serait en panne, qu'en vélo on ne prend pas les sens interdits, que le boulevard Raspail serait tout en montée, que trouver une station aidée de 2 I-Phone et d'un pote en support logistiqie serait une bonne galère, qu'on arriverait transpirantes, rougeaudes et essoufflées. Mais bon, on était quand même super fières, du coup on a voulu réitérer l'expérience au retour. Evidemment, mon pass a buggé, impossible de reprendre un vélo. On est rentrées à pieds et en arrivant on a réalisé qu'on avait mis le même temps qu'à l'aller...Bref, en septembre, je m'achète un poney...

Vélib...

What I think I do
(oui grand amateur de navet télévisuel, tu as bien reconnu Laetitia Casta dans La Bicyclette Bleue)

What my parents think I do
What I really do

Heureusement, y'a des trucs plus gratifiants que le Vélib, comme le velouté de courgettes : rapide, inratable, effet garanti :

Velouté frais courgettes ricotta basilic

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 4 personnes :

- 4 belles courgettes
- 1 pot de ricotta
- quelques brins de basilic frais



Couper grossièrement les courgettes en rondelles.

Les mettre dans une grande casserole ou une cocotte avec une belle pincée de gros sel. Recouvrir d'eau à mi-hauteur (des courgettes hein, pas de la casserole).

Faire cuire à feu vif 10 minutes.

Ajouter 2 belles cuillères à soupe de ricotta, le basilic ciselé. Mixer le tout. Goûter, saler et poivrer.

C'est aussi bon froid que chaud, donc up to you !

mercredi 25 juillet 2012

Ma salade de fruits bourguignonne ou le premier pote qui se marie

Le WE dernier, j'ai eu mon premier mariage de pote en Bourgogne. J'ai toujours eu pas mal d'admiration pour ceux qui sont les premiers : les premiers à se barrer de chez eux, à trouver un job, à emménager ensemble, à se marier (et je parle même pas des gosses, ceux-là je leur offre une caisse de champ' et une autre de Lexomil direct!). Ceux qui sont capables de faire des trucs d'adulte quand tout le monde fait tout pour reculer l'échéance, ceux qui comme les autres ont grave les pétoches mais choisissent d'y aller. J'en attendais pas moins d'Inès, qui a mis direct la barre très très haut.

Pour nous les invités, c'était aussi une première. Comme on voulait pas avoir l'air cons au mariage de la Comtesse, on avait mis le paquet sur l'organisation : tenues impec, chambre d'hôte et taxis bookés, cadeau checké, appareil photo chargés, rouge à lèvres à proximité, doliprane en masse. Ca a été assez magique : Inès, sublime dans sa robe Kate Middleton, a dit oui devant 400 personnes (grosse séquence émotion), on a tranquilement vidé des coupes de champ dans les jardins du château en bitchant sur les tenues des autres nanas, picoré des petits fours  entre deux photos de groupe (y'avait des escargots, ça m'a rendu dingue, en revanche à éviter en phase de séduction), dîné entre les discours, dansé des rocks endiablés sur Partenaire Particulier. Et puis...le naturel a repris le dessus : Xav a renversé du champ sur la mère de la mariée, Piou s'est fait virer manu militari par le papa, Malo a pleuré parce que son pote Nico lui manquait, Michou a craqué sa jaquette, Momo a fini pieds nus pour faire comme les filles qui supportaient plus leurs talons, Clément s'est endormi sous une table et on ne l'a retrouvé que le lendemain. Bref, les mariages c'est un peu comme dans la vie, même si tu prévois tout comme il faut, y'a toujours des trucs qui partent en cacahuète et c'est aussi ça qui fait les bons souvenirs.

Inès, pour compléter notre cadeau, voici une petite recette rien que pour toi. Pour rester dans le thème, c'est une recette bourguignonne. Et puis elle me vient de ma grand-mère, et attention ma grand-mère, c'est 50 ans de mariage et 7 enfants en 8 ans, je ne souhaite pas moins pour toi et Antoine! Avec tout mes voeux de bonheur, voici donc :

La salade de fruits bourguignonne de ma grand-mère

Temps de préparation : 15 minutes (hors cueillette)

- un petit panier de groseilles et de cassis (ou 1 barquette de 250g de chaque)
- 2 cuillères à soupe de sucre
- 1 petit verre d'eau
- 1/2 petit verre de crème de cassis (le secret de ma grand-mère pour que ses petits enfants fassent la sieste)

Nettoyez et équeutez les cassis et les groseilles.

Ajoutez le sucre, l'eau et la crème de cassis, mélangez, c'est prêt!

C'est aussi une bonne idée en cas de tension avec la belle-famille, la crème de cassis généralement, ça met tout le monde d'accord...

Le détail qui tue :
- un peu de menthe fraîche ciselée pour relever
- une boule de glace vanille et de la meringue émiéttée pour un "vacherin express"

mardi 12 juin 2012

Les blinis saumon-chèvre-miel de Lolo où comment le Parc Monceau a détruit ma vision du pic-nique

J'ai toujours adoré le concept du pic-nique. J'ai grandi dans une charmante bourgade dont la seule attraction est un château avec un parc gigantesque et où le pic-nique, c'est aussi sacré que la messe le dimanche. J'ai des super souvenirs de dimanche en famille à siffler des Pom'Potes puis de soirées entre copains à picoler nos premiers panachés. Et puis, comme toute parisienne habitant le 17ème, je suis allée au Parc Monceau...et tout a basculé. La première fois, on est arrivé trop tard, ça a finit en pic-nique dans le salon d'Axelle, sympa mais nettement moins champêtre. La fois d'après, avec Lolo on a mis 2h à tout préparer, on est arrivées 30 minutes avant la fermeture et on avait oublié les aubergines au chèvre. Et la dernière fois avec Julie, c'était presque ça mais le choix du coleslaw plein de mayo s'est avéré hasardeux compte-tenu des 30° ambiants. Alors que mes voisins de pic-nique, je voyais bien qu'ils n'étaient pas passés vite fait au Franprix choper des chips, de la charcut et du rosé. Non, ils avaient prévu le plaid en cachemire et les provisions Monoprix Gourmet, j'attendais le moment où ils allaient sortir du cristal Baccarat de leur panier en osier comme dans la pub Aoste. Ces gens-là n'oublient ni les serviettes ni l'eau, ce sont les blonds du pic-nique. Moi, le seul truc que j'oublie jamais, c'est le tire-bouchon.

Bon, du coup, cette recette n'a rien à voir avec le pic-nique, c'est pas le truc le plus fastoche à emporter, mais c'est ça qu'on a préparé avec Lolo. J'étai pas trop convaincue par son association saumon-chèvre-miel, mais en fait c'était super bon. Bref :

Blinis saumon-chèvre-miel (avec du sel à la truffe c'est encore mieux) 



Temps de préparation : 25 minutes
Pour une dizaine de grands blinis :
- 1 yaourt à la grecque
- 1 pot de yaourt de farine
- 1 oeuf
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 4 tranches de saumon fumé
- 1 barquette de St Morêt ou de Philadelphia
- 1 peu de miel liquide

Mélangez tous les ingrédients dans un récipient. Couvrez et laissez reposer une heure au frigo.

Dans une poele anti-adhésive, formez des petits tas avec la pâte. Séparez les bien, parce que ça s'étalle et le but, c'est pas de faire des crêpes. Quand de petites bulles apparaissent à la surface de la pâte, retournez les blinis à l'aide d'une spatule. Laissez cuire quelques minutes, ils doivent être bien dorés.

Tartinez vos blinis de fromage frais. Ajoutez un trait de miel, puis les tranches de saumon. Et hop, dans le tupperware.

Le détail qui tue : du sel à la truffe ou encore mieux, du miel à la truffe.

Mes collocs et moi-même adressont tous nos remerciements à Labeyrie, qui m'a envoyé tout plein de bons et beaux produits. Du saumon au naturel, du bio, du -25% de sel, bref de quoi faire des blinis et des bagels pour un régiment! Vous pouvez trouver tout plein d'idées recettes sympa sur leur site.

mardi 30 août 2011

Pour en finir avec la courgophobie...Salade croquante de jeunes courgettes, tomates cerises et feta

                                                hjhj 025

Comme le dit ma maman, "tout ce qui est petit est mignon". Et ben c'est tout à fait le cas pour les courgettes, non seulement c'est tout mimi quand c'est petit mais en plus c'est bon. Alors si vous avez un potager ou que vous en trouvez au marché, n'hésitez pas à les manger crues, elles ont une texture croquante très agréable. Et puis cette salade avec ses belles couleurs, c'est une façon de prolonger un peu l'été. Je veux pas jouer les Cassandre mais dans quelques semaines ce sera à nouveau topinambours, potirons et rutabagas, alors si vous voulez stocker de la chlorophylle, c'est maintenant.

Temps de préparation : deux temps trois mouvements !

Pour une belle salade :

- 3 courgettes jeunes
- 2 belles poignées de tomates cerises
- 1/2 bloc de feta (là on m'avait offert un fromage allemand de l'épicerie russe près de chez moi, trop bon! Mais la feta, ça le fait aussi)
- huile d'olive

Lavez les courgettes et otez le pédoncule. Coupez les en fines tranches.
Ajoutez les tomates cerises entières et la feta émiettée.
Salez, poivrez, arrosez d'un filet d'huile d'olive.

Le détail qui tue : utilisez une huile d'olive bien fruitée. Vous pouvez aussi ajouter un trait de jus de citron.

                                              hjhj 028

vendredi 26 août 2011

Pour en finir avec la courgophobie...Soupe légère de courgettes, ravioles dorées et copeaux de parmesan

                                                skjk 017

La courgette et les courges sont la hantise de pas mal de monde. C'est vrai qu'une courgette trop grosse, ça a un petit goût amère assez désagréable. Et une courge à l'inverse ça a souvent pas trop de goût. Dans le potager grand-parental, c'est un des trucs qui réussit à tous les coups. Et quand on voyait mon grand-père remettre fièrement une courge de 7 kilos à ma mère, avec mes frères et soeurs on échangeait des regards inquiets : "Punaise, on est partis pour trois semaines de gratin courge-béchamelle, dégueu...", "Et tu vas voir qu'après il va lui refiler un fat potiron et qu'on va en bouffer jusqu'à Noël", "C'est pas humain, demain j'appelle enfance maltraitée". Ok, on était des sales gosses, on aurait du remercier le ciel d'être nourris avec des fruits et légumes du jardin et pas des nuggets sortis du congèlo. Mais partant du principe qu'aucun légume n'est fondamentalement mauvais et inutile, c'est vrai qu'il devait y avoir un petit manque de créativité côté cuisine.

Deux techniques pour lutter contrer la courgophobie :

Pour les courgettes : je les choisis petites. Quand elles sont mini, je les mange crues en salade, topissime, sinon je les associe à d'autres légumes (ratatouille, tian) ou je les fais rôtir et confire dans l'huile d'olive. En gros, j'évite de les faire vapeur toutes seules, ça ne leur rendrait pas justice.

Pour les courges : ça rend de l'eau et ça n'a pas trop de goût, donc je laisse tomber les gratins et je les prépare en soupe. J'évite d'ajouter de la crème et du gras en espérant apporter un peu de saveur, mais je l'associe à du fromage.

Voici donc une première recette qui utilise l'ingrédient du Cékoiça n°2 : la courgette ronde de Nice. Bravo à Roodkapje sur le blog et à Evelon Nucléon sur la page FB qui ont gagné un livre "10 façon de le préparer" de la collection de l'Epure! Si vous pouviez m'envoyer votre adresse via "Contactez l'auteur", ce serait top.

                                                 skjk 002

Soupe légère de courgettes, ravioles dorées et copeaux de parmesan

Temps de préparation : 30 minutes

Pour 4 personnes :
- 1 courgette ronde de Nice (ou 3-4 courgettes classiques selon leur taille)
- 4 oignons nouveaux (les petits blancs qu'on trouve en botte)
- 2 verres de lait
- 1 morceau de parmesan
- 1 paquet de ravioles de Royan
- beurre, huile d'olive

Emincez les oignons et faites les revenir dans le beurre à feu doux. Salez et laissez cuire jusqu'à ce qu'ils soient bien fondants. Ajoutez le lait.

Coupez la courgette de Nice en deux, retirez le pédoncule et les pépins. Emincez la en gros cubes et faites la cuire dans l'eau bouillante. Quand les morceaux sont cuits, retirez du feu et égouttez.

Pendant ce temps,détachez les ravioles les unes des autres et faites les dorer une minute dans une poele bien chaude avec un peu d'huile d'olive. Réservez sur un papier absorbant.

Mixez les morceaux de courgettes et le mélange lait-oignons. Rectifiez l'assaisonnement et la texture, n'hésitez pas à rajouter un peu de lait si ce n'est pas assez liquide à votre goût.

Versez la soupe dans les bols, ajoutez quelques copeaux de parmesan et répartissez les ravioles.

vendredi 19 août 2011

Je rentre de vacances mais je vous laisse avec Fumiko - Cerises poêlées au miel, glace au fromage blanc

                                               lou 081

La première fois que j'ai goûté de la glace au fromage blanc, c'était en Allemagne chez ma correspondante. Ma corres était le genre de fille très gentille mais pas très expansive. On arrivait pas vraiment à définir si c'était une vraie timide ou si elle n'était pas vraiment intéressée par le monde qui l'entourait. Mais un été en vacances chez mes grands-parents, elle s'est soudainement animée, devenant bavarde et rieuse. Au début, j'ai cru que l'air bourguignon lui convenait mieux mais j'ai fini par comprendre que le charme de mon cousin Raphaël y était certainement pour quelque chose. Ce fut d'ailleurs le dernier été qu'elle passa en notre compagnie. Depuis, chaque glace au fromage blanc me rappelle "Franziska d'Allemagne", comme l'avaient surnommée mes frangins.

Cerises poêlées au miel, crème glacée au fromage blanc et au yuzu de Fumiko

Temps de préparation : 30 min + 15 min si vous avez une sorbetière, 3 heures de repos sinon

Pour 2 personnes :

- 3 poignées de cerises
- 3 c. s. de miel d'acacia
- le jus d'1/4 de citron jaune
- 1 gousse de vanille
- 350 g de fromage blanc à 40% de matière grasse
- 200 mL de lait entier
- 150 mL de crème liquide
- 70 g de sucre en poudre
- 1 c. c. de zeste de yuzu (ou à défaut de citron vert)

Dans un récipient, mélangez le fromage blanc avec le lait, réservez au froid.

Fouettez la crème avec le sucre, puis incorporez au mélange lait-fromage blanc, ajoutez les zestes de yuzu.

Si vous avez une sorbetière, good for you. Sinon, versez le mélange dans un bac et placez-le au congélateur pendant 3 heures minimium.

Rincez les cerises et égouttez.

Fendez en deux la gousse de vanille.

Chauffez le miel dans une sauteuse, quand il fait des bulles, ajoutez les cerises et la vanille. Mélangez délicatement pour que les cerises cuisent de façon uniforme. Au bout de 10 minutes ajoutez le jus de citron, retirez du feu.

Servez encore tiède avec une boule de glace au fromage blanc.

Le truc du chef : saupoudrez la glace d'un peu de poudre de thé vert matcha.

vendredi 12 août 2011

Je rentre de vacances mais je vous laisse avec Fumiko - Fraîcheur de saumon et pommes vertes, crème d'avocat et shiso

                                                lou 068

Ce matin dans le métro, la pimpante blonde à côté de moi m'a regardée en souriant, je l'ai regardée à mon tour, un peu intriguée (en principe quand les gens me sourient dans le métro, c'est soit parce que je suis en train de faire tomber le contenu de mon sac, soit parce que ma robe est coincée dans mon collant) et je me suis rendue compte qu'on lisait le même bouquin, La délicatesse de David Foenkinos, que je te recommande chaudement. Je crois que ça faisait des mois que j'avais pas échangé une phrase (sympathique) avec un de mes congénères du métro. En fait, c'est mon premier été à Paname et je trouve ça pas mal. Je te dis pas que je préfèrerais pas me balader sur les remparts de Saint-Malo, mais ce petit air de village que prend Paris en période estivale, ça me plaît. Paris au mois d'août c'est comme le tartare de saumon de Fumiko : une très bonne surprise, quelque chose d'une apparente simplicité dont on ne découvre la valeur qu'une fois qu'on y a goûté.
Cette recette s'est hissée direct dans mon Top5 parce que : c'est super facile, ça fait de l'effet, l'assaisonnement asiatique, la croquant de la pomme et le côté gourmand de l'avocat donnent une toute autre dimension au tartare de saumon.

Fraîcheur de saumon et pommes vertes, crème d'avocat et shiso par Fumiko

Temps de préparation : 1h

Pour 4 personnes :

- 400 g de chair de saumon très frais
- 1 pomme granny smith
- 3 oignons nouveaux (ou oignons doux des cévennes ou oignons rouges)
- 1 petit concombre (ou 1/2 grand)
- 1 barquette de pousse de shiso (bon, c'est très difficile à trouver, je pense que ce qui s'en rapproche le plus c'est le pourpier, mais après toute autre herbe fraîche peut faire l'affaire : ciboulette, coriandre, persil plat, c'est selon les goûts)
- 1 avocat bien mûr
- 10 cL de crème liquide
- 3 c.s. d'huile d'olive
- 4 brins de cerfeuil
- 1 citron jaune non traité

Pour la vinaigrette :
- 120 mL d'huile d'olive
- 4 c.s. de ponzu (un condiment japonais issu d'un mélange de sauce soja, de jus de yuzu et de vinaigre)
- 2 c.s. de soja

Le truc du chef : avant d'utiliser le saumon, on va le débarasser de l'eau qu'il a stockée et qui peut lui donner une odeur de poisson alors même qu'il est frais. Pour cela, parsemez la chair du saumon de gros sel, filmez et entreposez 15 minutes au frigo. Rincer rapidement à l'eau, essuyez avec du papier absorbant.

Taillez le saumon en petits cubes. Munissez vous d'un bon couteau pour trancher le saumon sans l'écraser. Réservez au frais.

Hâchez les oignons et coupez le concombre en petits dés.

Mixez la pulpe d'avocat en purée avec le jus de citron.

Fouettez la crème en chantilly avec une pincée de sel, puis incorporez la purée d'avocats.

Coupez la pomme en petits dés et mélangez les aux dés de saumon, de concombre et aux oignons hâchés. Ajoutez 3 c.s. d'huile d'olive.

Dressez le tartare à l'aide de cercles, disposez quelques quenelles de purée d'avocats. Parsemez de shiso.

Au moment de servir, arrosez avec 2 c.s. de vinaigrette.

                                              lou 066

mardi 2 août 2011

Je pars en vacances et je vous laisse avec Fumiko : Haricots verts au sésame

                                             lou 057

La cuisine de Fumiko est assez éloignée de la cuisine japonaise traditionnelle, mais comme elle sait que les européens épris du Japon sont fanas des plats classiques de cette gastronomie, elle les enseigne bien volontiers. Les haricots verts au sésame sont l'un d'entre eux. J'adore cette façon qu'on les japonais de faire d'un légume tout un plat, pas un simple accompagnement. J'étais déjà fan des épinards et des carottes à l'huile de sésame, mais les haricots verts cuisinés de cette façon, c'était une vraie découverte. J'adore le mélange des haricots verts croquants relevés par le goût de noisette très gourmand du sésame torréfié.

Haricots verts au sésame de Fumiko

Temps de préparation : 25 minutes

Pour 4 personnes :

- 400 g de haricots verts frais
- 6 c.s. de graines de sésame
- 2 c.s. de sauce soja
- 2 c.s. de sucre en poudre

Equeuter les haricots et les faire blanchir dans l'eau bouillante salée. Ils doivent rester craquants. Egoutter, puis réserver.

Mettre les graines de sésame dans une poele sur feur moyen. Bien remuer. Quand elles colorent, retirer du feu.

Ecraser les graines à l'aide d'un mortier. Puis ajouter la sauce soja et le sucre. Si la pâte est trop épaisse on peu rajouter un peu de sauce soja ou un peu d'eau.

Mélangez les haricots et la sauce à la main.

Le truc du chef : pour que les haricots restent bien verts et stopper leur cuisson : les égoutter puis les plonger dans un bain d'eau froide et de glaçons.

Le détail qui tue : on peut remplacer une partie des haricots verts par des fèves fraîches.

                                             lou 045

mardi 28 juin 2011

Sorbet et coulis groseilles-cassis où le blues estival du parisien

Y'a des jours comme ça où on aimerait vivre à la campagne avec des poules. Le jour où tu renverses ta boîte d'oeufs dans le métro, le jour où il fait 37° et que ton voisin de transport en commun ne s'est manifestement pas douché, le premier jour des soldes, le jour où tu croises une petite mamie qui fixe ton décolleté et te jette un "Ca balotte!", le jour où il y a tellement de monde à la gym suédoise que tu as le droit au sauna gratuit en prime, le jour où le serveur t'apporte après 40 minutes d'attente un faux-filet à point avec de la purée alors que t'avais commandé une bavette saignante avec des frites, le jour où tu manques de te faire renverser par un Vélib, le jour où desespérée tu vides ton sac par terre en espérant mettre la main sur ton pass Navigo qui se trouve être tout bonnement dans ta poche de jean. Alors que si j'habitais à la campagne, je me lèverais avec le chant des oiseaux, j'entretiendrais un magnifique potager que Jean-Pierre Coffe m'envierait, je passerais mon temps à faire des confitures, je m'habillerais n'importe comment, j'en aurais rien à secouer de sentir le feu de bois, je me déplacerais à poney, je prendrais le temps. Et là, soit je deviens un écrivain de génie, soit je tourne dépressive-alcoolique sévère. Je vais peut-être me contenter d'attendre que les braves parisiens partent en vacances et me laissent de quoi poser mon plaid au Parc Monceau...

Temps de préparation : 20 minutes (le plus long, c'est la cueillette l'ami!)

- 1 kg de groseilles et cassis (moi j'ai mélangé des groseilles classiques, des groseilles blanches, des groseilles à maqueraux et du cassis)
- du sucre

Rincez les fruits. Les mettre sans les équeuter dans une bassine à confiture ou à défaut, une cocotte ou une grande casserole. Ajoutez un peu d'eau et faites cuire quelques minutes à feu vif. Quand les grains "éclatent", retirez du feu.

Passez le tout au moulin à légumes. Filtrez la purée obtenue pour ne recueillir que le jus.
Dans une casserole, faites chauffer légèrement le jus et ajoutez le sucre. A vous de voir les quantités, on aime plus ou moins sucré.

Avec cette préparation, je fais :

- du coulis. J'en congèle de petites portions que je sors pour accompagner une glace à la vanille ou un fondant au chocolat.
- du sorbet. Je place un saladier dans le congèlo et le lendemain c'est prêt à servir! Pour accompagner une panacotta, c'est top moquette.

                                                                      khj 025

vendredi 17 juin 2011

Compote fraises rhubarbe ou les déboires culinaires maternels

Quand elle s'est mariée, ma mère était une quiche en cuisine. Au point que petite je me souviens avoir mangé essentiellement trois choses : de la purée de carottes, du boudin aux pommes et des oeufs en gelée du traiteur d'en bas. Or dans sa belle-famille, tout le monde avait le niveau pour passer les sélections de Top Chef. Heureusement y'a un truc dans lequel ma mère excellait, c'était la compote et la confiote de rhubarbe. Et ça tombait bien parce que chez mes grands-parents, y'en avait des quantités démentielles. Au début, ma mère était hyper fière et s'attaquait vaillamment aux quinze kilos que ses enfants et neveux avaient ramassés (si toi aussi, tu jouais pendant des heures avec une feuille de rhubarbe en guise de parasol, je compatis). Et puis d'année en année, la lassitude s'est installée. Il faut dire qu'entre temps, elle avait développé ses talents culinaires, alors se cantonner à la rhubarbe...Il n'empêche que chaque été, toute personne qui se rend chez mes grands-parents se fait un devoir de lui rapporter une vingtaine de batons de rhubarbe, qu'elle s'empresse de mettre au congèlo et d'oublier jusqu'à l'année suivante.

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 4 personnes :

- 1 barquette de fraises
- 6 batons de rhubarbe
- sucre ou miel

Coupez grossièrement vos fraises. Faites les cuire à feu moyen avec un grand verre d'eau.
Pendant ce temps, pelez la rhubarbe et débitez là en morceaux.

Ajoutez les rhubarbe et laissez les cuire dans le jus des fraises, elles doivent être bien tendres.

Goûtez, si vous trouvez ça trop acide ajoutez une cuillère de miel ou du sucre. Evitez de trop sucrer si vous n'aimez pas l'acide! Le sucre augmente l'acidité gastrique...Préférez le miel, plus sucrant que le sucre et qui donne une meilleure texture à la compote.

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Le détail qui tue :
  • Utilisez des fraises les plus parfumées possibles (gariguettes, marat des bois, ciflorette), voire même des fraises un peu abîmées, celles qu'on utilise pour la confiture et qui ont plus de goût.
  • Pour un dessert complet, cassez de la meringue sur votre compote et accompagnez d'une boule de glace vanille, lait d'amande ou calisson.
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lundi 30 août 2010

Mes hits de l'été - N°4 : Aubergines grillées

I'm back in the business! Et non pour moi ce n'est pas la rentrée, j'ai pas vraiment eu de vacances, mais je suis de retour en cuisine! Je sais pas ce qui m'a aidé à me remettre en selle, peut-être ma cuisine tellement impeccable qu'on aurait dit qu'elle faisait la tronche, ou bien le fait de plus en pouvoir de manger au resto tout le temps (et là j'ai une pensée pour tous mes potes qui ont signé en audit : les gars, je compatis) et fort probablement le fait d'avoir troqué mes deux collocs mecs contre deux nanas. Le prenez pas mal les gars, mais parfois faut bien dire que pour ce qui est de remplir le frigo (avec autre chose que des bières) et de passer derrière les fourneaux, vous êtes rarement chauds (bouh, la rime facile!). Non mais sérieusement, vous avez déjà vu une colloc de mecs qui se fait des ptits plats? Parce que nous les filles, la perspective d'une soirée saumon en papillote + bouteille de Bourgeuil + Gossip Girl, ça nous met réellement en joie! Alors que j'ai jamais vu des mecs trépigner d'impatience devant l'option ratatouille maison + bière + match de foot. Maintenant j'dis ça, j'dis rien, j'ai peut être tort, n'hésitez pas à démentir l'info! On va vite avoir la réponse, si toutefois j'ai des lecteurs hommes...En dehors de James qui compte pour du beurre.
Donc ma ptite recette goûtée et approuvée par mes collocs, ce sont les aubergines marinées. Deux manières de procéder : j'assume (=j'y vais pas mollo avec l'huile d'olive parce que j'aime ça) ou hypocrite (=juste une cuillère hein?).

Pour un apéro :

- 2 aubergines
- 1 gousse d'ail
+ pour la version j'assume :
- 4 c.s. huile d'olive (choisissez de la bonne came, ce sera meilleur)
- 2 c.s. vinaigre balsamique
- thym
ou pour la version hypocrite :
- 1 c.s. huile d'olive
- 1 orange non traitée

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Préchauffez votre four à 200°.

Coupez les aubergines en tronçons de taille moyenne. Côté chair, tailladez légèrement à l'aide de la pointe d'un couteau (comme sur la galette des rois quand vous voulez faire le dessin en losanges, vous voyez?).

Posez les morceaux sur le grill et laissez cuire 35 minutes.

Pendant ce temps, émincez la gousse d'ail finement.

Dans un bol préparez la marinade avec huile d'olive, balsamique, ail et thym pour la version classique, huile d'olive, ail, jus et zeste de l'orange pour la version light. Salez et poivrez.

Ajoutez les aubergines, mélangez bien et laissez reposer. Vous pouvez les manger comme ça à l'apéro, ou dans une salade, ou un plat de pâte avec de la mozza et des tomates fraîches ou encore les garder au frigo dans un bocal avec un filet d'huile d'olive pour les conserver.

samedi 17 juillet 2010

Mes hits de l'été - N°3 : Milkshake fraise

Je dédie cette recette aux quiches en cuisine, aux handicapés du rouleau à pâtisserie, aux réfractaires du fait maison, aux phobiques de la casserole, aux accros du plat cuisiné. Cette recette est votre recette : impossible à rater, fastoche au possible, effet garanti, satisfait ou remboursé. Le principe est simple : on coupe et on met tout dans le mixeur. Franchement, là, si vous ratez ça, je peux plus faire grand chose pour vous...

Temps de préparation : 15 minutes chrono

Pour 4 personnes :
- 1 barquette de fraise
- 1 banane
- 2 yaourts
- 1 à 2 c.s. sucre
- 1/2 citron

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Rincez et équeutez les fraises. Coupez les grossièrement et mettez dans le bol du mixeur. Idem pour la banane.
Ajoutez les yaourts, le jus du citron et 1 cuillère à soupe de sucre. Mixez le tout. Rajoutez du sucre au besoin. C'est fait, y'a plus qu'à disposer ça joliment. Je vous fais confiance, laissez parler l'artiste qui est en vous. Au passage, je tiens à remercier Lorane, qui a laissé parler son sens de l'esthétique au cours d'une séance shooting du milkshake fraise assez mémorable...Merci aussi à Auguste pour cette soirée caliente!

dimanche 11 juillet 2010

C'est pas pour dire, mais c'est mon cinquantième billet...Je tiens donc à remercier chaleureusement mon école pour avoir créé un master suffisamment ennuyeux pour m'obliger à trouver une nouvelle activité fort prenante. Ma famille pour m'avoir transmis le goût de la bonne chère et une certaine forme d'épicurisme. Et vous tous, petits lecteurs, pour vos commentaires, vos mails et vos encouragements!

C'est pas pour dire, mais c'est mon cinquantième billet...Je tiens donc à remercier chaleureusement mon école pour avoir créé un master suffisamment ennuyeux pour m'obliger à trouver une nouvelle activité fort prenante. Ma famille pour m'avoir transmis le goût de la bonne chère et une certaine forme d'épicurisme. Et vous tous, petits lecteurs, pour vos commentaires, vos mails et vos encouragements!

Pour toi public, voici donc une de mes recettes préférées que je ne fais qu'en été parce a) c'est frais et b) c'est hyper long. A peu près aussi long qu'un Paris-Shanghaï, à peu près aussi complexe que d'expliquer à un chauffeur chinois où vous habitez. C'est aussi un petit clin d'oeil à tous ceux qui m'ont dit : "Ah, tu vas en Chine? Tu vas bouffer plein de nems!". Sauf que les nems et les rouleaux de printemps, c'est vietnamien les mecs.

Temps de préparation : une bonne heure...

Pour 10 pièces :

- 1 paquet de galettes de riz
- 1 paquet de vermicelles transparents
- 2 petits oignons de printemps
- 1 carotte
- des feuilles de laitue
- quelques brins de menthe
- 25 crevettes fraîches
- 1 sauce pour nems

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Pour les produits asiatiques, si vous êtes parisiens, vous pouvez aller rue Sainte Anne, il y a beaucoup d'épiceries asiatiques. Si vous cuisinez souvent asiat, ça vaut le coup. Sinon les grandes surfaces sont généralement bien loties, vous y trouverez des marques (Suzi Wan, La Jonque) mais aussi de plus en plus de marques de distributeurs.

Alors, le gros du boulot c'est de préparer tous les ingrédients.
Emincez les oignons, lavez la salade, épluchez et râpez grossièrement les carottes (vous pouvez aussi les couper en petits morceaux), lavez les feuilles de menthe, décortiquez les crevettes et mettez les vermicelles à tremper dans de l'eau tiède.

Préparez votre plan de travail : posez un torchon propre et humide, disposez vos ingrédients autour ainsi qu'un grand récipient d'eau tiède.

Mettez une galette de riz à tremper dans l'eau tiède, quand elle devient souple (mais pas trop, sinon elle risque de craquer), égouttez-la et posez-la sur le torchon.

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Repliez le premier coin. Disposez la garniture : commencez par la feuille de salade, puis ajoutez un peu de vermicelles, de carottes, d'oignons, de menthe et 2-3 crevettes. Attention à ne pas trop mettre de garniture. Repliez les deux coins. Saisissez la galette par le bas et roulez comme un crêpe au Nutella. C'est prêt! Recommencez jusqu'à ce que vous n'ayez plus d'ingrédients.

Le détail qui tue :
  • N'hésitez pas à "casser" vos crevettes en deux, elles tiendront mieux dans les rouleaux de printemps.

dimanche 4 juillet 2010

Mes hits de l'été - N°1 : Ceviche

En rentrant à Paris, j'ai réalisé que la réussite de mes vacances reposait en grande partie sur...la bouffe. Par exemple, le critère "intérêt du patrimoine gastronomique" pèse grandement dans le choix de la destination. Dans les choix des gens avec qui je pars également. Une semaine avec des potes qui se fichent de ce qu'ils bouffent et fonctionnent au duo pâtes carbo / pâtes bolo? Même pas en peinture! Est-ce que ça tournerait pas légèrement à l'obsession? J'en suis quand même pas à choisir mes amis en fonction de leur intérêt pour la bonne chère? Non? Un ptit peu quand même... C'est officiel, je suis plus atteinte que ce que je pensais. Alors autant que ça serve! Pas question de vous raconter mes vacances (ce qui se passe à Séguret reste à Séguret), mais je suis pas contre l'idée de partager avec vous des recettes réalisées, testées et approuvées par une brochette de neuf nanas aussi expertes en tambouille qu'en étalage de crème solaire.

Alors on commence par une recette que ma copine Momo a ramené de son échange au Pérou : le ceviche (prononcez sévitché).

Tems de préparation : 20 min (+ 3h minimum de repos)

Pour 6 personnes :

- 400 g de poisson ultra frais (cabillaud, dorade...)
- 4 citrons verts
- 4 oignons blancs de printemps
- 4 tomates
- 1/2 bouquet de coriandre
- tabasco

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Choisissez un filet de poisson hyper frais. Demandez à votre poissonnier d'enlever la peau. S'il y a des arrêtes, enlevez les à la pince à épiler.

Coupez le poisson en gros cubes.

Emincez finement les tomates et les oignons.

Placez les morceaux de poisson, les tomates, les oignons dans un saladier. Assaissonnez avec le jus des citrons, la coriandre ciselée et quelques gouttes de tabasco. Salez et poivrez. Mélangez bien.

Filmez et réservez au frais.

Servez dans des assiettes creuses ou dans des verres.

Le détail qui tue :
  • N'hésitez pas à jouer le sucré salé en remplacant les tomates par de la mangue ou des fruits de la passion.

lundi 21 juin 2010

Millefeuille tomates-aubergines-ricotta

Les loulous, je vais devoir vous abandonner pendant 10 jours. Je m'en vais rejoindre deux choses qui m'ont cruellement manquées cette année : le soleil et mes copines. Dix jours de vacances dans le Sud entre filles, avec lézardage au bord de la piscine, dégustation de la cave du proprio, barbecue de compétition, compile des 90's et discussion enflammées de fin de soirée. Allez, soyez pas jaloux, je suis pas vache, je vous laisse une petite recette qui sent bon la Provence et les vacances.

Temps de préparation : 10 min (+ 15 min de cuisson)

Pour 4 personnes :

- 1 aubergine
- 3 tomates
- 1 pot de ricotta
- basilic frais

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Préchauffez votre four à 180°.

Coupez l'aubergine en rondelles de 3-4 mm. Sur une plaque de four, disposez les rondelles d'aubergine, arrosez généreusement d'huile d'olive, salez et poivrez. Si vous avez ça dans vos placards, parsemez d'herbes de provence.

Enfournez à 180° pour 15 min. A mi cuisson, retournez les aubergines.

Pendant ce temps, coupez les tomates en rondelles en otant le pédoncule.

Préparez un vinaigrette avec 2 c.s. de vinaigre balsamique, 3 c.s. d'huile d'olive, du sel et du poivre.

Retirez les aubergines du four, elles doivent être bien fondantes.

Pour le dressage, disposez une tranche de tomate, tartinez de ricotta, ajoutez une rondelle d'aubergine et renouvellez l'opération. Finissez avec le haut de la tomate, ça tiendra mieux et ce sera plus joli.

Assaisonnez avec 1 c.s. de vinaigrette, décorez avec du basilic frais.

Le détail qui tue :
  • Ca marche évidemment avec d'autres fromages (mozzarella, feta...) et d'autres légumes grillés (courgettes, poivrons), faites des essais!
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vendredi 18 juin 2010

Panacotta

La panacotta est un de mes desserts préférés. Y'en avait souvent à la cantine de mon boulot quand j'étais en stage et c'était typiquement le genre de truc qui illuminait ma journée. De la crème, du sucre, c'est le remède le plus efficace que j'avais trouvé contre le stress. Pas mal de gens étaient accros à la nicotine, au café, voire au Coca-light (dans l'industrie du luxe, c'est assez courant), mais à la panacotta...j'en ai jamais croisé. Finalement, j'en ai conclu que c'était ce qu'il y avait de moins néfaste pour ma santé, j'ai donc décidé de vivre avec. Alors, si toi aussi, cher lecteur, tu subis cette addiction, la seule chose que je peux te conseiller c'est d'essayer cette recette, de savourer le fruit de ton travail jusqu'à la dernière cuillère, et d'emmerder cordialement ceux et celles qui pensent que manger ce genre de dessert gras et sucré est une maladie honteuse.

Temps de préparation : 10 min (+ 2h30 de repos)

Pour 6 personnes :

- 50 cL de crème liquide (la moins allégée possible)
- 5 cL de lait d'amande
- 50 g de sucre
- 1 gousse de vanille
- 2 feuilles de gélatine
- coulis de framboise (de chez l'ami Picard)

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Mettez la gélatine à ramollir dans de l'eau froide.

Dans une casserole, mettez 20 cL de crème, le lait d'amande, le sucre et la gousse de vanille fendue. Portez à ébullition.

Ajoutez alors la gélatine égouttée et le reste de la crème. Mélangez bien, retirez la gousse de vanille et laissez un peu refroidir.

Remplissez des verrines ou des ramequins avec ce mélange et placez les au frais 2h30 minimum.

Au moment de servir, ajoutez un peu de coulis de framboise.

Le détail qui tue :
  • Vous pouvez ajouter des fruits frais pour décorer vos verrines : framboises, fraises des bois...
  • N'hésitez pas à varier les coulis : fruits rouges avec une touche de menthe, fruits de la passion...

vendredi 4 juin 2010

La piperade et les plats de la discorde

La piperade fait partie des « plats de la discorde ». Ce genre de plat qui est toujours à l’origine de débats stériles. Le genre de plat pas du tout engageant, mais qui malgré une recette un peu douteuse, un nom peu séduisant et un aspect esthétique plus que limite est super super bon. Vous, vous avez goûté, vous savez ce que ça vaut et du coup vous avez envie de convertir tout le monde, même les plus sceptiques. Sauf que c’est un peu comme essayer de convaincre un pote d’arrêter de fumer. Complètement vain. Illustration :
"Quoi ? Tu connais pas le welsh ? Franchement, t’as jamais goûté.
Honnêtement, ça à l’air dégueu. Du pain trempé dans de la bière avec du cheddar fondu, c’est pas le genre de truc qui m’inspire.
Ouais, t’es pas une aventurière du goût quoi…Tu veux bien goûter toutes les bières du Nord, mais la bouffe, bof.
Nan, mais c’est pas ça ! C’est juste que…Franchement, c’est orange fluo et ça fait des fils !
Sauf que c’est trop bon.
Sauf que c’est aussi trop calorique.
En même temps, manger que des trucs diet, ça pue l’ennui.
En même temps, on s’en fout non ?
On s’en fout pas du tout, le welsh ici c’est une fierté locale, c’est un peu leur château de Versailles à eux tu vois ?
Certes, ben tu raconteras tout ça sur ton blog aux gens que ça intéresse (ou pas d’ailleurs). Comme ça on va pouvoir finir de déj tranquilou, ok ? »


Bon, là typiquement j’ai perdu. Mais ça m’arrive de gagner. Avec la piperade, James est passé de : « Mmmh, on dirait que quelqu’un a vomi dans mon assiette » à « C’est trop bon ton truc ». Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
Temps de préparation : 30 minutes

Pour 4 personnes : IMG_7101
- 1 oignon
- 4 poivrons (évitez les verts)
- 6 tomates
- 6 oeufs frais
Emincez les oignons et faites les revenir à la poele dans de l'huile d'olive à feu moyen.
Epépinez et émincez les poivrons, ajoutez-les aux oignons. Mélangez le tout régulièrement, ajoutez un peu d'huile d'olive au besoin.
Coupez grossièrement les tomates et ajoutez au reste.
Les légumes doivent être bien cuits et bien fondants. Assaisonnez : sel, poivre, thym, basilic (ce que vous avez sous la main).
Quand les légumes sont cuits, cassez les oeufs dans la poele et mélangez. Laissez cuire encore 2-3 minutes et servez aussitôt.
Le détail qui tue :
  • Vous pouvez assaisonnez ce plat avec du raz-el-hanout ou un mélange 5 épices, vous obtiendrez ainsi la version tunisienne de la piperade, la chakchouka.