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jeudi 20 mars 2014

La salade Waldorf, un grand classique de l'hôtellerie à ma sauce

Avant mon métier, c'était de fabriquer du maquillage, maintenant je fabrique des hôtels. Je crache pas dans le fond de teint, bosser dans de superbes bureaux avec moquette gris perle dans le 8ème, être couverte de chouettes cadeaux en nature et avoir une cantine qui fait du taboulé de quinoa, ça avait ses petits avantages. Le truc un peu étrange, c'est qu'au final, en dehors des chiffres sur mon ordi et de la fierté de voir mon produit en magasin, c'était pas très concret tout ça. C'est pas tant l'industrie du luxe qui m'a déçue, parce que faire de beaux produits qui font un peu rêver les gens, ça me paraît pas plus con qu'autre chose. C'est plus que j'ai eu assez vite le sentiment que mon boulot servait plus à enrichir notre actionnaire majoritaire qu'à changer la vie des gens. Et puis j'ai commencé à bosser dans l'hôtellerie. Au début, on était deux dans un petit bureau. Je me suis retrouvée sur les chantiers, au bout de deux visites, je prévoyais les grosses chaussettes "parce que les bottes de chantier ça commence à 42, hein Mademoiselle!", à la troisième, je me marrais aux blagues salaces. L'hôtel a poussé étage par étage et les équipes de l'hôtel ont pu s'installer entre les peintres et les plâtriers. On s'est fait des premiers apéros sauciflard-pinard tous ensemble au milieu des cartons. On a ouvert, nos premiers clients ont été les voisins d'en face, pas rancuniers après 24 mois de travaux, le bruit et la poussière, Monsieur avait fait la surprise à Madame, trop chou ! Nos partenaires sont venus, certains avec femme et enfants, ils étaient tous hyper fiers d'avoir contribué au projet. La semaine dernière, j'ai fait une présentation à des jeunes dans une école hôtelière qui avait étudié notre marque comme cas d'école. Ils ont posé plein de questions, c'était un très chouette moment. J'ai vu des petites étoiles dans leurs yeux et je me suis dit qu'on faisait un beau métier et que j'avais un sacré bol de me lever le matin pour faire un truc qui me plaît. Tant pis si on en parle pas dans les grandes écoles, un jour tout le monde saura qu'on fait plein de belles choses dans ce métier. A commencer par :

La salade Waldorf (pas celle de Blair, celle du Waldorf-Astoria, mythique hôtel de new-yorkais)



Temps de préparation : 15 minutes

Ingrédients pour 1 belle salade :
1 laitue
2 pommes (granny smith de préférence)
2 avocats
2 branches de céleri
1 belle poignée de noix
1 belle poignée de raisins secs
1 citron
1 oeuf
1 cuillère à soupe de moutarde

Commencer par nettoyer la salade, c'est toujours ça de fait. Emincer le céleri branche en petits cubes (ne pas oublier d'enlever les feuilles!).

Préparer une mayonnaise maison avec le jaune d'oeuf, la moutarde, sel, poivre et huile. Quand la mayonnaise est bien ferme, allonger avec le jus du citron.

Couper la pomme en fins morceaux et l'avocat en lamelles. Disposer la salade, tous les ingrédients puis mélanger avec la sauce.

Le détail qui tue : on peut remplacer le jus de citron par moitié citron moitié orange, plus doux, plus fruité.


mercredi 23 mars 2011

Salade crevettes - mangue - pamplemousse chinois et moi et moi et moi

Et oui, l'ingrédient bizarroïde du Cékoiça ? d'hier est bien un pamplemousse chinois! Bravo à Alexis qui a trouvé la réponse sur le groupe facebook "La cuisine de Solenne" : http://www.facebook.com/pages/La-cuisine-de-Solenne/435866770650.

La première fois que j'en ai mangé, c'était en Thaïlande. Je revenais d'un mois au Cambodge et j'avais viré boulimique. Je faisais cinq repas par jour et entre les repas j'alternais entre Oreo et pamplemousse chinois. J'avais l'impression d'être un monstre, un genre de machine à manger mais j'ai trouvé mon maître : ma pote Julie, no limit quand il s'agit de la bouffe. Ca m'a même vallu une bonne crise de panique un soir à 4h du mat où ne voyant pas Julie et Peter rentrer, alors qu'ils étaient juste derrière nous en scooter, j'ai commencé à me dire qu'ils avaient eu un accident, que c'était la grosse cata, qu'il fallait appeler les pompiers, la police, l'ambassade (me jugez pas, j'avais un peu abusé de l'alcool local). Au final, la gredine avait eu une petite fringale et s'était arrêtée pour s'enfiler des bananas pancake. Je sais pas si je lui en voulais de m'avoir mis les pétoches de ma vie ou de s'être fait des banana pancake sans moi, mais depuis le pamplemousse chinois c'est un peu notre madeleine de Proust de la Thaïlande. Pour toi qui n'a pas d'attachement sentimental au pamplemousse chinois, petit lecteur, tu apprécieras sûrement le fait que tu peux détacher les petits grains avec tes doigts, ce qui peut t'occuper pendant tout un épisode de Top Chef. Mais pense quand même à t'arrêter, sinon tu t'exposes à des désordres intestinaux que seule la cuisine chinoise peut t'infliger.

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 4 personnes :
- 1/2 pamplemousse chinois
- 500 g de crevettes
- 1 concombre
- 1 mangue
- 4 sucrines
- 1 citron vert
- 1 c.s. de sauce soja
- 1 c.s. d'huile d'olive
- 1 pincée de sucre
- quelques feuilles de coriandre et de menthe

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Dans les assiettes, disposez la salade (ou les sucrines coupées), la mangue et le concombre découpés en batônnets, les crevettes décortiquées.

Mélangez le jus du citron vert, le soja, l'huile d'olive et le sucre. Emulsionnez, salez et poivrez. Assaisonnez vos assiettes et parsemez de menthe et de coriandre ciselées.

Le détail qui tue :

  • J'ajoute une cuillère à café de pâte de piments (type Suzi Wan) dans la vinaigrette pour le côté spicy.
  • Je remplace la sauce soja et le sucre par de la sauce yakitori, déjà sucrée.

Si tu es une grosse flemmasse / un cadre dynamique :

  • Laisse tomber les sucrines, un coeur de laitue sous vide fera l'affaire.
  • Ne te laisse pas tenter pas les crevettes déjà cuites et décortiquées, mais si tu galères à trouver un poissonnier, les crevettes surgelées, ça peut le faire.