Affichage des articles dont le libellé est Moi j'aime.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moi j'aime.... Afficher tous les articles

jeudi 27 mars 2014

Tartare de printemps et souvenirs d'ados inavouables

L'autre jour dans le métro, j'ai croisé un mec qui portait ce parfum que pas mal de mes potes portaient quand on était ados. J'ai eu un espèce de flashback comme dans les films. D'un coup j'ai revu les Vans, les baggys, les antisèches en cours de latin, les bouteilles de Martini, les playlists Deezer, le canapé attitré des fumeurs de joint, les mecs en scooters qui frimaient à la sortie du bahut, le goût des Kro et des Domino's Pizza, les Paris-Versailles des lendemain de soirée APH, les débuts des Daft Punk, la mode des chignons choucroute avec des tonnes de barrettes, les vacances en Bretagne, les chansons de Saez. A cette époque, Facebook n'existait pas et on ne pouvait pas "requester" sa chope du samedi, les minettes de 15 ans préféraient les Eastpack au Darel, on était tous trop fiers de nos Nokia 3310, et en France il n'y avait ni Red Bull, ni Philadelphia, ni vernis Essie. "Trop le sum, c'était l'âge de pierre!" selon mes frangins. C'est dans ces moments-là que j'aime bien leur rappeler qu'à l'époque, les soirées open bar étaient autorisées et que ça coûtait 10€. Beaucoup de choses ont changé depuis, mon frère m'a piqué mon Eastpack (paraitrait que le truc est vintage), ma mère a brûlé mes Vans et mes fringues de l'époque, les chansons des Daft sont des hits planétaires, je serais bien incapable de rentrer de soirée avec le premier métro + train de banlieue, pas plus que je ne saurais vivre sans I-Phone. Heureusement y'a des choses qui ne changent pas. On boit toujours des Kro entre copains, on part toujours en Bretagne, on prend le Paris-Versailles embué dans les vapeurs d'alcool de la veille pour rejoindre le déjeuner dominical, et on a toujours un pot de Savora dans son frigo. Ce fameux pot dont le packaging n'a pas changé depuis 15 ans, toujours la même tête, toujours le même goût, toujours la même question : "Mais qu'est-ce qu'on fait avec ce truc jaune????".

Et la semaine dernière, je suis allée à un chouette évènement blogueur, il y avait un stand Savora et on a appris cette recette. Je l'ai refaite, modifiée et testée sur mes copines : hyper simple, hyper frais, hyper bon et assez marrant de voir la tête des gens quand tu leur avoues l'ingrédient secret...

Tartare de saumon ultra-frais à la Savora

Préparation : 20 minutes chrono !

Pour 4 personnes :
- 2 beaux filets de saumon
- 1 avocat bien mûr
- 2 petits oignons de printemps 
- 2 belles poignées de tomates cerises
- 2 cuillères à soupe de Savora
- 1 orange (non traitée si possible)
- huile d'olive 
- ciboulette (si on a)



Qu'il vienne de la poissonnerie ou de la barquette du supermarché, rincez le poisson à l'eau et tamponnez avec de l'essuie tout. Retirez la peau et détaillez le saumon en petits dés. Mettez dans un saladier, nappez de 2 cuillères à soupe d'huile d'olive (ça va protéger la chaire du poisson). 

Emincez les oignons, coupez les tomates cerises en 4 et l'avocat en dés et ajoutez au saumon.

Dans un bol, mélangez les zestes et le jus de l'orange à la Savora. Montez à l'huile d'olive. Pas besoin d'ajouter du sel ou du poivre, c'est la Savora qui assaisonne le tout.

Disposez le tartare dans des verrines, nappez de 2 cuillères à soupe de sauce, ajoutez un peu de ciboulette ciselée.

Un grand merci à Hélène de l'Agence Esprit des Sens pour sa chouette soirée Fous de food, c'était top!


lundi 15 avril 2013

Deux filles épatantes, deux bouquins plein de recettes canons

Dans la vie, y'a des gens que j'admire, mais alors vraiment :

Les filles qui marchent gracieusement avec des talons de 12 (mais aussi avec des Bensimon)
Les gens qui jouent super bien d'un instrument (enfin surtout les mecs qui jouent de la guitare en fait)
Les gens qui arrivent à choisir leur plat au resto en moins de 10 minutes alors que TOUT à l'air bon
Les filles qui trouvent LE truc cool dans une boutique blindée de trucs moches
Les gens qui ont le permis du premier coup (en moins de 10 ans)
Les gens qui choisissent le bon Vélib (celui pas crevé, sans roue tordue et avec une selle, c'est mieux)
Les filles qui arrivent à reproduire les gestes du prof à la zumba (et au yoga, et au pilates, bref...)
Les gens qui s'arrêtent juste avant le verre qui va faire déraper la soirée
Les mecs qui raccompagnent les filles en bas de chez elles sans monter
Les gens qui sont patients avec les enfants des autres
et ... les gens qui vivent de leur passion.

Parmi mes potes qui ont fait ce choix, y'en a deux qui évoluent dans le monde merveilleux de la bouffe et de la blogosphère, mes copines et consoeurs Marion et Anne-So. Chacune a un blog qui cartonne et chacune a sorti un super bouquin qui lui ressemble :

Avec Marion, la cuisine chtimie c'est sexy!

Marion, c'était ma fistonne en école (ndlr : filleule de la promo d'en dessous qui reprend ton poste dans ton assoce). Comme je m'occupais de la rubrique resto du city-guide de Lille, le Chti, le choix s'est imposé de lui-même. Marion avait un petit accent du Nord, une passion de la cuisine contagieuse et la certitude que ce poste était fait pour elle. Depuis, Marion a accompli deux autres de ses rêves : trouver un job de dingue (chez Ladurée) et sortir son bouquin. Autant vous dire que quand je l'ai reçu, j'étais carrément émue!

Non, le Nord, c'est pas que le Maroilles

J'ai essayé les blondies à la pâte de spéculoos, attention, ça envoie du lourd!
Pourquoi j'ai aimé? Parce que Marion réussit à donner un bon coup de fouet aux plats de sa région. Elle utilise des influences d'ici et d'ailleurs et détourne les produits pour donner du peps à la cuisine du Nord. C'est toujours féminin, ludique, hyper créatif, plein de couleurs et y'en a pour tous les goûts des recettes pour l'apéro en passant par le brunch et les plats végétariens. Ca donne des panacotta aux crevettes grises, des mille-feuilles au maroilles et figues, du canard au spéculoos, du cheesecake au Carambars.

Je l'offre à qui? Un fan de Top Chef qui aime les classiques revisités. 

"L'audace me cuisine en Nord-Pas-de-Calais et Picardie", par Marion Flipo. En librairies, 13,50€. Retrouvez son blog Marion à découvert.

Les secrets d'Anne-So pour une cuisine glam et gourmande

A un week-end chez des copains, quelqu'un m'a dit : "ah, c'est marrant, t'as un blog de cuisine, comme ma soeur, elle s'appelle Anne-So, tu la connais?". Dix jours après, par le plus grand des hasards, je me retrouvais à un dîner de blogueuses où je ne connaissais que Marion. Une jolie fille rousse hyper rigolote est arrivée en trombe, en retard et nous a fait marrer tout le reste de la soirée, c'était ma première rencontre avec Anne-So.

C'est choupi et en plus c'est bon!

Anne-So est une fille sympa, elle vous explique même ce qu'il faut avoir dans ses placards
Pourquoi j'ai aimé? Le côté très girly du bouquin m'a vraiment plu, on y retrouve l'identité et le ton qui font le succès du blog d'Anne-So : les belles photos, les conseils persos, les recettes faciles et bluffantes. Toutes les recettes ont l'air faciles, avec ce petit truc ingrédient en plus ou cette chouette présentation qui donne envie. Des penne à la vodka, en passant par les brochettes crépitantes mangue et foie gras et la tarte au chocolat sans cuisson, on a envie de tout essayer! 

Je l'offre à qui? Une copine qui aime recevoir et épater.

Mes petites recettes pratiques et coquettes, par Anne-Sophie Richard. En librairies, 16,90€. Retrouvez son blog Fashion Cooking.

jeudi 21 février 2013

Faut-il manger de la viande? Ma recette du vrai bon burger

Oui!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Moi le chevalgate, ça m'a fait doucement rigoler...Quoi l'industrie agro-alimentaire et la grande distribution se foutent de notre bien-être? Comment ça ils seraient prêts à mettre du hérisson dans leurs lasagnes pour réduire leurs coûts? Ah bon, pour le prix d'une viande en barquette de supermarché on n'a pas du boeuf français élevé dans un beau pré d'herbe verte? Non mais sérieusement...Ca y est, c'était parti pour un Envoyé Spécial sur les dessous de la grande distri, un micro-trottoir de clients outrés et inquiets. On n'ose plus aller chez Picard, mais en revanche, y'a toujours la queue au Mac Do, on a confiance, le logo il est vert quand même. Remarque, ça tombait à pic cette histoire, le mariage gay étant voté, il fallait bien trouver un nouveau sujet pour distraire les foules. Et quand on parle bouffe et barbaque en France, on est à peu près sûr de faire de l'audience.

...mais moins

J'adore la viande, je comprends complètement les candidats de Koh Lanta qui ont les yeux embués à l'idée d'une entrecôte. Y'a des jours où je tuerais pour un onglet aux échalotes. Je mange pas de cheval parce que je trouve qu'un canasson, c'est trop choupi pour finir en steak mais je juge pas les gens qui en bouffent. En revanche, je mange peu de viande, mais vraiment pas beaucoup, genre tous les quinze jours. D'abord, faut bien avouer que c'est une gentille catastrophe écologique. Il faut 15 500 litres d'eau pour produire 1 kg de boeuf, ça représente 1 an de douches... Pour info, pour 1 litre de bière, il faut 300 litres d'eau. De là à en déduire qu'il vaut mieux se nourrir à la Karmé par pur souci d'écologie...

Le bouquin de ceux qui aiment la viande : les chouettes recettes d'Hugo Desnoyer, à ne jamais regarder quand on a les crocs
 
...mais pas n'importe laquelle

Et puis comme j'aime vraiment la viande, bah je préfère en manger moins mais de la très bonne. Depuis peu, mon bureau est dans le 14ème, à deux pas de chez Hugo Desnoyer, on peut dire que je suis gâtée. On m'avait offert son livre de recette, j'y suis allée la semaine dernière et je crois que je vais devenir accro. A 17h, y'avait la queue, mais la vitrine faisait super envie, le service est sympathique et efficace. J'ai pris des steaks hâchés pour faire des hamburgers maison et c'était juste complètement dingue!

A ce moment là, Mr Pichon se fout du mauvais cholestérol, il se demande si il va se faire un rumsteak ou une andouillette

Mes vrais burgers maison

Temps de préparation : 30 minutes
Pour 4 beaux burgers :
 
- 4 pains burgers
- 4 steaks hâchés de chez le boucher
- 8 tranches d'emmenthal (pas de la vache kiri dégueu)
- 8 tranches de lard
- du ketchup (bio c'est mieux)
- de la moutarde

Pour l'accompagnement :
- pousses d'épinards / vinaigrette à l'huile de noix
- 800 g de pommes de terre nouvelles
- herbes de provence, paprika, piment d'espelette


On commence par les pommes de terre. Préchauffer le four à 200°. Couper les pommes de terre en quartiers. Disposer dans le plat, saler, poivrer, assaisonner avec de l'huile d'olive, des herbes de provence, une pincée de paprika et de piment d'espelette.
 
Laisser cuire 20-25 minutes en remuant régulièrement.

Faire cuire les tranches de lard dans une poêle anti-adhésive, jusqu'à ce que ce soit bien crispy.

Passer les pains à hamburger au grille-pain. Tartiner un peu de ketchup et de moutarde sur les pains, disposer 2 tranches de fromage et 2 tranches de lard par burger.

Dans une poêle bien chaude avec un petit peu de beurre et d'huile, faites cuire vos steaks. Moi je suis plutôt saignant, donc 2-3 minutes de chaque côté max (ça c'est pour un vrai steak bien épais, pas une semelle de supermarché).

Dès que c'est bon, hop, un steak par burger, des patates, des pousses d'épinards et on mange tout de suite!

Le détail qui tue : là, comme y'a du fromage et du bacon, je ne sale pas la viande. Si jamais vous le faites, faites le après la cuisson, jamais avant sinon la viande se rétracte et rend son jus, c'est pas le but.


jeudi 20 décembre 2012

Offrir le bon bouquin food à la bonne personne

En termes de littérature, je suis une énorme snob. J'ai un peu honte mais je suis capable de sortir : "Franchement le dernier Goncourt pas mal, mais j'ai quand même préféré le Renaudot", "J'adore la littérature japonaise, chez Hiroshige, t'as une poésie dans le récit, c'est juste dingue", "Guillaume Mussso? S'il-te-plaît, le mec sait à peine faire une phrase!". Je reconnais, c'est horrible. Surtout que ça reflète pas ma vision des choses. L'important, c'est que les gens lisent et aiment ça, peu importe que ce soit Twilight, La Bicyclette bleue ou Fifty Shades of Grey. Peut-être qu'ils commenceront par ce type de bouquins et qu'un jour ils découvriront Hemingway. Et puis les bouquins, c'est comme le ciné, c'est pas parce que c'est façile à lire que c'est une daube. De même qu'un James Bond avec un scénario pourri ça reste distrayant, un bouquin avec une histoire qui vous emporte, même sans une écriture travaillée, ça fait le job. Et c'est pas parce qu'on lit des romans de gare, que demain on comprendra plus Houellebecq. Bon après, y'a des limites, je vous avoue que le jour où j'ai vu que le numéro 1 des ventes de l'année à la Fnac était "Je ne sais pas maigrir" du Dr Dukan, j'ai eu très peur pour l'avenir de la littérature. Bref, en ce qui concerne la cuisine, je suis l'exact opposé. Je suis incroyablement bon public, si on me lâche dans le rayon cuisine de la Fnac je frôle l'hystérie, le dernier Ducasse, le bouquin de Ruben, le livre sur les pâtisseries orientales (?), je prends tout!
 
Voici donc quelques idées pour offrir le bon bouquin à la bonne personne. Je cherche un cadeau pour :
 
Bree Van de Kemp à ses débuts (aka un(e) novice qui veut acquérir les bases et tenter la world food sans sortir de chez lui/elle)
 
Le profil : il/elle se lance timidement mais sûrement, il/elle est du genre à suivre scrupuleusement la recette et en principe, ça marche. La dernière fois il/elle a même réussi à faire des gougères, ça mérite de francs encouragements.
 
Je me répète, mais la collection Marabout Mon Cours de Cuisine est très bien faite. Des chouettes recettes expliquées pas à pas en photos, je n'ai pas trouvé mieux dans le genre. Et il y en a pour tous les goûts : la pâtisserie, les sauces, mais aussi les cuisines du monde (asiatique, italienne...).
Le top si vous avez le temps, c'est d'offrir un livre cuisine du monde + quelques ingrédients pour démarrer, ex : Mes basiques asiatiques + quelques chouettes ingrédients de chez Tang Frères.

Mon Cours de Cuisine, Marabout, 15,90€.

 
 
Jean-Pierre Coffe ou Jean-Luc Petirenaud (aka un amateur de littérature gourmande, de bonne chère et de tout ce qui s'en suit)
 
Le profil : il/elle est un bon(ne) vivant, un(e) épicurien(e) qui prend autant de plaisir à couper les feuilles d'un vieux bouquin qu'à écouter le bruit de la bouteille qu'on débouche. Le problème, c'est qu'il/elle est aussi exigeant(e) en littérature qu'en pinard...ne faites pas l'erreur de vous ramener avec le beaujolais du bouquin de cuisine.
 
Là encore, c'est une redite, mais aux Editions de l'Epure vous trouverez de très belles choses. La chouette collection "10 façons de préparer", que vous pouvez maintenant offrir par familles de produits ("terre à terre", "y'a bon bidoche", "changer de crémerie"...).

10 façons de préparer..., 6,6€ pièce, 33€ la "poche gourmande" de 6 livres regroupés par thèmes.

 
 
Julie Andrieu (aka un(e) foodingue qui guette les dernières sorties comme un trader les cours de la bourse)
 
Le profil : il/elle est un(e) dingue de bouffe et de tendances, les adresses en vogue, les chefs à la mode, le dernier ustensile design inutile, c'est sa tasse de thé. Le problème, c'est qu'il/elle a tout avant tout le monde, il va donc falloir trouver le bouquin du moment.
 
Pour Noël, on est super gâtés, on a eu le droit à tout plein de sorties sympas, voici mes chouchous :
 
Burger, les recettes du Camion qui fume, 20€. On ne présente plus le Camion qui fume, food truck branchouille qui a rencontré un succès dément en proposant des burgers top qualité aux recettes originales. LE cadeau à offrir pour ceux qui n'ont pas le courage de faire la queue 1h dans le froid pour goûter au Graal.

 
 
La Pâtisserie des Rêves, Philippe Conticini, 29,95€. Là encore, vous mettrez dans le mille avec les meilleures recettes de la pâtisserie la plus en vogue de Paris, encensée par toutes les foodistas amatrices de sucré et même les autres.

 
 
New York, les recettes culte, 25€. Les charmes gastronomiques de la Grosse Pomme ont envahi la Ville Lumière et c'est tant mieux! Au delà des burgers et des pancakes, c'est un beau morceau de patrimoine culinaire US qu'on vous sert dans ce livre. Si je ne devais en choisir qu'un...

 
 
Paris Hanoï, recettes du Vietnam, 25,90€ ou Indochine, baguettes et banh mi, 35€. Deux très beaux livres qui présentent les cuisines asiatiques au travers de recettes simples et d'explications intéressantes sur l'origine des plats. Pour tous les cuisiniers globe-trotters en mal d'Asie.

 
 
 
A n'importe qui (enfin quelqu'un que vous aimez assez pour lui offrir un truc)
 
Le profil : il/elle aime la bouffe et surtout quand il/elle ne la fait pas. Il/elle aime les bonnes adresses mais ne sait pas trop où chercher. Que ce soit votre BFF ou votre collègue de bureau, c'est le moment de jouer la carte du guide, toujours utile.
 
Le guide du Fooding 2013, 9,90€. Le Fooding, c'est le site de référence pour dénicher les bonnes adresses de la capitale. Dans la version papier, l'équipe vous propose son best of d'adresses parisiennes + des bonus en province et à l'international. A mettre entre toutes les mains!

Vous pouvez le trouver dans les librairies et les kiosques, donc c'est le super bon cadeau de dernière minute. Et sinon vous pouvez aussi l'offrir en version plus élaborée avec un "bon pour un resto à choisir dans le guide", ce qu'un pote m'a offert, j'ai trouvé ça brillant!

 

vendredi 16 novembre 2012

Joyeux anniversaire Nicolas! Et un Colonel pour la route

Nicolas, c'est un copain de longue date qui nous  a souvent sorti souvent d'affaire. Quand, étudiants, on achetait leurs "Petites récoltes" pour les pic-niques estivaux (ce qui nous a valu pas mal de retards en stage et de bonnes barres au crâne). Quand, invités à un dîner on s'y réfugiait en désespoir de cause à 20h45 : "oui j'arrive là, je suis chez Nicolas, ben ouais je suis en retard, mais je me grouille. Bon on mange quoi ce soir? Thaï? Ok...Bon, bah un truc qui irait bien avec du thaï...le monsieur il dit du Brouilly, ça te va du Brouilly? Sophie elle préfère du blanc? Ben elle est chiante! Ah elle est à côté de toi...". Quand à la dernière minute, on a besoin d'une idée cadeau : "Bon alors, je sais pas trop ce qu'il aime. Je me disais, une bonne bouteille de rouge dans les 30€. Vous avez une idée? Ben oui, j'suis con, c'est votre métier".
 
Une affiche Nicolas qui date de 1925, on est bien loin de la loi Evin...
Bref, cette année c'est les 190 ans de Nicolas (et ouais encore plus vieux que Jeanne Calment). Et comme Nicolas est un gars sympa, pour fêter ça, il a envoyé un chouette cadeau aux blogueurs (moi j'adore le concept du c'est mon anniv mais c'est moi qui fait des cadeaux!). Un tout beau sac avec des Petites récoltes (ça m'a rappelé ma jeunesse), des sablés Michel&Augustin (ça m'a rappelé quand ils en ont enfin vendu au Monop de Lille), et des Kapsi (ça m'a rien rappelé du tout, parce que c'est nouveau!).

J'adoooooore les cadeaux (mais je sais pas quoi faire du badge, j'ai peur de passer pour une alcoolique si je l'accroche quelque part)


Les Kapsi, ce sont de drôles de petites fioles avec de la liqueur de fruits dedans. C'est plutôt une chouette idée pour moderniser le kirsch, l'alcool de prune, de poire, tous ces trucs qui traînaient chez nos grands parents et qu'on n'a pas l'habitude d'utiliser. Du coup, ça m'a inspirée et je m'en suis servie pour faire un genre de Colonel (bon d'accord, le Colonel, c'est de la vodka).

Mes copines ont adoré, bon en même temps, c'est des sacrées pochtronnes


Fastoche : 1 boule de sorbet citron, 1 Kapsi et emballé c'est pesé!

mardi 6 novembre 2012

Farfalles au chou romanesco, condiment citron-gingembre et noisettes torréfiées, la psychologie féminine de la carte bleue et la Eat Your Box

T'as vu, j'ai fait des progrès en titres synthétiques et riches de sens.

Les mecs, on va aborder un autre mystère de la psychologie féminine : la relation des nanas au shopping (ça intéressera aussi les filles qui préfèrerent avaler du cyanure plutôt que de passer un samedi aprèm au Printemps). Vous vous demandez tous "Pourquoi on s'achète des fringues alors qu'on en a des tonnes?". D'abord, à cause du syndrome du "j'ai rien à me mettre". Mais si tu sais. Ca se passe un samedi soir, une heure avant de partir en soirée, c'est la panique, on gémit devant notre placard, on essaye, on jette sur le lit, on trouve que ce short nous fait un gros cul, que cette robe est bien mais qu'on n'a pas de chaussures pour aller avec, que ce top...non mais ça va pas? Je l'ai mis vendredi dernier! Inutile de tenter un "Mais reste comme ça, c'est très bien!". Le seul truc qui peut nous sortir de l'impasse (et donc de l'appart), c'est de sortir du sac la fringue canon qu'on a achetée deux heures avant. Accumuler est un moyen de diminuer l'angoisse du placard vide, qui toutefois ne nous guérit pas définitivement du syndrome du "j'ai rien à me mettre", CQFD. Ensuite, y'a l'effet "je l'avais pas celui là!". Peut-être qu'au fond, ce qui fait de nous des consommatrices effrénées c'est d'avoir gardé notre âme d'enfant. Quand vous nous dites : "C'est pas la troisième petite robe noire que tu t'achètes ce mois-ci?", "Tu crois pas qu'on en a assez comme ça des tisanes détox?", "Tu te sentais obligée de l'ajouter à ta collection de boulets ce mec?"...on vous répond "oui, mais je l'avais pas celui là!". C'est beau hein, cette capacité d'émerveillement, cette confiance aveugle qu'on a dans le discours marketing? En une seconde, on oublie ce que ça nous a coûté, on regarde le produit avec des paillettes plein les yeux, cette fois-ci c'est sûr, c'est le meilleur achat de notre vie, on va s'en servir tout le temps! Il y a peu, des gens très malins qui avaient bien compris ce processus ont inventé les box. Ils t'envoient de belles boîtes surprises remplies de trucs plus ou moins utiles. Et l'enchantement opère, c'est Noël tous les mois dans ta boîtes aux lettres! Et bientôt, c'est Bagdad sur ton compte en banque et Beyrouth dans tes placards. Mais c'est pas grave, parce que ce vernis rose à paillettes bleues, cette cuillère pour faire des billes de melon, on l'avait pas. Y'avait peut-être une bonne raison à ça d'ailleurs...
 
Bref, tout ça pour dire que les box ont envahit notre petite sphère culinaire et c'est tant mieux! J'ai eu l'occasion de tester la Eat Your Box, qu'Anne So de Fashion Cooking a eu la gentillesse de m'envoyer.

La Eat Your Box de septembre avec tout plein de bonnes choses dedans
 
 
Alors les box culinaires on en pense quoi?

Bon pour être 100% honnête, la responsable marketing qui est en moi trouve le concept des box oufissime. Quand c'est bien fait, c'est un super bon moyen de découvrir de nouveaux produits, surtout pour les gens qui n'ont pas le temps de faire les magasins et ceux qui n'ont pas dix boutiques stylées au coin de leur rue. Maintenant pour la shopping addict que je suis, traîner dans les boutiques et choisir moi-même mes produits est un vrai plaisir que je préfère ne pas abandonner.
 
Et la Eat Your Box dans tout ça?
 
J'ai beaucoup aimé la sélection. Y'avait aussi bien des trucs qu'on pouvait utiliser tout de suite (noix de cajoux aux truffes) que des produits à cuisiner (condiment citron gingembre), des trucs classiques (huile d'olive) et d'autres plus innovants (bouillon aux algues). En tout, 6 à 8 produits de marque pour 20€, je trouve le deal honnête. Le plus : les fiches recettes (parce que bon, on n'est pas inspiré pour chaque produit) et la possibilité de racheter les produits qu'on a aimé sur la boutique en ligne. Et puis de bonnes idées, comme la box de Noël spéciale truffes.
 
Bref, un super cadeau à offrir à quelqu'un qui a envie de découvrir de nouveaux produits et de se lancer des petits défis persos (qu'est-ce que je vais bien faire avec ce poivre à l'érable???). 
 
Et comme je suis pas une flemmasse, voici la recette :
 
Farfalles au chou romanesco, condiment citron-gingembre et noisettes torréfiées
 
Temps de préparation : 20 minutes
 
Pour 4 personnes :
 
- 400 g de farfalles
- 1 chou romanesco
- 6 cuillères à soupe de crème liquide
- 2 cuillères à soupe de condiment citron confit au gingembre Le Coq Noir
- 1 poignée de noisettes
 
 
 
Détacher les bouquets du chou. Les faire cuire 10 minutes dans l'eau bouillante.
 
Mixer les noisettes et les faire torréfier à la poêle sans matières grasses.
 
Faire cuire les pâtes (bon je vais pas te faire un dessin, il suffit de suivre le mode d'emploi sur le paquet).
 
Dans une petite casserole, mélangez la crème et le la pâte de citron confit. Faire chauffer sans laisser bouillir.
 
Egoutter le chou et les pâtes. Mélanger tous les ingrédients et saupoudrer de noisettes.

Spéciale cacedédi au lecteur / à la lectrice trop choupi qui a réclamé un poste, ça m'a fait chaud à mon ptit coeur!

lundi 12 septembre 2011

Narcisse time...

Si vous avez 5 minutes à perdre (ce qui est fort probable puisqu'on est lundi) et que vous voulez en savoir plus sur le pourquoi du comment du blog et votre humble serviteur qui l'écrit, allez donc lire mon interview sur 750g. Pour ceux qui connaissent pas, 750g c'est un site de cuisine avec des recettes, des conseils sur les vins et un paquet d'autres trucs. En plus, ils organisent tout plein d'évènements sympas pour qu'on se rencontre entre blogueurs, c'est pas choupi-trognon ça? Ce sont notamment les gentils organisateurs du Salon du Blog Culinaire auquel je participe cette année, ça mérite un grand MERCI.

vendredi 29 juillet 2011

Je pars en vacances et je vous laisse avec Fumiko

Je crois que je suis à bout. Premier signe avant coureur, avant-hier j'ai perdu mon self-contrôle à la Poste. Sur le site internet, il était indiqué "colis arrivé bureau de poste Paris", assez confiante je vais dans la Poste la plus proche de chez moi, on m'annonce qu'il y a un problème d'adresse, qu'il a été retourné à l'envoyeur, qu'il faut appeler le 36 truc. J'appelle, on me dit qu'on va régler le problème asap. Une semaine après j'y retourne, on m'informe que mon colis est dans un autre bureau, à l'autre bout de l'arrondissement. Hier je me rends dans le-dit bureau, on me dit que conscient du problème, on l'a retourné dans le premier. Et là, j'ai craqué, je suis devenue cramoisie et j'ai hurlé que c'était des nazes, qu'ils poussaient le bouchon un peu loin, que si j'avais voulu participer à la Carte au Trésor, je serais allée m'inscrire sur le site de France 2.

Deuxième signe qui ne trompe pas : hier, j'ai fait un malaise dans le métro. D'ailleurs, je le conseille à tous ceux qui n'ont pas le temps de prendre leur petit-déj : la moitié du wagon m'a proposé son goûter. Tout ça pour dire qu'il est grand temps que je parte en vacances. Dans quelques jours, je me casse direction le Cantal puis l'Ardèche pour un break en famille, sans internet ni téléphone, juste la nature et l'odeur des chaussettes après une journée de rando.

Mais rassure-toi, je te laisse entre de bonnes mains. Il y a quinze jours, j'ai assisté à un cours donné par Fumiko Kono à l'école Alain Ducasse. Ca mérite bien quelques posts pour te tenir compagnie pendant mes congés.

Mais qui est Fumiko?


C'est la talentueuse jeune femme qui a écrit La cuisine de Fumiko, gros succès de l'édition culinaire. Dans son ouvrage, elle revient sur son parcours atypique et livre ses recettes. J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce bouquin!

D'abord j'ai été fascinée par l'histoire incroyable de Fumiko. Premier coup de foudre : en voyage avec une amie, Fumiko découvre Paris et séduite, décide de s'y installer pour y poursuivre ses études à la Sorbonne. Deuxième coup de foudre : à l'Arpège, où invitée par une amie, elle découvre la cuisine d'Alain Passard. Elle parvient à y décrocher un stage non rémunéré de nettoyage...Mais bien vite, elle gravit les échelons jusqu'au poste de second. La carrière de Fumiko est lancée, elle va se poursuivre par une expérience de créatrice culinaire à domicile, un poste de chef de cuisine chez Fauchon et la publication de son livre qui permet au grand public de la découvrir.

Ce qui m'a touché, c'est la pudeur, la retenue, l'humilité avec laquelle Fumiko évoque ses expériences et laisse transparaître ses faiblesses. Entre les lignes, on devine une jeune femme d'une finesse d'esprit et d'une intelligence rare, passionnée, curieuse, cherchant sans cesse la perfection, quitte à y perdre ses forces.

Enfin, j'ai été conquise par sa cuisine, qui pour moi, incarne ce que l'on fait de mieux dans le domaine de la cuisine "fusion". Je n'aime pas trop ce mot, ça a un côté esbroufe qui justifie souvent pour une noisette de wasabi ou une cuillère de sauce soja sur un tartare de saumon au couteau, de vous faire payer le prix fort. Mais là, on est à un autre niveau. Une cuisine d'une grande finesse, d'une incroyable subtilité qui préfère la suggestion à la caricature. Une cuisine limpide qui met en valeur le produit, français comme japonais.


                                        41A2yPlOJJL

Et elle est comment en vrai?

Encore mieux!
Elle est belle. Elégante, altière, grâcieuse, elle cuisine perchée sur des talons comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Elle est gentille, humble, généreuse, touchante. Au fil du cours, elle nous raconte ses expériences. Elle nous parle de son arrivée en France, de son apprentissage de la langue, de la fois où à l'Arpège elle s'est fait enguirlandée parce que des poivrons jaunes ont été livrés alors qu'elle avait commandé des poireaux jeunes. Elle raconte le Japon meurtri, son immeuble qui a tangué lors du tremblement de terre, les bureaux sans clim pour économiser l'électricité, les fruits et légumes qu'on n'ose plus acheter et la peur que tout cela recommence. Fumiko n'est pas sûre de rester à Tokyo, son travail l'a rendue nomade. Cet été, après avoir signé la carte du resto éphèmère de la terrasse des Galeries Lafayette, direction les Etats-Unis où elle organise notamment un repas pour des personnes sourdes et aveugles.
A la fin du cours, elle prend le temps de nous confier ses adresses préférées : Septime, les Bistronomes, Aux Lyonnais, et quand elle a le temps de pousser jusqu'à Honfleur : le Saquana, décidémment, les grands esprits se rencontrent. Puis se prête volontiers au jeu des photos et des dédicaces.

Elle est pédagogue. Elle s'arrête pour me montrer le geste du couteau, s'inquiète de savoir si on a bien tout compris, si l'on saura refaire à la maison. Sans problème! Les recettes réalisées (dont certaines sont dans le livre) sont très faciles à reproduire, pas très techniques et vraiment efficaces. J'ai beaucoup aimé le fait que l'on apprenne à la fois des recettes typiquement japonaises et des recettes de Fumiko, plus raffinées, mais très faciles à réaliser.
Quelques mots sur l'Ecole Ducasse...

Un très bel endroit fabuleusement équipé.

Des cours pointus donnés par des chefs pédagogues (pas Alain himself, of course), qui prennent le temps de vous apprendre certaines techniques qui vous resserviront.

Des prestations haut de gamme particulièrement soignées : petit-déj en arrivant, champagne lors de la dégustation, tablier offert, pochette avec les recettes imprimées.

Alors oui, tout cela a un prix, assez élevé certes, mais c'est un très beau cadeau à offrir à quelqu'un qui aime cuisiner et qui a déjà un bon niveau. C'est la deuxième fois que j'y vais (la première c'était un cours de macarons offert par la maman de James) non seulement j'ai passé un très bon moment, mais j'ai vraiment appris des gestes techniques et des recettes sympas. Vous avez compris, je vous le conseille vivement. Je précise qu'ils ne m'ont pas payée pour écrire ça.

                                               lou 074

Un GRAND MERCI à mes copains qui m'ont offert ce cours. Je vous kiffe les amis, si j'avais su que le jambon à la bourguignonne de ma grand-mère vous ferait un tel effet, croyez-moi je vous en aurais fait avant!

vendredi 22 avril 2011

Ma Food Victim List du mois d'avril

Dans la vraie vie, je travaille dans le marketing et ma colloc dans la pub. En gros, notre boulot c'est de vendre du rêve aux gens pour qu'ils achètent des produits ou des services. Et on s'est rendu compte que malgré ça, en tant que consommatrices on reste des grosses victimes du système. Alors oui, à la caisse du Monop j'analyse systématiquement le panier de mon voisin de devant pour comprendre quel type de consommateur il est ("Haha, tu as prix des galettes Gerblé, repéré le bobo!"). Alors oui, je sais que Kusmi Tea, c'est du produit marketé à mort, que le packaging fait tout et compagnie, mais ça m'empêche pas de craquer sur ladite boîte de thé à 14€ les 200g. A partir d'aujourd'hui, j'ai décidé d'assumer ce statut de consommatrice landa et partager avec vous mes coups de coeur shopping.

On commence par une marque que je kiffe parce que c'est très beau (chapeau bas pour l'ensemble du market et de la com) et que c'est vraiment très très bon, j'ai nommé Michel&Augustin. Oui, c'est un peu cher, mais j'ai jamais été déçue par un seul de leurs produits. Pour leur fameuse mousse au chocolat, je les attendais au tournant. Tellement même que je suis allée la goûter dans leurs bureaux lors de leurs portes ouvertes du 1er jeudi du mois (si tu passes à Boulogne, rate pas ça). Et là, grosse révélation. Quasiment la même que celle que je prépare de mes blanches mains. Sans repeindre ma cuisine au chocolat, sans me battre avec mon fouet électrique, sans attendre 6h que ça repose au frigo. Verdict : vraiment chocolatée, texture de mousse maison, super gourmande, bref top moquette!

Mousse au chocolat très très bon :), environ 5€ les 500 mL.

                                                                                  207541_10150149908726570_22437046569_7236889_368510_s


La semaine dernière, j'étais invitée avec d'autres blogueuses à une soirée organisée par Labeyrie pour le lancement de leur nouveau produit : le saumon au naturel. D'abord, j'aime bien cette boîte parce que ça reste une entreprise familliale du Sud-Ouest qui a à coeur de faire du bon produit (ce qui n'est pas si commun dans le monde merveilleux de l'industrie agro-alimentaire). Par exemple leur saumon il est élevé au grand air dans les fjords de Norvège dans des élevages qui respectent l'environnement (si jamais la réincarnation existe, je veux bien être un saumon). Leur saumon au naturel, ce n'est ni un saumon fumé, ni un saumon cru, il est juste salé, séché et tranché. Verdict : moins gras, moins salé et plus fin que le saumon fumé il a un côté frais qui se prête bien aux recettes légères. Idéal sur des blinis, top pour accompagner une salade croquante ou des asperges, vous trouverez plein d'autres idées recettes sur leur site.

Nature ou mariné au citron et à la ciboulette ou à l'aneth et à l'huile d'olive, 3,99€ les 2 tranches, 5,99€ les 4 tranches. En GMS. http://www.labeyrie-au-naturel.fr/


       4_tr_au_naturel  TABOULE_DE_QUINOA_SAUMON_AU_NATUREL_ET_PRIMEURS


Sinon, j'ai encore craqué sur ventes privées (ce truc est une vraie drogue, je maudis le jour où j'ai téléchargé leur appli I-Phone), y'avait une vente Terre Exotique. Terre Exotique c'est l'histoire de deux Français qui partent au Cameroun et qui tombent amoureux ... d'une plantation de poivre. En rentrant en France, après trois ans à exploiter cette plantation, ils créent leur société d'import-export qui commercialise des poivres, des sels, des épices, des huiles et plein d'autres trucs canons qui viennent des quatre coins du monde. Bref, dans mon colis y'avait notamment du sel à la truffe d'été, je l'ai essayé illico sur mes fagots d'asperges et c'était une tuerie. Verdict : un essentiel à avoir à portée de main pour donner du relief à un risotto, des oeufs brouillés, une poêlée de légumes.

Diamants de sel à la truffe, 60g, 9€. Sur leur site, mais on en trouve dans pas mal d'épiceries spécialisées et dans certains Monop. Grand choix d'épicerie fine, allez y jeter un oeil, ça vaut le détour : http://www.terreexotique.com/

                                                                                        TESEFSTRUFFE_large 



jeudi 7 avril 2011

Rungis la nuit

La semaine dernière, je me suis retrouvée à Denfert-Rochereau à 2h du mat. Non pas en robe et talons à la recherche d'un carrosse, mais en jean-Converse-pull confortable à la recherche du car qui m'emmènerait à Rungis. Les Vins d'Alsace avaient eu la riche idée d'inviter quelques bloggueurs et journalistes à une visite exclusive du saint des saints, ponctuée de dégustations.

Rungis pour moi c'était déjà un endroit mythique. Quand a une époque j'ai pensé à faire une école hôtelière, mon père m'a dit : "Les restaurateurs qui font bien leur boulot, ils commencent leur journée à 4h du mat à Rungis, c'est ça que tu veux?". Donc dans ma tête, c'était à la fois le pays de Cocagne et un endroit réservés aux durs, aux vrais de vrais. Et faut dire que c'est pas de la rigolade : 232 ha de terrain, 12 000 personnes qui travaillent sur le site, 7,8 milliards d'euro de chiffre d'affaire, 1 450 000 tonnes de marchandises y transitent. Cet énorme site qui a remplacé les Halles de Paris dans les années 1970 est tout simplement le plus grand marché frais au monde. Autant te dire que les mecs qui bossent là-bas ne sont effectivement pas là pour la déconne.

       rungis_026rungis_014

Et ben j'ai pas été déçue du voyage!
2h30 : arrivée à Rungis, chacun est affublé d'une tenue de combat : blouse blanche, tablier et charlotte, la méga classe! De toute façon, vu ma tête à cette heure avancée, j'avais plus rien à perdre.
2h35 : visite de la Marée (qui comme son nom l'indique regroupe les poissons et les fruits de mer). Ca commence bien : c'est frais, c'est joli, ça donne plutôt envie même à 2h du mat. Je remarque que nous sommes les seuls à être affublés de façon ridicule...entre ça et nos appareils photos, on passe pas vraiment inaperçus, façon groupe de japonais devant le Chateau de Versailles.
2h55 : dégustation d'huîtres accompagnées d'un ptit blanc bien sympathique. No problemo, moi les huîtres au ptit déj, je kiffe.
3h : direction le pavillon des viandes. Changement d'ambiance radical : exit les jolis poissons, bonjour les carcasses de 800 kilos. Aujourd'hui ces pauvres bestioles sont suspendues à des crochets eux-mêmes fixés sur des rails ce qui permet de les balader. Mais à une époque tout ce petit traffic se faisait à dos d'homme. Si un type était capable de porter 200 kg sur 800 mètres, il pouvait devenir un "fort de Rungis", en gros une bête de somme qui trimbale la barbac.
3h15 : Au vu des tâches de sang qui ornent les blouses de mes collègues, je commence à comprendre l'utilité de notre costume...
4h : rapide visite dans le pavillon des volailles, puis on arrive au clou du spectacle : le pavillon des produits tripiers. Et là, j'ai beau avoir le coeur bien accroché, à la vue (et l'odeur) des pieds de porcs, cervelles et intérieurs en tous genres, j'ai soudain envie de tourner végétarienne. Histoire d'enfoncer le clou, on a le droit à la démonstration de la confection de la tête de veau. D'abord le type déshabille la tête, d'un coup de couteau il retire toute la peau (et les oreilles et même qu'ils enlèvent les poils des oreilles, parce qu'il parait que c'est pas bon), puis il met la carcasse dans une machine, là t'entends un bruit d'os brisé absolument dantesque, il ouvre la boîte cranienne, récupère la cervelle, puis te fais un espèce de petit rôti avec la peau de la tête fourrée avec les abats. Plus jamais je ne regarderai mon boucher de la même manière...

        rungis_039rungis_060

4h50 : pause foie gras / pinard. Si tu crois qu'une petite tête de veau peut me couper l'appétit, tu te plantes petit.
5h30 : déjeuner dans un des restos de Rungis. Je m'attendais à un café et des croissants, mais ici c'est entrecôte, tête de veau ou saumon beurre maître d'hôtel. Petite joueuse, j'opte pour le saumon et déclare forfait pour le pinard.
6h15 : petit tour par les fruits et légumes, comparé aux tripes c'est un peu le pays de Candy. Passage express par le rayon francton.

        rungis_082rungis_083

6h45 : Encore une surprise! Pause fromage - Gewurztraminer. Le Maroilles, je suis pas d'attaque, mais le Gewurtz - garigette passe très bien!
7h : on finit par le pavillon des fleurs. Je m'attendais à un truc énorme, mais en fait c'est un peu vide. La faute aux Hollandais qui trustent le marché.
7h30 : on repart chacun avec une superbe gerbe de fleurs, le ventre plein et l'impression d'avoir passé une nuit unique.
Un très très grand merci à notre guide, tout simplement incroyable, aux deux personnes des Vins d'Alsace pour leurs explications et leur gentillesse et à Margo et Caro, nos deux GO pour cette nuit si particulière!

Si toi aussi, petit lecteur, tu veux visiter Rungis, sache que ton rêve peut devenir réalité. Plus d'infos ici : http://www.visiterungis.com/.

            rungis_097rungis_111