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vendredi 27 juin 2014

Inaro : "boire, manger, refaire le monde", meilleur remède des trentenaires flippés

Y'a pas longtemps, on est allé voir Camille Chamoux entre copines. Mais si, t'as forcément vu dans le métro cette affiche avec une brunette en maillot de bain qui pose en body vert avec une tiare sur la tête, le tout barré d'un "Née sous Giscard". Et ben ça faisait longtemps que j'avais pas vu un truc aussi bien. Elle m'a bien fait marrer Camille avec son côté pince sans rire, je balance mais en même temps je ris de moi-même. En plus on a plein de points communs : moi aussi je me suis fait virer du cours de danse classique (ma mère était déçue mais elle a dû se rendre à l'évidence, j'étais archi-nulle), moi aussi j'ai du mal à supporter les jeunes parents (surtout ceux qui se sentent obligés d'évoquer les productions fécales de leur progéniture), moi aussi j'ai compris plein de trucs le jour où j'ai réalisé que le "ça va, c'est juste que je suis fatigué", c'était la phrase préférée des dépressifs pour masquer leur état (visiblement, quantité non négligeable d'adultes de mon entourage), moi aussi j'ai tendance à beaucoup beaucoup cogiter sur le sens de la vie en général et de la mienne en particulier. Je suis sortie du spectacle dans le même état qu'en sortant de son film Les Gazelles, avec le sourire, une pointe de mélancolie mais surtout avec le sentiment d'être hyper normale. Selon Camille, si on est tous flippés de la vie, c'est pas de notre faute, c'est générationnel. Si on a un peu de mal à trouver notre voie professionnellement, si on est over-connecté du 2.0 de la technologie mais que le dimanche on aime traîner dans les brocantes, si on est un peu bancal de la vie sentimentale, si on est tout plein bourrés de paradoxes quand on n'est pas bourrés tout court, c'est normal, c'est générationnel.

Alors après cette chouette soirée, qui en 1h30 a probablement fait l'effet de 3 mois de psychanalyse, j'ai emmené ma petite troupe dans mon bar à vins préféré. Je sais pas si c'est un truc de notre génération les bars à vins, je m'en fous pas mal, je trouve ça juste bien. T'arrives, tu t'installes, Johan ouvre une bouteille, tu te sens comme à la maison, en mieux, aucune angoisse pseudo-existentielle ne peut résister à la première gorgée de vin. Ca se passe chez :

Inaro, le bar à vins qui fait du bien

On mange quoi ? 

Que du produit au top ! Avec Johan et Pierre-Alexandre, les patrons, on a un peu la même philosophie : quand c'est bon, pas besoin d'en faire plus. Côté assiette c'est donc charcuterie, fromage et poisson fumé et c'est tout. Sauf que tout ce petit monde vient de chez les meilleurs producteurs : que de la super qualité et donc du goût! Côté dessert, on n'est pas en reste, que du fait maison, perso, j'essaye d'y aller les jours de baba ;) Mais la question c'est surtout "qu'est-ce qu'on boit?' : non seulement il y a une belle offre de vins mais il y a aussi de bons alcools (on ne pense jamais assez à la fin de soirée), notamment des rhums à tomber (littéralement).



C'est quoi l'ambiance ?

"Boire, savourer et refaire le monde", tout est dit ! J'y vais aussi bien en tête à tête avec un copain pour papoter en goûtant de nouveaux vins qu'en bande où on prend plusieurs planches à partager, des bouteilles, on rigole, on recommande, autant dire que la fin de soirée est souvent festive. L'ambiance est toujours hyper conviviale et le service aux petits soins. Johan et Pierre sont des passionnés qui prennent le temps de parler de leurs produits et de vous conseiller le vin qui va plaire selon votre envie du jour. Et si vous manquez d'inspiration, vous pouvez même leur faire confiance et leur laisser carte blanche, le seul risque c'est de rentrer à quatre pattes mais vous passerez une bonne soirée, promesse de scout !



J'y laisse un oeil / un bras / la peau des fesses ?

Soyons clairs, la qualité a un prix. Mais la bonne idée de chez Inaro c'est de proposer des prix différents selon la quantité pour la bouffe, de 6 à 27€ selon qu'on "passe juste dire bonjour" ou qu'on "partage tout" et selon la qualité pour le vin : du bon, du meilleur, de la balle, disponible au verre (à partir de 4€), en pichet (à partir de 17€) ou en bouteille (à partir de 22€). Du coup, y'en a pour tous les budgets, plutôt bien vu!



L'un dans l'autre....

Un super bar à vins à tester entre copains.

Inaro, 38 rue René Boulanger, 09.83.70.92.52. Métro République. Pensez à réserver!

"Née sous Giscard" par Camille Chamoux, au Théâtre du Petit Saint-Martin, c'est jusqu'à fin juillet, foncez, c'est canon!

By the way, si vous aimez ce genre d'endroits, allez faire un tour sur le très bon blog Paris by Wine, une petite pépite!

mardi 12 mars 2013

Parlons peu, parlons pinard

Le jour où j'ai quitté la maison, mon père m'a fait deux cadeaux d'un pragmatisme désarmant : un lit deux places et des verres à vin. Le tout assorti d'un : "l'école, c'est fait pour faire des expériences" (le côté soixantehuitard du papa catho-versaillais m'a toujours étonnée). Six ans et huit déménagements plus tard, j'ai toujours ces verres à vin en verre épais, tous différents, qui font marrer mes potes parce que "c'est pas avec des verres si petits qu'on risque de passer une bonne soirée". Et pourtant des bonnes soirées chez moi, y'en a eu un sacré paquet. Mes verres à vin, c'est le premier truc que je sors de mes cartons, comme ça je peux recevoir mes potes et je me sens chez moi. Et une fois que j'ai deux-trois bouteilles d'avance pour les copains qui passent, je me considère vraiment installée. En ce moment mon rêve dans la vie, c'est de trouver un appart avec une cave (parce que j'ai eu le permis, donc ça c'est fait et puis la cuisine avec îlot central j'ai réalisé que c'était pas compatible avec le fait de vivre à Paris, enfin sauf si j'épouse David Beckham, mais en même temps ça m'obligerait à parler foot, bref, je m'égare). Ma passion pour le vin, c'est pas de l'alcoolisme, c'est de l'épicurisme. Quand on aime bien manger, on aime forcément bien boire. Et puis le gros avantage d'avoir du bon pinard, c'est que si tu foires ton dîner, t'as pas totalement perdu ta soirée.

Bref, en 2013, j'ai décidé de partager mes découvertes vinicoles avec vous. Si avec ça vous ne brillez pas en société...On va commencer par ma révélation de l'année 2012 :

 

Les vins Hecht&Bannier : à vous faire aimer le Languedoc-Roussillon
 
C'est qui ces mecs?
 
Grégory Hecht et François Bannier sont des passionnés comme on les aime. En 2002, ils ont ouvert leur entreprise de négoce-élevage. Ca veut dire qu'ils achètent le raisin des autres pour faire leur propre vin (là, j'avoue que j'ai appris un truc, je savais pas que ça existait).
 
Est-ce que quand tu as une bonne tête tu fais du bon vin? Vaste question...

Qu'est-ce qu'on boit?
 
Des vins du Languedoc, du Roussillon, de Provence. H&B voulait prouver qu'on pouvait faire de belles choses dans cette région, pari tenu! Moi qui n'aime pas trop ces vins-là, trop alcoolisés, trop fruités, trop jeunes, qui vous laissent généralement un bon mal de crâne le lendemain, j'ai changé d'avis avec les vins H&B. Je suis particulièrement fan de leur Faugères (25€) : puissant sans être trop fort, très équilibré. Le Languedoc rouge est aussi un de mes grands classiques (7,90€) : frais, simple à boire, c'est un peu mon joker quand j'ai pas d'idées. Ils ont sorti un rosé pour cet été (9,50€), autant dire que j'attends les beaux jours avec impatience.

En plus j'aime bien le packaging il est joli, ok, je sors.
Avec quoi?
 
Le bon accord, c'est le Languedoc rouge avec les plats épicés, les curry thaï ou les tapas par exemple.
 
En vente au Monop, sur leur site et sur plusieurs sites spécialisés.


Bon et puis comme vous avez eu 2 semaines sans article, bah en voici 2 pour le prix d'un :
 
Tenir jusqu'au printemps avec le cheese&wine par Marabout et Nicolas

Au moment des voeux, j'ai reçu quelques chouettes cadeaux dont un de Nicolas : un trio de petites récoltes et "80 recettes au fromage".
 
C'est pas beaucoup plus sympa qu'une carte de voeux ça ?

Comme tous les bouquins Marabout, celui-ci est bien fichu, plein de belles images, des recettes classiques (gougères, salade césar) et des plus originales (carpaccio comté-betterave, saumon à l'époisses). Et détail sympa, à chaque fois, on vous propose un accord met-vin. Après, vous avez plus qu'à passer chez Nicolas vous trouver une bouteille et emballé c'est pesé!
 
Bref, à avoir dans vos étagères pour avoir des idées de dîner quand vous invitez.
 
La recette de la tartiflette, profitez-en, c'est de saison :
 
- 8 pommes de terre
- 4 oignons
- 2 cas d'huile d'olive
- 200 g de lardons fumés
- 30 cL de crème liquide
- 1 reblochon
- sel, poivre
 
Franchement les filles, on n'est pas prêtes de sortir les mini-short et les maillots de bain, allons-y gaiement

Eplucher les pommes de terre (ou pas d'ailleurs si c'est des pommes de terre nouvelles bio), faites-les cuire à l'eau bouillante pendant 20 minutes, puis les couper en gros cubes.
Eplucher les oignons, les émincer, les faire revenir dans l'huile avec les lardons. Ajouter les pommes de terre.
Disposer dans un plat, recouvrir avec la crème liquide. Assaisonner avec la muscade, saler, poivrer.
Couper le reblochon en deux dans l'épaisseur, disposer les deux disques sur le gratin, côté peau sur le dessus, enfourner 20 minutes à 160°.
 
On boit quoi avec : un vin de Suisse (par exemple un fendant-du-valais blanc).
Voilà, ça devrait vous aider à supporter ce qui nous reste d'hiver. Courage, normalement le printemps c'est dans 10 jours!

80 recettes au fromage, Marabout, 6,99€.

vendredi 16 novembre 2012

Joyeux anniversaire Nicolas! Et un Colonel pour la route

Nicolas, c'est un copain de longue date qui nous  a souvent sorti souvent d'affaire. Quand, étudiants, on achetait leurs "Petites récoltes" pour les pic-niques estivaux (ce qui nous a valu pas mal de retards en stage et de bonnes barres au crâne). Quand, invités à un dîner on s'y réfugiait en désespoir de cause à 20h45 : "oui j'arrive là, je suis chez Nicolas, ben ouais je suis en retard, mais je me grouille. Bon on mange quoi ce soir? Thaï? Ok...Bon, bah un truc qui irait bien avec du thaï...le monsieur il dit du Brouilly, ça te va du Brouilly? Sophie elle préfère du blanc? Ben elle est chiante! Ah elle est à côté de toi...". Quand à la dernière minute, on a besoin d'une idée cadeau : "Bon alors, je sais pas trop ce qu'il aime. Je me disais, une bonne bouteille de rouge dans les 30€. Vous avez une idée? Ben oui, j'suis con, c'est votre métier".
 
Une affiche Nicolas qui date de 1925, on est bien loin de la loi Evin...
Bref, cette année c'est les 190 ans de Nicolas (et ouais encore plus vieux que Jeanne Calment). Et comme Nicolas est un gars sympa, pour fêter ça, il a envoyé un chouette cadeau aux blogueurs (moi j'adore le concept du c'est mon anniv mais c'est moi qui fait des cadeaux!). Un tout beau sac avec des Petites récoltes (ça m'a rappelé ma jeunesse), des sablés Michel&Augustin (ça m'a rappelé quand ils en ont enfin vendu au Monop de Lille), et des Kapsi (ça m'a rien rappelé du tout, parce que c'est nouveau!).

J'adoooooore les cadeaux (mais je sais pas quoi faire du badge, j'ai peur de passer pour une alcoolique si je l'accroche quelque part)


Les Kapsi, ce sont de drôles de petites fioles avec de la liqueur de fruits dedans. C'est plutôt une chouette idée pour moderniser le kirsch, l'alcool de prune, de poire, tous ces trucs qui traînaient chez nos grands parents et qu'on n'a pas l'habitude d'utiliser. Du coup, ça m'a inspirée et je m'en suis servie pour faire un genre de Colonel (bon d'accord, le Colonel, c'est de la vodka).

Mes copines ont adoré, bon en même temps, c'est des sacrées pochtronnes


Fastoche : 1 boule de sorbet citron, 1 Kapsi et emballé c'est pesé!