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jeudi 20 mars 2014

La salade Waldorf, un grand classique de l'hôtellerie à ma sauce

Avant mon métier, c'était de fabriquer du maquillage, maintenant je fabrique des hôtels. Je crache pas dans le fond de teint, bosser dans de superbes bureaux avec moquette gris perle dans le 8ème, être couverte de chouettes cadeaux en nature et avoir une cantine qui fait du taboulé de quinoa, ça avait ses petits avantages. Le truc un peu étrange, c'est qu'au final, en dehors des chiffres sur mon ordi et de la fierté de voir mon produit en magasin, c'était pas très concret tout ça. C'est pas tant l'industrie du luxe qui m'a déçue, parce que faire de beaux produits qui font un peu rêver les gens, ça me paraît pas plus con qu'autre chose. C'est plus que j'ai eu assez vite le sentiment que mon boulot servait plus à enrichir notre actionnaire majoritaire qu'à changer la vie des gens. Et puis j'ai commencé à bosser dans l'hôtellerie. Au début, on était deux dans un petit bureau. Je me suis retrouvée sur les chantiers, au bout de deux visites, je prévoyais les grosses chaussettes "parce que les bottes de chantier ça commence à 42, hein Mademoiselle!", à la troisième, je me marrais aux blagues salaces. L'hôtel a poussé étage par étage et les équipes de l'hôtel ont pu s'installer entre les peintres et les plâtriers. On s'est fait des premiers apéros sauciflard-pinard tous ensemble au milieu des cartons. On a ouvert, nos premiers clients ont été les voisins d'en face, pas rancuniers après 24 mois de travaux, le bruit et la poussière, Monsieur avait fait la surprise à Madame, trop chou ! Nos partenaires sont venus, certains avec femme et enfants, ils étaient tous hyper fiers d'avoir contribué au projet. La semaine dernière, j'ai fait une présentation à des jeunes dans une école hôtelière qui avait étudié notre marque comme cas d'école. Ils ont posé plein de questions, c'était un très chouette moment. J'ai vu des petites étoiles dans leurs yeux et je me suis dit qu'on faisait un beau métier et que j'avais un sacré bol de me lever le matin pour faire un truc qui me plaît. Tant pis si on en parle pas dans les grandes écoles, un jour tout le monde saura qu'on fait plein de belles choses dans ce métier. A commencer par :

La salade Waldorf (pas celle de Blair, celle du Waldorf-Astoria, mythique hôtel de new-yorkais)



Temps de préparation : 15 minutes

Ingrédients pour 1 belle salade :
1 laitue
2 pommes (granny smith de préférence)
2 avocats
2 branches de céleri
1 belle poignée de noix
1 belle poignée de raisins secs
1 citron
1 oeuf
1 cuillère à soupe de moutarde

Commencer par nettoyer la salade, c'est toujours ça de fait. Emincer le céleri branche en petits cubes (ne pas oublier d'enlever les feuilles!).

Préparer une mayonnaise maison avec le jaune d'oeuf, la moutarde, sel, poivre et huile. Quand la mayonnaise est bien ferme, allonger avec le jus du citron.

Couper la pomme en fins morceaux et l'avocat en lamelles. Disposer la salade, tous les ingrédients puis mélanger avec la sauce.

Le détail qui tue : on peut remplacer le jus de citron par moitié citron moitié orange, plus doux, plus fruité.


jeudi 11 octobre 2012

Le dip de betterave ou la vérité sur les dîners filles

Nous les filles, on s'en fiche des soirées mecs. On sait que vous buvez des bières, que vous mattez les serveuses, que vous parlez foot, meufs, probablement cul aussi mais certainement pas sentiments, conformément à l'article 4 du code de pudeur masculine. Mais on sent que les dîners filles, ça vous travaille. "Est-ce que vous parlez de nous ?" En tout cas, on rend régulièrement hommage à votre créativité. "T'es pas un canon, mais t'as quelque chose", "Si on se met ensemble, je vais te tromper", "Toi et moi on a les mêmes valeurs". C'est un peu comme les perles du bac, vos phrases cultes, on s'en lasse pas. Mais ça vous vous en fichez un peu, qu'on aille répéter à nos copines que niveau drague, vous êtes plus Jean-Marie Bigard qu'Edouard Baer. D'autant plus qu'on sait tous que draguer c'est quand même sacrément pas facile, donc on est super indulgentes. Non, ce qui vous fait flipper c'est : "Est-ce qu'on parle de ce qui se passe au lit/ailleurs/entre deux adultes consentants?". Bah oui! D'abord, cessons l'hypocrisie : mecs comme nanas, tout le monde en parle. Oui, parfois vous oubliez mais on a des potes mecs, donc le débrief : "Et donc je l'ai *** et là elle m'a ***", on connaît. Après si vous imaginez qu'on parle centimètres et performances entre deux tomates cerises, vous êtes loin du compte. C'est pas le comité olympique de danse sur glace, quand on se raconte des trucs c'est pas pour commenter la note technique ou artistique de truc ou de machin, c'est parce que c'est drôle. D'ailleurs le plus souvent on rit de nous-mêmes. On en rigole entre nous, parce qu'on sait bien que pour les mecs, les filles qui font des blagues et d'autant plus des blagues de cul passent directement de la catégorie princesse à la catégorie grosse cochonne. Alors oui, quand vous êtes pas là, on pose notre couronne et on en profite. Mais si ça peut vous rassurer, ça reste minoritaire parce qu'on a plein d'autres sujets de conversation hyper métaphysiques qui occupent 90% du temps de parole : l'épilation, le prix de l'immobilier à Paris, l'épisiotomie, la nouvelle collection Princesse Tam-Tam, la crise des 25 ans, l'impact de l'enfance sur ton sentiment de sécurité psychologique, les vertus du thé vert un lendemain de cuite, la nouvelle saison de Homeland et puis bien sûr : la bouffe, la bouffe, la bouffe.

Voilà, maintenant vous savez TOUT, même ce qu'on mange pendant ces dîners :

Le dip de betterave, le must-have des dîners filles

Temps de préparation : 10 min

Temps d'engloutissage du bol : 20 min

Il n'y a pas de lien entre la couleur et le choix du plat, va pas croire que parce qu'on est entre filles, on fait des buffets tout rose


- 2 betteraves cuites
- 1 citron
- 1 fromage de chèvre frais (type Petit Billy)

Couper les betteraves en dés. Mixer avec le fromage et le jus du citron. Goûter, saler, poivrer.

Ca se mange sur du pain, en dip avec des petits légumes voire avec les doigts en fin de soirée.




mercredi 26 septembre 2012

Le caviar d'aubergines, la rentrée et la crise des 25 ans bis

J'ai un peu honte de le dire mais j'aime bien la rentrée. Tu vas me dire, comme tous les premiers de classe, comme tous les gosses privilégiés qui partent en vacances pendant deux mois et ont hâte de retrouver leurs copains, comme tous les gens qui sont nés en septembre, comme tous les casaniers qui retrouvent avec bonheur leur pieu et leur canap. Ouais, je sais c'est moche. Mais rassure-toi, j'ai quand même un côté humain. A peine rentrée, ma préoccupation number one c'est de savoir où je vais partir la prochaine fois. Moi-même je ne m'explique pas pourquoi j'aime tant Paris mais j'ai autant besoin d'être ailleurs. Pourquoi je pense à acheter un appart alors que chaque relevé de compte m'indique que c'est du domaine de Disneyland. Pourquoi ça m'énerve quand on me dit que j'ai l'air très jeune mais que ça me rend dingue quand on me dit "Bonjour Madame". Pourquoi je mange bio, je vérifie toutes les étiquettes au supermarché alors que chaque WE, je perds 100 points de vie en soirée. Pourquoi je mets des lunettes et des talons pour avoir l'air crédible au bureau pour tout anéantir en débarquant avec mon plus beau pull Abercrombie un lendemain de fête. Pourquoi je peux écraser une araignée entre mes doigts mais que la vue d'un rongeur me plonge dans l'hystérie la plus totale. Pourquoi j'adore fêter mon anniv mais que plus ça va, plus j'ai du mal à accepter le fait de prendre de la bouteille. D'autant plus que cette année, j'ai basculé du côté obscur de la force, je suis désormais plus proche de la trentaine que de la vingtaine. Il fallait bien une orgie de bouffe libanaise et de mojitos pour faire passer ça...

THE caviar d'aubergines

Temps de préparation : 50 minutes (dont 40 de cuisson, c'est bon t'as le temps de te faire les ongles)

- 3 belles aubergines
- 1 citron
- 3 c. s. de tahiné
- huile d'olive
- 1 gousse d'ail


Sinon pour mon anniv, j'ai eu un short à pois et une écharpe à pois, il paraît que j'aime bien ça. Je vois pas de quoi on parle...

Petit interlude culture gé : c'est quoi le tahiné?
 
C'est de la pâte de sésame. Ca s'achète dans les magasins bios et au Monop (non je n'ai pas d'actions chez Monoprix, je le jure). C'est ça qui donne un petit goût fumé au caviar d'aubergines et au hoummous. Voilà, c'est tout.
 
Couper les aubergines en deux dans le sens de la longueur. Les inciser légèrement et les badigeonner d'huile d'olive.
 
Cuire 40 minutes au four à 200°.
 
Récupérer la chair des aubergines à la cuillère.
 
Mixer le tout avec le jus du citron, le tahiné, la gousse d'ail ciselée et 2 cuillères à soupe d'huile d'olive.
 
Saler et poivrer.

mardi 7 août 2012

Mon velouté frais courgettes ricotta basilic ou la grande désillusion du Vélib

J'ai un grave problème avec les transports à Paris : le métro me fait péter un cable, je pige rien au réseau de bus et je tiens beaucoup trop à ma vie pour tenter le scooter. Samedi matin, j'ai eu une révélation : il était grand temps de me mettre au Vélib (quand je dors 12h le vendredi soir, ça a des effets secondaires). J'ai pris direct un abonnement et j'ai motivé ma pote Cha pour qu'on aille au brunch en vélo. On avait prévu 1/2 heure pour faire Villiers - Montparnasse, on était larges. Il faisait beau, sur le papier, c'était une super bonne idée. Sauf que j'avais pas prévu que l'appli serait en panne, qu'en vélo on ne prend pas les sens interdits, que le boulevard Raspail serait tout en montée, que trouver une station aidée de 2 I-Phone et d'un pote en support logistiqie serait une bonne galère, qu'on arriverait transpirantes, rougeaudes et essoufflées. Mais bon, on était quand même super fières, du coup on a voulu réitérer l'expérience au retour. Evidemment, mon pass a buggé, impossible de reprendre un vélo. On est rentrées à pieds et en arrivant on a réalisé qu'on avait mis le même temps qu'à l'aller...Bref, en septembre, je m'achète un poney...

Vélib...

What I think I do
(oui grand amateur de navet télévisuel, tu as bien reconnu Laetitia Casta dans La Bicyclette Bleue)

What my parents think I do
What I really do

Heureusement, y'a des trucs plus gratifiants que le Vélib, comme le velouté de courgettes : rapide, inratable, effet garanti :

Velouté frais courgettes ricotta basilic

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 4 personnes :

- 4 belles courgettes
- 1 pot de ricotta
- quelques brins de basilic frais



Couper grossièrement les courgettes en rondelles.

Les mettre dans une grande casserole ou une cocotte avec une belle pincée de gros sel. Recouvrir d'eau à mi-hauteur (des courgettes hein, pas de la casserole).

Faire cuire à feu vif 10 minutes.

Ajouter 2 belles cuillères à soupe de ricotta, le basilic ciselé. Mixer le tout. Goûter, saler et poivrer.

C'est aussi bon froid que chaud, donc up to you !

mardi 1 mai 2012

Oeufs bénédicte fastoche aux légumes de printemps ou comment j'ai renoncé aux oeufs pochés

Je sais pas faire les oeufs pochés. J'ai tout essayé, à chaque fois ça a été un carnage. J'avais lâché l'affaire et y'a pas longtemps quelqu'un m'a dit : "Quoi? Tu sais pas faire les oeufs pochés? Franchement c'est hyper facile. Y'a aucune raison que t'y arrives pas". Ouais, il paraît aussi que y'a aucune raison que j'ai pas le permis, que j'arrive pas à faire une pompe, que je pige rien aux flux financiers. Le "Y'a aucune raison", ça me rend dingue. D'abord, personne ne sait, si ça se trouve, j'y arriverai jamais parce que c'est comme ça. Ensuite, j'ai toujours l'impression qu'on sous-entend que j'y mets de la mauvaise volonté. Or, quand on fait 60 heures de cours, qu'on paye 3 inscriptions, qu'on fait de la conduite accompagnée avec son paternel-et-patron à 25 ans, oui monsieur, on veut vraiment son permis, même si ça signifie ramener ses potes de soirée pour les dix ans à venir. Et puis, plus tu focalises sur un truc, plus ça risque de tourner au blocage. Y'a un mois, j'ai réussi ma première pompe, j'étais la première étonnée. Pour les oeufs pochés, j'ai laissé tomber, je fais des oeufs mollets, en plus c'est meilleur. Et pour le permis, bah...j'attends le déclic. Il paraît que c'est quand on cherche pas qu'on trouve...

Bref, du coup pour le concours organisé par Anne-So pour les 3 ans de son blog Fashion Cooking, j'ai choisi de remasteriser les oeufs bénédicte. Je suis pas fan des concours, mais là c'était pour Anne-So, le thème était sympa (un plat fastoche mais avec wahou effect) et puis y'a Ruben dans le jury!!!!!!!!!!!!

Oeufs bénédicte (pas pochés mais bons quand même) aux légumes de printemps

Temps de préparation : 40 minutes

Pour 2 personnes :

- 700 g de petits pois
- Une quinzaine de pointes d'asperges blanches
- 4-5 oignons de printemps
- 1 muffin
- 4 oeufs frais
- 120 g de beurre
- 1 citron 

Merci à Chachou qui a sagement attendu que je prenne la photo avant de se jeter sur son assiette.


On commence par la sauce hollandaise. Coupez le beurre en cubes. Pressez le jus d'1/2 citron.

Mettez 2 jaunes d'oeufs et 2 cuillères à soupe d'eau dans une petite casserole. Posez cette casserole dans une plus grande remplie à moitié d'eau bouillante (oui, ça s'appelle un bain-marie) et faites cuire à feu doux.

A l'aide d'un fouet, battez les jaunes et l'eau jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Ajoutez le beurre en plusieurs fois sans cesser de battre. Ajoutez le jus du citron, salez et poivrez. Coupez le feu, mais laissez la petite casserole au bain-marie.

Coupez le muffin en deux et faites le griller au four ou au grille-pain. Déposez 1/2 muffin au centre de chaque assiette.

Faites cuire les 2 oeufs restants 5 minutes dans l'eau bouillante. Ecalez-les et déposez en un sur chaque muffin.

Ecossez les petits pois et mettez-les à cuire 7-8 minutes avec les oignons dans l'eau bouillante. Faites de même 10 minutes pour les pointes d'asperge.

Egouttez les légumes, salez et poivrez. Répartissez dans les deux assiettes. Nappez les oeufs de 2 cuillères de sauce et servez aussitôt!

Le détail qui tue : un peu de sel à la truffe et un peu de basilic frais ciselé pour assaisonner le tout.

mercredi 4 avril 2012

La love story du parisien et du printemps - Soya, la cantine bobo bio


Depuis quelques semaines, les élections présidentielles, les gens qui râlent dans le métro, les parapluies qu'on perd partout, les collants qui filent, les écharpes qui peluchent ont disparu de la planète. Paris s'est brusquement peuplé de gens souriants qui tombent le cardigan dès 15°, de parents promenant des marmots affublés de bobs ridicules ("Chérie, t'es sûr qu'il va pas s'étouffer là ? Il a l'air super serré ce truc!"), de couples mangeant des glaces Amorino ("T'as pris fraise? J'peux goûter?"), de beaux garçons qui chaussent leurs ray-ban pour mater discrètement les filles qui ont sorti leurs robes à imprimé liberty ("Rho le type, cimer la discrétion! Par contre son pote il a un faux air de Ryan Gosling"), de discussions sur les ponts du mois de mai ("Je sais pas encore si je vais à St Lu ou à l'Ile de Ré le WE du 8. Putain, faut que j'fasse ma procu") et de pollen (et ça c'est moins drôle). Il a suffit d'un ptit rayon de soleil pour que tout Paname réalise que c'était le printemps, le début de la saison des terrasses, l'ouverture de la chasse au conjoint (au contrat plus ou moins précaire), le lancement officiel des plans week-end/vacances/road trip. Le parisien, qui a beaucoup souffert cet hiver du froid, de l'atmosphère déprimante de la crise économique, du manque de lumière, de la mort de Whitney Houston, peut à nouveau retrouver sa vie légère et futile. Il se sent pousser des ailes, il ressort ses Bensimon, elle a pris des couleurs aux Tuileries, elle arbore un vernis pastel, bref, à Paris, c'est le printemps, tout est permis, pour un peu on se ferait un barbec' sur la terrasse de chez Véro, soyons fous.

Alors, si vous aussi vous êtes des aventuriers de l'extrême à la recherche de sensations fortes, allez donc tester la nouvelle lubie du parisien bobo :

Soya, la cantine bio pas bébête

On mange quoi ? Du bio, comme je disais et surtout du végétarien. Tu veux dire qu'on bouffe que des légumes ? Oui et non. Majoritairement des légumes, oui, mais super bien accommodés, et aussi des céréales et du fromage bio (pas que du tofu, hein? du vrai fromage aussi). Pour le brunch, ça marche sous forme de buffet à volonté.

La partie salée : j'ai adoré. des légumes marinés (aubergines à tomber, champignons top, brocolis très sympa), des dips de légumes (celui à la betterave excellent, version à l'avocat extra), des crudités pour se préparer une salade et des trucs chauds tout aussi réussis (couscous végétarien, fallafels aux lentilles corail, brochettes de tofu et courgettes en tempura : une vraie révélation). Perso, j'adore les légumes et je trouve que bien assaisonné, bien travaillé, ça peut être super gourmand (ça y est je parle comme Jean-François Piège, c'est le début de la fin), donc j'ai vraiment adhéré au concept.

Les boissons : du thé ayurvédique plutôt agréable (mais quand même j'aime bien avoir le choix pour le thé), un jus de fruits frais à tomber et du vrai bon café.

Le sucré : là où le bas blesse... J'ai pas du tout été convaincue par l'espèce de mousse au chocolat au lait de soja. J'ai aussi goûté un crumble pas mal du tout mais vraiment hyper sucré. En fait j'aurais aimé des choses plus simples : une salade de fruits, un bon gâteau, ça m'aurait suffit. Après j'avais plus faim, donc j'ai pas tout goûté non plus.

Qui a dit "où est la charcuterie?"?
C'est quoi l'ambiance ? Cantine bobo. Des grandes tables, une déco brute, une clientèle un peu arty, un peu hipster, des jeunes parents branchouille. C'est pas très confortable, c'est un peu bruyant mais l'ensemble est sympa. Malgré le monde le service était pas mal. Y'a un truc qui m'a gênée, c'est les dix clients qui attendent debout qu'une table se libère. Moi ça m'opresse, quand je brunche, je prends mon temps, faut pas me brusquer et encore moins me regarder manger!

Quand on dit cantine, c'est pas pour faire hype, c'est vraiment ça l'ambiance, version bobo bien sûr.
J'y laisse un bras/un oeil/la peau des fesses ? Le brunch est à 24€, ce qui me semble correct compte-tenu de la qualité des produits et du fait que c'est à volonté. Pour le déj, ils proposent des formules à 15€ (E+P ou P+D ou P+ jus de fruits frais), j'essayerais bien à l'occasion.

J'adooooooooore les haricots aux sésame
L'un dans l'autre...Une bonne adresse à tester entre copines, avec sa pote qui adore le steak de tofu (Lolo?) ou avec sa tante qui élève des chèvres dans le Larzac. Un bon plan pour manger sainement avant de se faire une balade/une session shopping dans le quartier mais ne prévoyez pas d'y passer l'aprèm.

Soya, 20 rue de la Pierre Levée, Paris 11, 01.48.06.33.02, http://www.soya75.fr/.

lundi 19 mars 2012

Faut-il faire du sport/manger des topinambours? Soupe de topinambours à l'huile de noix, chips de chorizo

Le sport et moi, ça été une longue histoire de désamour qui a duré 25 ans. Ca a commencé en CP quand ma mère m'a inscrite à la danse classique. J'avais aucun sens du rythme, les pieds tordus, aucune aptitude pour faire un chignon, un vrai supplice. L'année suivante, mon père m'a inscrite au poney. C'était marrant jusqu'à ce qu'il décide qu'il était temps de monter à cheval. J'étais terrorisée par l'animal (35 kg vs 600 kg, ça limite un peu le rapport de force), paniquée par mon paternel, lui-même cavalier émérite, qui croyait bien faire en hurlant au bord de la carrière : "Descends tes talons! Donne des jambes! Ton assiette!". Ca s'est arrêté le jour où mon destrier m'a éjectée, et m'a traînée sur plusieurs mètres menacant à chaque foulée mon auguste visage de ses sabots sous les yeux de ma mère paniquée. Le comité parental s'est alors accordé sur une pratique moins risquée mais tout aussi socialement acceptable : le tennis. Erreur de débutants, ils m'ont inscrite au même cours que ma copine Elo et on a passé un an à viser le trou des toilettes à la turque qui bordaient le terrain du collège. Après ça, il y a encore eu la gymnastique rythmique, deux ans à courir derrière un cerceau, et la voile au mois de juillet en Bretagne Nord, les seuls moments où ma soeur et moi on cessait de s'engueuler, épuisées par le froid et la peur de finir coincées sous le catamaran. Un jour j'ai décidé que c'était fini, que plus jamais je ne ferais de sport, que je ne courrais plus, pas même pour attraper le bus. J'ai tenu dix ans. Et puis, il y a peu, j'ai craqué. Quand j'ai commencé à avoir des envies de meurtre, je me suis dit que j'avais plus le choix. Et voilà comment on se retrouve à courir au parc et à aller bouger sa graisse à la gym suédoise. Je savais bien que ça arriverait un jour, mais j'ai l'impression d'avoir perdu une bataille : comme tout citadin stressé, j'ai cédé aux sirènes de l'endorphine. Et ça me fait un peu mal d'avoir eu si peu de volonté.

Pire, comme tout les bobos, je mange des topinambours. Alors que j'avais juré que je ne toucherais pas à ce truc moche, relou à éplucher, qui ne ressemble à rien de connu, a une texture de pomme de terre et un goût d'artichaut. Peut-être que c'est ça l'âge adulte...

Soupe de topinambours à l'huile de noix, chips de chorizo

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 4 personnes :

- 500 g de topinambours
- 4-5 pommes de terre
- 1 cube de bouillon
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche (ou un peu de lait, c'est plus light)
- 2 cuillères à soupe d'huile de noix
- des tranches fines de chorizo


Epluchez et coupez en dés les topinambours et les pommes de terre. Recouvrez d'eau, ajoutez le cube de bouillon et faites cuire 10 minutes à feu vif.

Pendant ce temps, faites griller les tranches de chorizo à la poêle sans matières grasses. Egouttez les sur du papier absorbant.

Vérifiez que les topinambours et les pommes de terre sont cuits, mixez le tout avec l'eau de cuisson. Ajoutez la crème et l'huile de noix. Mixez à nouveau. Réctifiez l'assaisonnement.

Remplissez les bols de soupe et déposez les chips de chorizo sur le dessus.

Le détail qui tue : vous pouvez aussi ajoutez des noix pour le croquant.

mardi 10 janvier 2012

Ma soupe de légumes d'hiver aux crozets ou le mauvais concept des bonnes résolutions

Je ne sais pas qui a inventé le concept des bonnes résolutions. Déjà, je trouve que le mot "résolution" fait flipper. Une résolution de l'ONU par exemple, ça fait marrer personne, c'est même un peu violent. Et c'est pas en mettant un pauvre adjectif positif devant qu'on va me rassurer. D'ailleurs on prend de bonnes résolutions pour de mauvaises raisons. On part toujours du négatif : "J'ai un gros cul donc en 2012 je vais à la gym suédoise". Résultat, on se retrouve tous avec une espèce d'énorme to-do list culpabilisante avec tout ce qui doit changer dans nos ptites vies. Mais ce qui doit changer sinon quoi? Qu'est-ce qui va se passer si j'ai pas mon permis en 2012, si je ne me met pas au sport, si je ne mange pas 5 fruits et légumes par jour? Franchement, (presque) rien du tout. Donc, j'ai décidé de ne pas prendre de bonnes résolutions. Et en 2013, je ferais un bilan en me basant sur tous les trucs positifs qui me sont arrivés et pas sur tous les trucs que j'ai pas fait. C'est probablement pas rigoureux d'un point de vue comptable, mais c'est pas grave.

Et quand j'y pense, en 2011, j'ai fait un truc bien : j'ai tenu trois mois à la gym mais je me suis inscrite à l'AMAP. Toutes les semaines j'ai un super panier de fruits, légumes, oeufs et champignons bio. Bon, ça a pas non plus changé ma vie mais ça m'oblige à être un minimum créative. Du coup, y'a pas de raison, je vais essayer d'en faire profiter mes petits camarades de l'AMAP en partageant mes recettes. Ca ressemble à une bonne résolution ça...

Soupe de légumes d'hiver aux crozets

Temps de préparation : 35 minutes

Pour 4 personnes :

- 4-5 poireaux
- 6-8 carottes
- 1/2 paquet de crozet
- 1 cube de bouillon de poule

Eventuellement si en 2012 je peux progresser en photo...


Emincez les poireaux et les carottes en petits morceaux. Faites les revenir à feu vif dans une cocotte avec de l'huile d'olive en mélangeant bien.

Au bout de 5 minutes, couvrez d'eau et ajoutez le cube de bouillon.

Laissez cuire 10 minutes à feu vif.

Ajoutez les crozets, un peu d'eau et cuire 10 minutes de plus. Salez, poivrez, c'est prêt.

Au fait, c'est quoi des crozets? Des petites pâtes de sarrazin qui nous viennent de Savoie. On les trouve aussi en épiceries fines ou en épiceries bio.

mardi 13 décembre 2011

C'est bientôt Noël, mais j'anticipe sur Diwali - Poulet tandoori, curry de légumes, cheese naan et lassi à la mangue

Mes potes qui sont venus dîner à la maison récemment le savent : après une longue phase thaï, je suis désormais en pleine période indienne. Je crois que l'origine du phénomène remonte au soir où avec Flo on a voulu dîner au japonais près de chez moi un dimanche soir (grosse erreur stratégique le resto le dimanche), et qu'on a échoué juste à côté, à l'Etoile du Kashmir. On a mangé du poulet aux épinards hâchées et au paneer dans un décor méga kitschouille et je me suis dit qu'il était grand temps de réévaluer la cuisine indienne. En revanche, j'avais pas vraiment anticipé les effets secondaires que ça pourrait avoir. C'est peut-être qu'une coincidence, mais depuis que je mange indien, ma vie a tendance à ressembler à un film de Bollywood. Je ne te parle pas des décors et des costumes, on n'en est pas là, mais il se passe tellement de trucs à la fois comiques et improbables que parfois je me dis que le mec qui écrit le scénario a un peu trop traîné dans les ashrams. Donc je te préviens : oui le cheese naan c'est bon, mais faut pas se laisser avoir par l'aspect inoffensif du pain chaud et du fromage fondu, ce truc est hautement addictif et c'est loin d'être une drogue douce. Je t'aurais prévenu.

Poulet tandoori et curry de légumes

Temps de préparation : 1h

Pour 4 personnes :

- 6 filets de poulet
- 1 pot de pâte tandoori (j'achète celle de chez Patak's)
- 2 oignons
- 5 carottes
- 5 pommes de terre
- après ce que tu veux comme autre légume : 1/2 chou-fleur,2-3 navets, 1 tête de brocoli, 1/4 céleri boule
- 1 petite boîte de tomates pelées
- 1 gros pot de crème fraîche
- des épices : alors moi j'utilise le mélange d'épices "Retour des Indes" de chez Roellinger (je ne le dirais jamais assez ces mélanges sont top) + du cumin. Mais tu peux faire un mix avec ce que tu as chez toi : 5 épices, curry, gingembre, coriandre...

Emincez les oignons. Faites-les revenir avec un peu d'huile d'olive dans une cocotte. Ajoutez les épices, à vous de voir la quantité, ça dépend de si vous aimez très épicé ou pas.

Coupez les légumes en morceaux (sauf les tomates). Mettez les dans la cocotte. Mélangez bien. Couvrez d'eau. Fermez avec le couvercle et laissez mijoter à feu moyen 35 minutes.

Pendant ce temps, émincez le poulet en morceaux, faites revenir à la poêle jusqu'à ce que les morceaux soit dorés. Baissez le feu, ajoutez la moitié du pot de pâte de tandoori, puis la moitié du pot de crème. Mélangez bien.

Baissez le feu sous les légumes, ajoutez les tomates coupées grossièrement. Laissez cuire encore 5 minutes, puis ajoutez le reste du pot de crème.

Servez le tout avec du riz.
 
Le truc rose, c'est le poulet, le truc jaune, c'est les légumes, le truc qui ressemble à une crêpe râtée, c'est le cheese naan

Cheese naan

Temps de préparation : 15 minutes (+ 1h de repos)

Pour 4 cheese naan :

- 375 g de farine (+ 25 g pour fariner sont plan de travail)
- 1 sachet de levure de boulanger (y'en a des Francine chez Monop)
- 250 mL d'eau
- 2 càs d'huile d'olive
- 1 bonne pincée de sel
- 1 boîte de vache Kiri (oui le cheese naan est la seule et unique excuse à la consommation de vache Kiri)

Bon maintenant que j'ai un Kitchenaid, je peux faire ma crâneuse. Versez la farine, le sel et la levure dans le bol, mélangez à vitesse 2 avec le batteur plat.

Remplacez le batteur plat par le crochet pétrisseur. Lancez-le à vitesse 2 et versez progressivement l'huile d'olive, puis l'eau tiède. Laissez-le mélanger jusqu'à obtention d'une boule de pâte. Ajoutez de la farine si la pâte est trop collante.

Si tu n'as pas de robot magique, tu fais tout pareil, mais à la main.

Couvrez avec un linge propre et laissez reposer 1h à température ambiante.

Divisez la boule de pâte en 4 pâtons.

Farinez votre plan de travail et votre rouleau à pâtisserie. Abaissez la pâte en formant un cercle. Au centre, déposez 2 Vaches Kiri, refermez la pâte sur elle-même (ça fait comme un gros chausson), collez bien les bords et passez un petit coup de rouleau dessus pour que la Vache Kiri s'étale.

Faites cuire 3 minutes de chaque côté à l'aide d'une poêle antiadhésive (type poêle à crêpes).



Lassi à la mangue

Temps de préparation : 15 minutes

Pour 4 personnes :

- 2 belles mangues
- 1 petite brique de lait de coco
- 1 yaourt à la grecque
- 3 citrons verts
- 2 càs de sucre

Mixez la mangue avec le lait de coco, le yaourt, le jus des citrons et le sucre. Goûtez, rectifiez, c'est prêt.



mercredi 23 novembre 2011

C'est pas toi, c'est moi - Soupe de fânes de radis

J'ai longtemps hésité avant de t'écrire. C'est bête, mais j'avais peur que tu le prennes mal, alors que vraiment, y'aurait pas de raison. Maintenant, ça fait huit mois qu'on se connaît, je pense qu'on peut régler ça entre adultes. Je ne veux pas tout remettre en cause, jusqu'à présent notre relation m'allait très bien comme ça.  Non vraiment, j'adore nos petits rendez-vous du mardi. Au début, je dois dire que j'ai été agréablement surprise, je ne m'y attendais pas. Et puis tu as réussi à m'étonner et parfois même à me faire rire et je ne veux pas qu'on perde ça. Je sais que ce n'est pas toujours évident pour toi, donc je ne veux surtout pas te mettre la pression...

...mais franchement, monsieur-qui-fait-les-paniers-bio, des radis toutes les semaines??? C'est pas sérieux! Oui, j'aime les radis! Mais pas tout le temps! C'est pas non plus comme si on pouvait faire mille trucs avec. Tu connais beaucoup de gens qui disent : "oh! des bons ptits radis! trop la folie! j'adore ça, je pourrais en manger tous les jours!". Non. Et tu sais pourquoi? Parce que le radis, c'est sympa, c'est joli, mais c'est quand même pas le légume le plus excitant de la planète dans le sens où tu peux le manger comme ça avec du beurre ou faire de la soupe avec les fânes. Voilà. That's all. Bref, si tu veux qu'on reste copains, les radis, il va falloir que ça s'arrête là.

Soupe de fânes de radis

(qu'on pourrait croire que c'est une recette de la guerre de ma grand-mère, mais même pas)

Temps de préparation : 10 min + 30 min de cuisson

Pour 4 personnes :

- les fânes (=feuilles au cas où t'aurais pas encore compris) d'une botte de radis
- 3 pommes de terre moyennes
- 1 cube de bouillon de volaille bio
- 2 c. s. de crème fraîche
- beurre



Nettoyez et égouttez les fânes.

Dans une cocotte, faites les revenir dans le beurre.

Pendant ce temps, épluchez les pommes de terre et coupez les en cubes.

Ajoutez les patates dans la cocotte avec le cube de bouillon émietté. Couvrez d'eau. Laissez cuire 30 minutes à feu moyen.

Mixez, ajoutez la crème fraîche et rectifiez l'assaisonnement.

lundi 14 novembre 2011

Les plats pansements ou du bon usage des recettes de grand-mère le dimanche soir

Hier soir, j'ai eu une petite discussion avec mon organisme :

"- Dis donc, tu te fiches de moi? Qu'est-ce qu'on avait dit dimanche dernier?
- Ah, ça y est, ça recommence, tu peux pas me lâcher deux minutes?
- Ouais, bah excuse-moi, mais t'as encore poussé le bouchon un peu loin! Tu crois vraiment que c'était utile le huitième shot de la soirée?
- Attends! Y'avait des shots au crumble! Je pouvais pas ne pas y goûter!
- Bah voyons, et la vodka-get 27, tu sais pas quel goût ça a peut-être?
- Oui, là, d'accord. Mais bon, je te rappelle qu'à partir de 3h, j'ai bu que de l'eau. Tu vois j'ai pensé à toi.
- Et ben visiblement, c'est pas à moi que tu penses quand tu t'habilles! Va falloir penser à arrêter de te balader à moitié à poil!
- Ben tu me l'as bien fait payé je crois. Une bronchite et une rhino en un mois, ça commence à faire pas mal.
- Mais ma grande, tu peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre! Si tu te couches à pas d'heure et que tu bois plus que tu ne manges, faut pas te plaindre d'avoir le cheveu terne, des cernes calvaires et le fessier flasque! D'ailleurs, ça en est où la gym suédoise?
- Oui, alors là, toutes mes confuses, j'ai râté les inscriptions.
- Le subconscient te dirait : acte manqué.
- Le subconscient, je l'em....Ahem. Bon. Allez, fais pas la tête. Promis à partir de demain, ça va aller mieux. Je vais boire des litres de thé vert. On va aller à la piscine. Et tiens, je te fais un petit plat rien que pour toi, ça te dit?
- Mouais, tu t'en tires bien. En revanche, si tu recommences le karaoké sur Vivo per lei, je te colle un préavis de grève des cordes vocales.
- Ben pour une fois, on est d'accord."

Donc pour éviter le divorce, je prépare un plat pansement, on pourrait aussi appeler ça un plat doudou. Tu sais ces trucs que tu manges quand t'as la crêve, la gueule de bois ou que tu es tout simplement au fond du rouleau, au bout du panier. Ben moi, dans ces cas-là, je fais toujours la même chose :

Le purée-jambon de ma grand-mère.

Comme toutes les recettes de ma grand-mère, ça marche au pifomètre. Y'a pas de proportions, c'est que du feeling. Mais tu verras, quand tu auras atteint la bonne consistance, toi même tu sauras.

Il te faut :
- des pommes de terre
- du lait
- du jambon
- du beurre



Epluchez les pommes de terre et les faire cuire à l'eau. Quand elles sont bien fondantes, égouttez-les. Là, y'a deux écoles. Ma grand-mère passe le tout au moulin à légumes. Moi j'avoue que j'ai pas le courage. Soit j'utilise un écrase purée, soit je mets tout dans le kitchenaid.

Remettre la cocotte sur le feu, ajoutez du lait et du beurre jusqu'à obtention d'une texture satisfaisante. Salez, poivrez.


La soupe aux lettres de mon arrière grand-mère

Et même que elle a vécu jusqu'à 98 ans. Je sais pas si c'est la soupe où le fait qu'elle ait été veuve très tôt (j'ai une grande théorie sur le lien veuvage-longévité), mais dans le doute...

Là aussi, c'est un peu avec ce qui traîne chez toi :
- des légumes : pommes de terre, carottes, poireaux, oignons...
- un bouquet garni : laurier, thym, etc...
- des pâtes en forme de lettres



Epluchez et coupez grossièrement les légumes. Mettez le tout à cuire à la cocotte avec le bouquet garni, un peu de gros sel et quelques grains de poivre.

Quand les légumes sont cuits, ajoutez 2-3 poignées de pâtes. Quand les pâtes sont cuites, c'est prêt. Magique.

Y'a aussi les pommes cuites, le chocolat, les bonbons, le thé vert, le citron-miel, les coquillettes au bouillon, la soupe miso et les sushis. Et le ume-shu, mais seulement quand j'ai pas la gueule de bois.

mercredi 19 octobre 2011

Je ne suis pas contre les soirées déguisées. Le problème, c'est le déguisement. A une époque où le fait d'être grosse, moche, mal habillée et de suinter le whisky coca était la norme, on optait sans hésiter pour le déguisement ultra moche mais franchement rigolo. Mais désormais, l'ambiance est plus au concours de garde-robe, oeil charbonneux et talons hauts. Le défi consiste donc à trouver un déguisement qui ne serait pas trop Britney Spears sans pour autant tomber dans le Chantal Goya. Après mûre réflexion, j'ai décidé de me déguiser en Blanche-Neige, le côté princesse mais en même temps référence à l'enfance, ça paraissait être une bonne idée. Et puis j'ai fouillé sur internet, et je me suis rendue compte que l'offre proposée par l'industrie du déguisement se limitait à ça :

"Blanche-Neige a arrêté les pommes empoisonnées mais s'est un peu lâchée sur les Choco-Trésor" OU "Blanche-Neige a quitté la forêt enchantée pour le Bois de Boulogne, ça paie mieux"

                                   v29206 costume-adulte-blanche-neige-sexy-taille-m40-42

Et après de nombreuses recherches, je peux vous dire que c'est sensiblement la même chose pour la Belle au Bois Dormant, Cendrillon, Jasmine et encore, je vous parle même pas du Petit Chaperon Rouge.

J'ai exactement le même problème avec les citrouilles, les potirons et autres potimarrons. C'est pas que j'aime pas ça, c'est que rien ne me fait vraiment envie. Quand j'en ai, je les regarde pendant des semaines et je me dis : "Purée avec des pommes de terre? Non. Rôtis avec de la sauce soja? Non? En gratin avec du reblochon? Toujours pas.". Et puis cette semaine, j'ai eu une révélation : "En soupe avec des champignons, du lard grillé et des brisures de noisettes". Ca a été validé le soir même par mon colloc et ma colloc adoptive.

Bon, maintenant, j'espère avoir une illumination concernant le costume. Je ne désespère pas, Halloween c'est dans 15 jours.

Soupe de potimarron, champignons et lard grillés, brisures de noisettes


Temps de préparation : 25 minutes (+30 minutes de cuisson)
Pour 4 personnes :
- 1 potimarron pas trop gros
- 2 poireaux
- 1 oignon
- 400 g de champignons (ce que vous avez : paris, girolles, rosés...)
- 8 tranches de lard
- 1 cube de bouillon de volaille
- 1 gousse d'ail
- 1 belle poignée de noisettes

Emincez l'oignon et les poireaux. Faites les suer avec du beurre dans une cocotte 5 minutes à feu moyen.

Videz le potimarron, épluchez-le et coupez-le en cubes.

Ajoutez le potimarron et le cube de bouillon dans la cocotte. Recouvrez d'eau. Faites cuire à feu vif pendant 30 minutes.

Pendant ce temps, émincez les champignons et coupez le lard en gros dés. Faites revenir le tout à la poêle avec une cuillère à soupe d'huile d'olive, une branche de thym et la gousse d'ail coupée en deux.

Ecrasez grossièrement les noisettes, faites les torréfier au four.

A la fin de la cuisson du potimarron, mixez le tout. Ajoutez du bouillon au besoin, réctifiez l'assaisonnement.

Retirez l'ail et le thym des champignons au lard. Dressez la soupe dans chaque assiette, ajoutez les champignons au lard, saupoudrez de brisures de noisettes.

                                          potimarron 007

vendredi 14 octobre 2011

Les carottes à la marocaine, l'huile d'olive, la burrata et les pochettes surprises

Quand j'étais un troll, dans les boulangeries on vendait des pochettes surprises. C'était pas joli, on pensait à l'époque que les couleurs criardes attiraient les enfants, y'avait beaucoup de carton mais pas beaucoup de bonbons et c'était pas une surprise puisqu'il y avait toujours la même chose dedans. Bref, c'était naze, mais avec ma soeur ça nous rendait dingues, au moins autant que les Kinder. Franchement un enfant, ça a des joies simples. Depuis, j'ai un peu grandi, je mange moins de bonbons mais j'adore toujours autant les surprises. Donc l'autre jour au Salon Gourmet Food & Wine quand on nous a annoncé qu'on nous donnerait chacun un sac avec un ingrédient et qu'il faudrait faire une recette avec, j'ai eu à nouveau 8 ans. J'étais en mode pêche à la ligne à un goûter d'anniversaire, j'ai tenté de deviner ce qu'il y avait dans les paquets, j'ai essayé de tricher en regardant dedans, j'ai hésité mille ans et puis je me suis rappelée que j'étais une adulte et j'ai pris celui qui était devant moi pour faire croire que j'étais bien élevée. Et tadam!
Le packaging était tellement joli qu'au début j'ai cru que c'était une bouteille de whisky, aka le seul alcool au monde que je déteste, la poisse. En y regardant de plus près j'ai vu que c'était une bouteille d'huile d'olive "fruité vert" du Domaine du Bois Gentil. Trop contente, j'adoooooore la bonne huile d'olive. Et celle-là est vraiment top. D'abord elle est faite aux Baux de Provence, elle a une AOC et franchement rien que ça, ça sent bon la garrigue. Au goût, y'a pas photo : fruitée sans aucune acidité, des notes végétales subtiles, bref une merveille pour sublimer un assaisonnement. Faites un tour sur leur site, en ce moment ils vous offrent une bouteille pour une achetée : http://www.domaineduboisgentil.fr/. Ils ont aussi un blog de recettes avec plein de bonnes idées.
Passons à la question qui vous intéresse : que fait-on avec une bonne huile d'olive?



Réponse 1 : des tomates-mozza améliorées, un classique qui a fait ses preuves
Tu sers de la burrata avec des belles tomates coupées en tranches. Tu sales, tu poivres, tu coupes du basilic frais si tu en as, tu assaisonnes avec ton huile d'olive. J'ai fait ça à mes copines le week-end dernier, la magie a opéré direct, Manue a roulé des yeux, Julie a eu un orgasme culinaire, ça a été un grand moment.

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Réponse 2 : des carottes à la marocaine, l'huile d'olive c'est pas que pour la cuisine provencale
C'est la recette que je fais à tous les apéros. Ca change des chips et tout le monde adore. C'est clairement l'assaisonnement qui fait l'intérêt du plat, donc j'utilise une bonne huile d'olive et de bonnes épices.
Temps de préparation : 20 min (+30 min de cuisson)

Pour un beau saladier :
- 6 carottes
- 2 gousses d'ail
- 2 citrons
- 2 cuillères à café d'un mélange d'épice. Cumin, curry, paprika, ce que vous avez sous la mains. Moi j'utilise la Poudre des Fées de Roellinger.

Epluchez les carottes et coupez les en gros tronçons. Mettez les à cuire dans une casserole d'eau bouillante. Laissez les 15-20 minutes selon leur taille, elles doivent être encore fermes.
Pendant ce temps, émincez finement les gousses d'ail et pressez le jus des citrons.
Quand les carottes sont cuites, faites les revenir avec l'ail à la poele dans 3 cuillères à soupe d'huile d'olive. Ajoutez les épices, salez, poivrez. Déglacez avec le jus des citrons.
Servez froid de préférence. Parsemez de coriandre hâchée.

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Un grand merci à Claire de Longeaux, directrice du Salon, qui nous a réservé un accueil aux ptits oignons et à Chef Damien pour sa démo express très efficace.

mardi 30 août 2011

Pour en finir avec la courgophobie...Salade croquante de jeunes courgettes, tomates cerises et feta

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Comme le dit ma maman, "tout ce qui est petit est mignon". Et ben c'est tout à fait le cas pour les courgettes, non seulement c'est tout mimi quand c'est petit mais en plus c'est bon. Alors si vous avez un potager ou que vous en trouvez au marché, n'hésitez pas à les manger crues, elles ont une texture croquante très agréable. Et puis cette salade avec ses belles couleurs, c'est une façon de prolonger un peu l'été. Je veux pas jouer les Cassandre mais dans quelques semaines ce sera à nouveau topinambours, potirons et rutabagas, alors si vous voulez stocker de la chlorophylle, c'est maintenant.

Temps de préparation : deux temps trois mouvements !

Pour une belle salade :

- 3 courgettes jeunes
- 2 belles poignées de tomates cerises
- 1/2 bloc de feta (là on m'avait offert un fromage allemand de l'épicerie russe près de chez moi, trop bon! Mais la feta, ça le fait aussi)
- huile d'olive

Lavez les courgettes et otez le pédoncule. Coupez les en fines tranches.
Ajoutez les tomates cerises entières et la feta émiettée.
Salez, poivrez, arrosez d'un filet d'huile d'olive.

Le détail qui tue : utilisez une huile d'olive bien fruitée. Vous pouvez aussi ajouter un trait de jus de citron.

                                              hjhj 028