mardi 3 mars 2015

Top chef dans l'assiette : 2 restos parisiens des anciens candidats au banc d'essai

Il m'est arrivé un truc super craignos. Au départ, j'ai pas du tout compris ce qui se passait. Je me suis débattue, j'ai continué à faire comme d'habitude. Mais il a fallu me rendre à l'évidence, c'est elle qui a gagné. Il faut dire qu'elle m'a bien eu cette connasse de grippe ! Visiblement, on a été un paquet de victime, traumatisés par l'expérience : "Non mais toi aussi t'as eu la grippe? J'ai cru que j'allais mourir!!!! C'était hooooooorrible!", "M'en parle pas, j'ai manqué plein de soirées, j'ai pris un retard de ouf au boulot, j'ai perdu 2 kilos, je suis carrément rentrée chez ma mère, qui a essayé de me remettre en point à coups de vitamine C, de bonbons à l'eucalyptus, d'huiles essentielles, de citron chaud au miel, la cata". Le seul truc à peu près positif, c'est que j'ai eu le temps de mater tous les replays de Top Chef. Tous les ans, quand la nouvelle saison démarre, ça redevient un sujet de conversation. Du coup je suis plus à la ramasse puisque j'ai enfin un avis sur le nouveau jury (et notamment Etchebest, Meilleur Ouvrier de France des têtes-à-claques), sur l'espèce de voix-off débile qu'ils ont cru obligés de mettre en place et sur les nouveaux candidats. Mais le seul débat intéressant, pour ceux qui aiment vraiment la bouffe, et pas seulement à la télé, c'est ce que donne tout ce petit monde en cuisine. Alors comme à Paris, on a la chance d'avoir un joli portefeuille d'adresses tenues par des anciens candidats et des jurés, je vous ai préparé un petit topo, on commence par les candidats :

Pierre Sang in Oberkampf, la cuisine d'instinct


Pierre Sang est resté mon chouchou inconditionnel toutes saisons confondues, je rêvais donc depuis longtemps de lui claquer la bise et de faire la groupie de goûter sa cuisine, mais promis, j'ai fait de mon mieux pour être objective ;) Le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai pas été déçue par sa cuisine. Frais, malin, intuitif, audacieux, tout en étant précis, un vrai sans faute. Gros coup de coeur pour l'entrée décerné par notre jury de copines ce soir-là : un saumon cuit à très basse température, des herbes super bizarres mais avec une texture vraiment intéressante, des morceaux de chips de crevettes, génial. Et jolie surprise pour le plat qui d'apparence classique, est sublimé par des condiments coréens peu connus de nos palais.

j'ai toujours pas retrouvé comment s'appelle cette herbe bizarre, mais ce saumon presque confit, une tuerie!



Au delà de la cuisine, le côté sympa c'est que l'esprit du resto dans son ensemble correspond à son chef : généreux, sympa et authentique. La déco est chouette sans être hyper branchouille, la grande table d'hôte au centre apporte un côté convivial sans chichis. Le staff est sympa et attentionné, ce soir-là, je me sentais pas au top (le début de grippe justement) et on a demandé à avoir un truc plus light que la formule en 6 plats, ils ont été adorables et ont accepté exceptionnellement de nous faire une formule en 3 plats. Bref, un professionnalisme et une bienveillance à l'image du chef, souriant et volubile, qui passe de tables en tables pour s'assurer que tout le monde passe une bonne soirée. 

"Y'a du croquant, y'a du fondant, y'a du glacé, ça c'est un dessert malin"

La table d'hôte avec le staff en face, convivial et curieusement intime
Pierre Sang a voulu offrir à ses clients une cuisine gastronomique dans sa technique, mais accessible. Pari réussi : la formule à 39€ en 6 plats est clairement un des meilleurs rapport qualité-prix de Paris et l'endroit est une très belle adresse pour de sympathiques dîners en petit comité. Bonne nouvelle, face à l'affluence, une deuxième adresse, Pierre Sang in Gambey, a ouvert à moins de 100 mètres, j'y fonce à la première occasion!

Pierre Sang in Oberkampf, 55 rue Oberkampf, Paris 11. Ouvert tous les jours, sans réservation, 39€ les 6 plats.

A Noste, le tapas chic par Julien Eboué


Julien Duboué, c'était le candidat à l'accent du Sud-Ouest qui a fait plusieurs apparitions dans différentes saisons. Propriétaire du resto Dans les Landes, il a récemment quitté cette première adresse pour créer A Noste. Si la cuisine est restée la même, le moins qu'on puisse dire c'est que cette fois-ci, il a vu plus grand, plus central, plus tendance, plus marketé. Au rez-de-chaussée on se partage des tapas sur les grandes tables d'hôtes, on boit un verre au bar en attendant sa table ou pour finir la soirée, on peut aussi grignoter des sandwichs basques dans le vieux combi Renault transformé en mini temple du street food. A l'étage, ambiance plus calme, on peut goûter à la version gastronomique de la cuisine du chef.

L'objet du délit : le maki de foie gras, rien à voir avec les saletés signées Robuchon pour Sushi Shop
Pour les desserts aussi, on fait dans le léger : choux à la crème à tremper dans une sauce caramel
Le classique de la maison : les chipirons frits!
Côté assiette, la carte a évolué mais le concept reste le même : des tapas mêlant tradition landaise et nouvelle cuisine. C'est très très bon, hyper gourmand, travaillé, une vraie tuerie pour le salé comme pour le sucré. La cave n'est pas en reste et l'armagnac à la framboise en fin de repas fait le taff. Entre copines, c'est un de nos spots préféré quand on a envie de faire une vraie bonne bouffe (et qu'on n'a pas prévu de sortir après, parce qu'on sait bien qu'après ça, on va littéralement rouler vers nos lits). 


Le fil rouge avec ampoule à nu, une vraie tendance déco des années 2010
Le seul truc un peu énervant, c'est le côté cash machine de l'endroit : on ne peut réserver qu'à partir de 8 personnes soit au service de 19h30 soit au service de 21h30 et dans ce cas c'est menu imposé à 39€ (quasiment open tapas, très honnêtement ça les vaut). Ils attendent que tout le monde soit là pour lancer le service et si vous êtes arrivés à 19h30, à 21h25 on vous indique qu'il serait bienvenu de finir votre bouteille de vin au bar. Alors certes le double service, c'est devenu assez récurrent à Paris et on est bien prévenus du fonctionnement lors de la résa, certes c'est un super bon moyen de pouvoir servir les gens rapidement, mais on ne peut pas dire que le service efficace mais hyper speed et le chef, peu souriant, s'arrêtant surtout aux tables de ses potes, contribuent à contrebalancer ce point. Qu'on s'entende bien : les tapas sont toujours aussi dingues et on passe un bon moment, mais à 60€ par tête vin compris, on s'attend à quelque chose de top et en changeant de taille, le concept a malheureusement un peu perdu de son âme.

A Noste par Julien Duboué, 6 bis rue du 4 septembre, ouvert 7j/7. Réservation uniquement pour le resto gastro à l'étage (60€ le menu dégustation) et à partir de 8 personnes pour les tapas. 01.47.03.91.91



samedi 31 janvier 2015

Les charmes méconnus du cocktail et de l'Artisan, Paris 9

"Les cocktails, c'est bien un truc de meuf", "Et sinon, on peut pas aller dans un truc où y'a des bières pas chères?", "Non mais moi j'aime bien les cocktails, c'est juste que j'aime pas quand y'a des fruits, j'vais plutôt prendre un sky-coke". Et dire qu'en 2015, il y encore des gens qui pensent que le cocktail c'est du hard vaguement mélangé à du jus de fruits, qui donne mal au crâne le lendemain quand il est fait maison et mal au compte bancaire quand il est fait par quelqu'un dont c'est le métier. Alors que le cocktail, c'est presque un art de vivre. Le cocktail en soirée, c'est d'abord ce moment de convivialité, où celui qui a préparé, souvent le même, qui a clairement trouvé le bon plan pour éviter la vaisselle, fait goûter aux autres. S'en suit un débat quasi identique d'une fois à l'autre, pour savoir si ça manque de citron, ou bien de Cointreau, nan en fait peut-être que ça manque de vodka et surtout si c'est aussi bien dosé que la dernière fois. Du coup, à force de tester le dosage, on a fini la moitié du saladier avant même d'avoir commencé. Ce qui reste un très bon prétexte pour en faire un deuxième. Le cocktail, c'est aussi le truc qui peut sauver une soirée, au moment où ta pote s'endort sur le canap et commence à checker les taxis dispo, bam il suffit de dégainer une deuxième tournée de Cosmo pour la retrouver 4h après à brailler du Jean-Jacques Goldman. Et souvent le cocktail, c'est un peu le pilier de la soirée entre copines. Au premier on parle boulot, au second on parle ragots, au troisième on s'aperçoit que le barman n'est plus très concentré et tend l'oreille pour écouter les détails croustillants, au quatrième, il ose à peine nous interrompre pour nous servir. On avait complètement oublié sa présence et pourtant, finalement si on passe une bonne soirée c'est un peu grâce à lui. 

D'ailleurs, que vous soyez fana ou pas encore convaincu, cette semaine c'est la Paris Cocktail Week! Une super chouette initiative où les meilleurs bars de la capitale vous propose des cocktails à prix tout doux. Foncez, c'est le dernier soir! Si vous ne deviez en choisir qu'un, je vous conseille mon chouchou du moment :

L'Artisan, le bar-resto de ceux qui n'aiment pas choisir

Qu'est-ce qu'on mange ?

De délicieux petits plats de la taille d'une grosse entrée et des charcuteries, olives à grignoter. Les plats sont tout simplement excellents, j'y suis allée deux fois en 10 jours pour retourner manger leurs calamars sauvages façon carbonara, frais, audacieux, crémeux mais pas lourd, une tuerie! Et puis la vraie question, c'est surtout qu'est-ce qu'on boit? Du vin si on a envie, mais plutôt la spécialité de la maison : des cocktails comme je les aime avec ce qu'il faut d'amertume et d'acidité.

Du gin, du cidre, du gingembre et surtout du sureau! J'adore le sureau.

L'objet du délit, si jamais ça venait à disparaître de la carte, je ne réponds plus de mon état mental.

D'habitude mes copines me tendent leur assiette en disant "Vas-y Soso, prends ta photo", mais ce soir-là Agathe avait TRES FAIM et on la comprend


C'est quoi l'ambiance ?

SoPi à mort ! Toujours du monde, un fond musical sympa, une déco très réussie avec un beau comptoir central, une lumière tamisée, de l'ambiance dès 20h et jusqu'à 2h du mat. Le concept a tout pour séduire les bobos du quartier...ce que j'adore c'est le côté hybride entre le bar et le resto, pour une fois on n'est pas obligé de choisir entre un bon plat et un bon cocktail. Au bar comme en salle, le service est sympa et efficace.

Le genre de truc qui augure une bonne soirée

Le hipster barbu au premier plan confirme l'info : l'endroit est estampillé South Pigalle

J'y laisse un bras / un oeil / la peau des fesses ?

Avec des cocktails entre 11 et 13€ et des petits plats entre 7 et 13€, l'addition monte assez vite. Mais comparé à une soirée où on fait resto, puis bar à cocktail, au final on s'y retrouve.

L'Artisan, 14 rue Bochart de Saron, Paris 9.   




mercredi 14 janvier 2015

Un peu de beurre blanc dans ce monde de brutes

Si j'avais une ligne éditoriale un peu cohérente et une quelconque stratégie en termes de mots clés, je ferais un article sur la galette des rois. Mais ici, c'est pas comme au bureau, les statistiques on s'en fout. Et en plus j'ai franchement pas grand chose à dire sur la galette des rois. C'est vrai que c'est plutôt bon, mais en même temps sans plus, genre ça te manque pas le reste de l'année. Autant tu peux avoir une envie de tartiflette au mois d'août, autant la galette, une fois par an, c'est ni trop ni trop peu. Et puis comme dirait ma pote Julie, ça reste deux rouleaux de pâte feuilletée avec de la poudre d'amande, pour 24 balles, t'imagines la marge qu'ils font dans les boulangeries ? C'est son côté analyste financière, mais c'est pas faux. En plus, j'ai toujours la fève (même si cette année j'ai un peu triché), du coup c'est énervant pour les autres. Bref, pour 2015, j'ai pas envie de vous donner une énième recette de galette des rois, je vais partager un truc un peu plus perso : mon fameux beurre blanc aux échalotes. La recette que mes potes me réclament à chaque repas de Noël, que j'ai répétée des dizaines de fois au téléphone, guidant les plus téméraires qui ont voulu s'y risquer. Le truc pas hyper technique mais qui te vaut à chaque fois des "wahou, mais comment t'as fait???? c'est trop bon!", un peu comme quand à 15 ans t'étais la seule à savoir faire une mayo maison et que ça impressionnait trop tes potes, qui eux n'avaient de compétences manuelles qu'en roulage de pétard (ce que j'ai toujours été infichue de maîtriser, comme quoi, chacun son truc). Bon, donc je vais vous expliquer ça pas à pas et tout va bien se passer :

La beurre blanc aux échalotes pour les nuls 

Temps de préparation : 20 min (on a dit pour les nuls)

Ingrédients :

- 2 échalotes
- 1 oeuf (on a besoin juste du jaune)
- 125 g de beurre
- 1 grand verre de vin blanc (de cuisine ou un fond de bouteille qui traîne, c'est pas utile de le faire au Pouilly)

Etape 1 : gérer l'échalote

On commence par ciseler les échalotes. Ouh la, premier terme technique...par ciseler, j'entends couper en tout petits morceaux (mais en morceaux quand même, n'en faites pas de la bouillie).

On met les échalotes ciselées dans une petite casserole. On recouvre avec du vin blanc. On met le tout à feu vif et on arrête quand tout le vin blanc s'est évaporé. En attendant, on coupe le beurre en dés, ce qui est fait n'est plus à faire. Jusque là, fastoche.


L'échalote, c'est comme l'oignon, ça fait couler ton mascara et ça laisse une odeur sur les doigts. Mais faut être honnête, c'est quand même très bon.


Etape 2 : tout miser sur le jaune d'oeuf

Hors du feu, on ajoute le jaune d'oeuf, une cuillère à soupe d'eau, on sale et on poivre. On mélange le tout au fouet. C'est de l'incorporation du jaune d'oeuf que dépend la texture de la sauce.


Ca doit ressembler à ça : une échalote bien translucide, une texture encore assez liquide


Etape 3 : maîtriser le bain-marie

Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, le bain-marie, c'est ni plus ni moins qu'une petite casserole qui trempe ses fesses dans une grande casserole remplie à moitié d'eau bouillante.

Deux-trois trucs à éviter pour que ça se passe bien :
Mettre trop d'eau sinon quand on fouette sa sauce, on risque d'en foutre partout
Mettre le feu trop fort pour la même raison

On est confiants, on est chauds on y va. Quand l'eau bout à petits bouillons dans la grande casserole, on met la petite dedans. On fouette sans s'arrêter environ 1 minute, c'est là que tout se joue. Si on ne laisse pas assez longtemps, l'oeuf ne jouera pas son rôle de liant et la sauce sera trop liquide. Si on laisse trop, le jaune va cuire et la sauce va "trier" (ça c'est quand la texture n'est pas homogène, comme si il y avait des petits bouts et du coup c'est foutu).

On ajoute le beurre d'un coup, sans s'arrêter de fouetter. On goûte et on corrige l'assaisonnement.

Etape 4 : trouver l'accord subtile

On peut servir ça avec n'importe quel poisson, ça marche à tous les coups. Et puis le top du top, c'est les Saint Jacques juste poêlées au beurre noisette avec une fondue de poireaux (tu éminces tes poireaux, tu les fais suer dans le beurre, quand c'est cuit tu ajoutes de la crème fraîche, sel, poivre et un peu de muscade), une petite tuerie!


De la crème, du beurre, les légumes et les fruits de mer, c'est pour la déco






mercredi 17 décembre 2014

Nina, des adresses comme ça, j'achète !

Ouh lala, mais ça sent la poussière ici!!!! Rien de grave, il m’est arrivé un truc que beaucoup de gens connaissent : la période de charrette qui dure plusieurs mois et te fait frôler la burnoute. Le secret, c’est de s’en rendre compte avant que ça devienne trop grave. Heureusement, y’a quand même pas mal de signes avant-coureurs :
  • avoir la pêche pour sortir le vendredi soir, passer chez soi poser son PC, se maquiller, se faire un café et s’endormir sur son canapé
  • confondre sa crème corps et son après-shampoing, l’un étant beaucoup plus relou que l’autre
  • souhaiter "bonne journée" aux collègues qui quittent le bureau à 19h et pas du tout pour leur faire une vanne pourrie à la « tu prends ton aprèm ? », juste parce qu'on sait plus vraiment quel jour, quelle heure on est
  • ne pas mettre le nez dehors avant 15h le samedi, et encore, sortir uniquement parce que le frigo est désespérément vide
  • acheter une valise à roulettes d’auditeur pour les déplacements, qu’on finit par ne plus jamais ranger à force de la faire et la défaire
  • entendre les copines te dire « non mais t’as vu ta tête ? ma poule, tu ferais mieux d’aller te coucher ! » alors qu'on détaille avec enthousiasme le programme de la soirée
  • faire des petits-déj et des déjeuners de taf parce que de toute façon, il n’y a plus d’autres créneaux
Heureusement dans tout ça, y’a toujours des moments sympas. D’abord parce que j’adore mon boulot, ensuite parce que y’a un super resto qui a ouvert tout près de mon bureau :

Nina, le renouveau de la cuisine est là

On mange quoi ?

De la cuisine hyper créative, de supers bons produits assemblés avec une vraie inventivité. C’est frais, c’est osé, ça a du peps. Un coup d’œil à l’assiette suffit pour voir où on a mis les pieds. Je suis notamment assez dingue de leurs entrées, toujours réussies avec souvent des condiments maison assez incroyables. Les plats sont toujours très gourmands avec des viandes et des poissons d’excellente qualité et des légumes qui ont le goût de légumes, ça fait plaisir. Les desserts ne sont pas en reste, pas trop sucré mais toujours des textures bien travaillées. Bref, même le plus relou des déj d’affaires devient un pur moment de kiffe !


Pourquoi quand moi je fais une entrée, ça ne ressemble JAMAIS à ça?

Et là vous pouvez entendre des gens dire "youpi des poireaux et des navets", sisi


C’est quoi l’ambiance ?

Petite salle en longueur, cuisine entièrement ouverte (très sympa pour le spectacle, un tout petit peu moins pour les odeurs), le tout avec ce qu’il faut de modernité dans le décor. Ca vient de tout le quartier pour découvrir la cuisine du chef, qui aime bien prendre le temps d’échanger avec les clients et reçoit les compliments avec une gêne adorable.


L'ampoule dénudée est visiblement un must-have du resto parisien en ce moment


J’y laisse un œil / un bras / la peau des fesses ?

Foncez-y avant qu'ils ne montent leurs prix ! 17€ entrée/plat ou plat/dessert, 20€ entrée/plat/dessert le midi, 34€ entrée/plat/dessert le soir. On peut aussi si on a envie de goûter à tout en plus petites portions commander une version « mosaïque », 4 le midi, 5 le soir pour le prix entrée/plat/dessert.


Même les desserts sont complètement ouf...


L’un dans l’autre…
Une excellente adresse pour tous ceux qui aiment être surpris par ce qu’ils mangent.



Nina, 139 rue du Château, Paris 14ème. 09 83 01 88 40, fermé dimanche et lundi, pensez à réserver!

dimanche 31 août 2014

Café Marlette ou les charmes discrets de la vie parisienne au mois d'août

Je mens un peu parce qu'au mois d'août, je n'ai été à Paris qu'en transit, le temps de défaire et refaire ma valise et d'arroser mes plantes (notamment mes tomates qui se refusent à rougir et pourtant, si comme moi elles entendent les locataires de l'hôtel contigu faire preuve de façon très sonore de la qualité de leurs services, y'a de quoi piquer un fard...les charmes de Pigalle...). Bref, se retrouver à Paris au mois d'août quand la majorité de tes potes s'amusent à se balancer des seaux de glaces pour la bonne cause dans des endroits tous plus paradisiaques les uns que les autres, ça fait rarement plaisir. Mais comme dans toutes choses, y'a des côtés positifs :
  • Quand t'appelles tes potes qui bossent tout le mois d'août pour leur proposer un verre, t'as l'impression que ça leur fait aussi plaisir que si tu leur avait dit que oui, t'étais dispo pour les aider à déménager de l'autre côté du périph un samedi matin à 8h
  • C'est le seul mois de l'année où plus personne n'a envie de parler boulot, ce moment de grâce où selon un accord tacite, les gens ne parlent que de leurs dernières vacances, de leurs prochains voyages, certes t'es à Paris mais tu as la tête ailleurs
  • Tu peux porter une marinière, des Bensimon, voire même un short, sans que personne te juge, comme si y'avait une trêve de la mode pendant un mois
  • Mine de rien, il y a moins de monde, et ça fait quand même drôlement plaisir de pas faire trois restos pour trouver une table en terrasse, et de pouvoir tester le brunch qu'on lorgnait depuis des semaines sans faire la queue 45 minutes :

Café Marlette, comme à la maison, en mieux

Mais c'est bobo tout plein !
On mange quoi ?

Des pâtisseries Marlette of course ! Si vous ne connaissez pas encore, Marlette, c'est la petite marque choutissime qui fait des préparations bio pour gâteaux. Packagings craquants, recettes qui font saliver et au final un super résultat. Ces gâteaux sont donc les stars des menus et pour le reste, ils ont eu une bonne idée, choisir de bons fournisseurs : café de chez Coutume, thés Lov Organic, beurre Beillevaire...J'arrête là le name-droping, oui c'est du marketing mais le résultat est là : c'est très simple (oeuf coque, jambon, fromage, pain, confitures, pâtisserie pour le petit déj, on a connu plus créatif) mais c'est bon. 

Du jambon à l'os, des mouillettes, un oeuf coque, un petit côté régressif sympa
 
Rhaaaa, les pancakes ! J'en aurais bien mangé une pile

C'est quoi l'ambiance ?

Un petit bout de terrasse, une partie boutique à l'intérieur et des banquettes qui donnent envie de s'installer pour se raconter les derniers ragots autour d'un thé vert et d'un financier. Le service est sympa et efficace malgré le monde. On y va aussi bien pour un petit-déj, qu'un déj, un brunch ou un goûter, à peine installé, on se sent comme chez soi. Une des nombreuses adresses aussi parisienne que conviviale qui font les charmes du quartier.

Du bois, du blanc, des appliques design, une recette qui marche

J'y laisse un oeil / un bras / la peau des fesses ?


J'ai été agréablement surprise par les prix plutôt sages pour la rue des Martyrs. J'avais pas assez faim pour un brunch complet à 25€, j'ai opté pour un gros petit-déj : boisson chaude + jus de fruit frais + oeuf coque, jambon à l'os et fromage + pain, beurre et confitures + 1 pâtisserie au choix, le tout à 19,50€ amplement suffisant !  

On en profite pour repartir avec quelques paquets, toujours une chouette idée cadeau

L'un dans l'autre...

Le bon spot dans le quartier auquel on pense pour un déj ou un goûter à chaque fois qu'on a la flemme de cuisiner.

Café Marlette, 51 rue des Martyrs, Paris 9. Tous les horaires sur leur site. Attention, ils ne prennent pas les résas !

dimanche 6 juillet 2014

Brunch du Royal-Monceau, le meilleur du luxe parisien

La semaine dernière, à une conférence de boulot, le directeur d'un grand palace parisien nous a livré sa vision de l'hôtellerie en 3 mots : "L'emplacement, le service et l'ego. L'ego parce que quand Gérard emmène sa fiancée boire un verre au bar de notre hôtel, et que la fille va le raconter à sa mère, on doit avoir une image suffisamment luxueuse pour que la mère réponde : "Ma chérie, Gérard est un homme merveilleux, épouse-le!"". A ce moment-là, j'ai eu sacrément envie de me marrer mais vu que dans ce genre de réunion, le simple fait d'être une nana de moins de 30 ans me place d'office dans la catégorie des minorités visibles, j'ai préféré pas trop me faire remarquer. Non mais on est sérieux ? Y'a encore des gens qui pensent que le luxe c'est du marbre, du mobilier Louis Philippe, des coupes de champ à 40€, des portiers serviles avec des gants blancs, des suites avec des bouquets de roses rouges? Ca fait peut-être rêver les russes, les chinoises et les américaines mais les parisiennes, j'y crois pas une seconde...En plus la dernière fois que je suis allée dans un endroit comme ça, y'avait Natalia Vodianova à la table d'à côté. Si tu te poses la question, oui, elle est absolument magnifique. Le genre de truc qui te fait immédiatement perdre toute confiance en ton pouvoir de séduction, très agaçant. Soyons honnête, j'adore le luxe, je mentirais si je disais le contraire, mais un mec qui m'emmènerait dans un truc comme ça, ça me mettrait hyper mal à l'aise. Au mieux, je me sentirais comme le vilain petit canard pas vraiment à sa place, au pire j'aurais l'impression d'être une poule de luxe qu'on cherche à impressionner. Heureusement, dans l'hôtellerie parisienne, y'a aussi des gens qui ont un peu la même vision du luxe que moi :

Brunch du Royal-Monceau, le meilleur du luxe parisien

On mange quoi ?

Comme dans tous les grands hôtels, ça fonctionne avec un buffet qui contient tout plein de trucs excellents. Pour la plupart des produits bruts mais d'une qualité exceptionnelle : charcuteries, fromages, bar à salades, légumes et fruits frais, saumon fumé, viennoiseries, confitures, desserts Pierre Hermé! En plus de ça, on vous sert à table des oeufs comme vous les aimez. Avec Agathe, on a opté à l'unanimité pour un oeuf parfait avec fondue de poireaux...une tuerie!!!! Rien que les mouillettes étaient dingues...Et puis si vous avez encore de l'appétit, il ont aussi un bar à pâtes pour la touche italienne. Attention, on n'est pas dans de la cuisine très moderne, y'a rien de bien créatif dans tout ça (sauf les pop-corn, super-idée!), mais tout est très très très bon.

Mon deuxième rêve dans la vie (juste après avoir un ilôt central) c'est avoir une machine à jambon comme celle-là

C'est quoi l'ambiance ?

Chic mais pas clinquant. Je ne suis pas toujours fana du style Starck, mais là il a fait du bon boulot. On a le sentiment d'être dans un cadre exceptionnel sans que ce soit too much. C'est confortable, élégant, calme, on s'y sent étonnamment bien. Mais la vraie différence c'est le service. Attentif, courtois, prévenant, sympathique. On est loin des serveurs au sourire coincé des grands hôtels qui vous regardent un peu de haut et interrompent votre conversation pour annoncer le nom du plat.

L'oeuf parfait : comme la marque du bocal et comme le nom de la cuisson à 60°, visiblement ils ont un service marketing au RM
J'y laisse un oeil / un bras / la peau des fesses ?

78€ le samedi pour un brunch "petit modèle" (à mon humble avis largement suffisant!) et 120€ le dimanche. Oui, c'est cher, on ne dira pas le contraire.

Tu crois que t'as plus faim et là tu vois que les desserts sont de Pierre Hermé...

L'un dans l'autre...

Un luxe à s'offrir pour une chouette occasion. Là pour le coup, si Gérard vous emmène bruncher là, vous pouvez l'épouser. Mais ça marche aussi si il vous fait des oeufs brouillés un lendemain de cuite ou un chouette plateau-télé devant Top-Chef.

Royal-Monceau, 37 avenue Hoche, Paris 8ème. Restaurant La Cuisine, pensez à réserver!

vendredi 27 juin 2014

Inaro : "boire, manger, refaire le monde", meilleur remède des trentenaires flippés

Y'a pas longtemps, on est allé voir Camille Chamoux entre copines. Mais si, t'as forcément vu dans le métro cette affiche avec une brunette en maillot de bain qui pose en body vert avec une tiare sur la tête, le tout barré d'un "Née sous Giscard". Et ben ça faisait longtemps que j'avais pas vu un truc aussi bien. Elle m'a bien fait marrer Camille avec son côté pince sans rire, je balance mais en même temps je ris de moi-même. En plus on a plein de points communs : moi aussi je me suis fait virer du cours de danse classique (ma mère était déçue mais elle a dû se rendre à l'évidence, j'étais archi-nulle), moi aussi j'ai du mal à supporter les jeunes parents (surtout ceux qui se sentent obligés d'évoquer les productions fécales de leur progéniture), moi aussi j'ai compris plein de trucs le jour où j'ai réalisé que le "ça va, c'est juste que je suis fatigué", c'était la phrase préférée des dépressifs pour masquer leur état (visiblement, quantité non négligeable d'adultes de mon entourage), moi aussi j'ai tendance à beaucoup beaucoup cogiter sur le sens de la vie en général et de la mienne en particulier. Je suis sortie du spectacle dans le même état qu'en sortant de son film Les Gazelles, avec le sourire, une pointe de mélancolie mais surtout avec le sentiment d'être hyper normale. Selon Camille, si on est tous flippés de la vie, c'est pas de notre faute, c'est générationnel. Si on a un peu de mal à trouver notre voie professionnellement, si on est over-connecté du 2.0 de la technologie mais que le dimanche on aime traîner dans les brocantes, si on est un peu bancal de la vie sentimentale, si on est tout plein bourrés de paradoxes quand on n'est pas bourrés tout court, c'est normal, c'est générationnel.

Alors après cette chouette soirée, qui en 1h30 a probablement fait l'effet de 3 mois de psychanalyse, j'ai emmené ma petite troupe dans mon bar à vins préféré. Je sais pas si c'est un truc de notre génération les bars à vins, je m'en fous pas mal, je trouve ça juste bien. T'arrives, tu t'installes, Johan ouvre une bouteille, tu te sens comme à la maison, en mieux, aucune angoisse pseudo-existentielle ne peut résister à la première gorgée de vin. Ca se passe chez :

Inaro, le bar à vins qui fait du bien

On mange quoi ? 

Que du produit au top ! Avec Johan et Pierre-Alexandre, les patrons, on a un peu la même philosophie : quand c'est bon, pas besoin d'en faire plus. Côté assiette c'est donc charcuterie, fromage et poisson fumé et c'est tout. Sauf que tout ce petit monde vient de chez les meilleurs producteurs : que de la super qualité et donc du goût! Côté dessert, on n'est pas en reste, que du fait maison, perso, j'essaye d'y aller les jours de baba ;) Mais la question c'est surtout "qu'est-ce qu'on boit?' : non seulement il y a une belle offre de vins mais il y a aussi de bons alcools (on ne pense jamais assez à la fin de soirée), notamment des rhums à tomber (littéralement).



C'est quoi l'ambiance ?

"Boire, savourer et refaire le monde", tout est dit ! J'y vais aussi bien en tête à tête avec un copain pour papoter en goûtant de nouveaux vins qu'en bande où on prend plusieurs planches à partager, des bouteilles, on rigole, on recommande, autant dire que la fin de soirée est souvent festive. L'ambiance est toujours hyper conviviale et le service aux petits soins. Johan et Pierre sont des passionnés qui prennent le temps de parler de leurs produits et de vous conseiller le vin qui va plaire selon votre envie du jour. Et si vous manquez d'inspiration, vous pouvez même leur faire confiance et leur laisser carte blanche, le seul risque c'est de rentrer à quatre pattes mais vous passerez une bonne soirée, promesse de scout !



J'y laisse un oeil / un bras / la peau des fesses ?

Soyons clairs, la qualité a un prix. Mais la bonne idée de chez Inaro c'est de proposer des prix différents selon la quantité pour la bouffe, de 6 à 27€ selon qu'on "passe juste dire bonjour" ou qu'on "partage tout" et selon la qualité pour le vin : du bon, du meilleur, de la balle, disponible au verre (à partir de 4€), en pichet (à partir de 17€) ou en bouteille (à partir de 22€). Du coup, y'en a pour tous les budgets, plutôt bien vu!



L'un dans l'autre....

Un super bar à vins à tester entre copains.

Inaro, 38 rue René Boulanger, 09.83.70.92.52. Métro République. Pensez à réserver!

"Née sous Giscard" par Camille Chamoux, au Théâtre du Petit Saint-Martin, c'est jusqu'à fin juillet, foncez, c'est canon!

By the way, si vous aimez ce genre d'endroits, allez faire un tour sur le très bon blog Paris by Wine, une petite pépite!

vendredi 6 juin 2014

Best of Istanbul part 2 : 3 restos, 3 ambiances

On reprend notre balade stambouliote, après avoir blablaté sur le quoi qu'on mange / quoi qu'on boit, venons-en au concret : les adresses!

Meze by Lemon Tree, la bonne table à ne pas rater


Après 3 jours de restos typiques, dans leur jus, dans lesquels on rentre au hasard, de street food bien locale, on avait envie d'un truc un peu plus...fin. Alors on a opté pour cette "valeur sûre" en plein Beyoglu, conseillée par plusieurs potes.

On n'a pas été déçus du voyage. La cuisine était excellente : du traditionnel, mais hyper frais, hyper délicat. Y'avait notamment un céviché complètement incroyable, au pays de la viande rôtie, ça fait drôlement du bien...Les mezzés étaient très quali et les plats qui ont suivi vraiment top. Quant on est arrivés, notre table n'était pas prête, le patron s'est confondu en excuses et nous a offert un verre pour patienter, le service et l'accueil étaient donc sympa et plutôt pro. Le décor est chouette aussi, dans le genre un peu brasserie chic. Côté prix, pas loin des prix parisiens, mais aucun regret! Si ce n'est de ne pas avoir eu assez faim pour goûter aux desserts...

Et là, cher lecteur, tu peux saisir dans cette photo toute l'intensité dramatique de la scène, la fébrilité dans la main droite d'Alex, qui à cet instant précis arbore une moue concentrée, se trémousse sur sa chaise, voit la sueur perler sur son front subissant avec courage l'attente imposée par la copine relou qui veut juste "prendre une photo pour son blog avant que ça ne ressemble plus à rien".
Avec Julie, on s'est dit "non mais c'est quoi ces énoooormes morceaux de poissons, le céviché, c'est bon quand c'est taillé fin!", deux minutes après, on avait radicalement changé d'avis (et nettoyé le plat).

 Adresse et contact sur leur site web, pensez à réserver, l'adresse est courue.


Hamdi Restaurant, le classique touristique avec vue


A la carte, du très traditionnel à prix plutôt touristiques, dans l'assiette une grande variété de kebabs plutôt réussis, sans être inoubliables. Le service est efficace point barre. Le vrai bon point, c'est la vue imprenable sur le Bosphore. Peut-être qu'on n'a pas bien cherché, mais on a eu l'impression que les stambouliotes n'étaient pas très terrasses, donc on a plutôt cherché du côté des rooftops, dans le genre, celui-ci est à retenir.

Mon kebab préféré, celui à l'aubergine! En même temps, vous connaissez un truc à l'aubergine qui n'est pas bon?

Sinon y'a la version yaourt, c'est bien aussi le yaourt
 Adresse et contact sur leur site web, là aussi, mieux vaut réserver. Attention, certains kebabs ne sont plus servis après 15h.


Yemek Evi , coup de coeur bobo


On ne pensait pas tomber sur ce genre de resto à Istanbul. Une déco léchée, un côté brocante chic, une grande table comme à la maison, pour un peu on se croirait dans la dernière adresse branchée du Marais. Notre première impression était la bonne, le défilé de plat qui a suivi nous a convaincu. J'ai adoré le côté on prend plein de plats et on partage. Tout était frais, coloré, 100% maison. Pour une fois il y avait beaucoup de légumes, rien de gras, un pur bonheur! Cerise sur le gâteau, la patronne était adorable et de mémoire, on en a eu pour pas grand chose. 

c'est pas mimi tout plein comme endroit?
Dans les étagères, des objets chinés que l'on peut acheter, youpi une BROCANTE!!!!
Des poivrons et des aubergines farcies, un très bon curry de légume, des haricots sautés à la tomate et un très bon taboulé d'orge perlé à la betterave, autant vous dire que tout le monde a fini ses légumes...
 Kuloglu Mahallesi, Faik Pasa Yokusu No:6 Cukurcuma | Taksim, Istanbul 34437, Turquie

mardi 27 mai 2014

Best of Istanbul part1 : kebab, café, baklava et cie...

Depuis 3 ans, on a un chouette petit groupe avec qui on fait des voyages sympas. Après New York, Lisbonne, et Berlin, on a opté pour Istanbul. Pour la première fois, personne n'avait eu le temps d'ouvrir un guide et personne ne connaissait la ville. Mais c'est pas bien grave parce qu'on a tous les mêmes envies : balades, bouffe, fiesta. Sauf que pour la première fois, on a eu le même avis : gros coup de coeur pour cette ville!

Je vais pas vous raconter les mosquées, les rives du Bosphore, le palais de Topkapi, le grand Bazar, Sainte Sophie, le quartier de Galata, tout ça tout ça, sinon ce serait plus un blog de bouffe. Voici donc deux-trois trucs à savoir sur Istanbul (et qu'on ne vous dira pas dans les guides) :

Ceci n'est pas un kebab 

Cassons le mythe tout de suite : le kebab, ce n'est pas un pain rempli de viande grasse légèrement épicée, de crudités, le tout recouvert de sauce (blanche, américaine ou autre hérésie de l'industrie agro-alimentaire). Erreur grossière, le kebab en Turquie (donc dans son pays d'origine) désigne au sens large une assiette composée généralement de viande, de riz, de tomates et d'aubergines. Après y'a des variantes et des subtilités, mais dans l'esprit, ça reste ça. Pas de sauce, pas de version à emporter dans du pain, nada.

Donc ça c'est un kebab (ou kebap, ça dépend des prononciations)
Et ça c'est juste pour faire marrer les touristes (un peu comme les sex-shops à Pigalle)

Le café turc, c'est pas une blague


Comme dirait mon pote Alex, y'a autant à boire qu'à manger dans c'truc! Il a pas tort, le café turc, c'est du café mais avec beaucoup beaucoup de marc. Ca paraît pas bon comme ça mais en fait c'est plutôt pas mal. Après, une fois qu'on y a goûté, on comprend pourquoi on vous sert toujours un verre d'eau avec...
Les tasses sont presque les mêmes partout, je sais pas si il existe un Pudong local de la tasse à café mais j'ai des soupçons...

Les Türkish delights, ce mensonge marketing

Les pâtisseries, les loukoums, je ne vous apprendrais rien, c'est pas light du tout. Du sucre, des fruits secs, le tout frit dans le miel...Mais là où y'a pas de mensonge sur la marchandise, c'est que c'est vraiment bon. Perso j'ai un énorme faible pour les loukoums à la rose (mon côté fleur bleue) et pour les baklava. 
Charlie et la chocolaterie turque

La Türkish street food, ça envoie du lourd  

La street food, Dieu merci, c'est pas qu'à New York et en Asie. A Istanbul, il y a tout plein de petits stands ambulants : du jus d'orange et de grenade, des genres de bagels locaux au nutos ou à la vache kiri, des chourros même en version noix/pistaches et plus marrant des concombres, qu'on épluche et qu'on saupoudre de sel, c'est tout con, mais fallait y penser!

Le concombre juste comme ça, parfait pour la gueule de bois!

Et puis en vrac...


  • Le raki (alcool local à base d'anis), c'est bien meilleur que le pastis! A goûter sans modération!
  • Il y a un Shake Shack à Istanbul, moins bon que celui de NY mais meilleur que celui de Londres. Parce qu'un bon burger, entre deux kebabs et trois houmous, ça n'a pas de prix.
  • Il y a des boîtes de nuit où passer "Le renard et la belette" de Manau est un moyen d'honorer le français en goguette. Un moment j'ai même cru qu'ils allaient nous passer "Mon amant de Saint Jean". Comme quoi, on n'a pas encore réussi à saouler la planète entière avec "Get Lucky".
  • Se faire masser dans un hammam, c'est hyper sympa mais c'est pas sans risques, au début j'ai cru que mon pote Alex était une chochotte, mais quand il a enlevé son t-shirt, faut avouer qu'il avait plus l'air de sortir d'une prison soviétique que d'un lieu de détente. 
  • On a croisé quelques très belles tunisiennes...Les mecs, deux choses à savoir : on ne drague pas les filles accompagnées (sous peine de problèmes très rapides) et ces demoiselles sont plus Instagram que Facebook, prévoyez le coup, ce sera plus simple pour garder le contact.
  • Le statut de la femme...comment dire. J'ai pas mal voyagé mais c'est la première fois qu'on demande en toute décontraction aux mecs que j'accompagne si je suis leur secrétaire.
  • Sinon dans les sujets plus légers, mieux vaut éviter de vomir dans un taxi, il vous en coûterait une cinquantaine d'euros, à bon entendeur!